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mardi 28 juin 2011

Trafic d'êtres humains en Algérie

Dna-Dernières nouvelles d'AlgerieTrafic d'êtres humains en Algérie : Ce que dit réellement le rapport du Département d’Etat américain


L’Algérie fait partie des pays à surveiller pour le trafic d'êtres humains, selon la dernière édition, publiée lundi 27 juin, d'un rapport annuel du Département d’Etat américain. 184 pays sont passés en revue dans le rapport américain. DNA a consulté le rapport et a traduit à ces lecteurs les passages consacrés à l’Algérie. Celle-ci fait partie de 23 Etats considérés comme «n'atteignant pas le niveau minimum» de protection contre la traite des personnes et «ne faisant pas d'efforts importants».


Le « Rapport mondial sur le trafic des personnes » recense les cas de prostitution forcée touchant des 
femmes, des enfants, l’esclavage humain, l’exploitation des travailleurs ainsi que le travail forcés des enfants.
Le gouvernement algérien ne se conforme pas pleinement aux normes minimales pour l'élimination de la traite et ne fait pas d’efforts significatifs dans ce sens, indique le rapport.
« Le gouvernement n'a fait aucun effort visible pour faire appliquer la loi de 2009 contre la traite Il a également refusé d'identifier et de protéger les victimes de trafic et a continué à à ne pas prendre des mesures pour protéger les victimes et prévenir la traite », souligne le document.
Le Rapport d’Etat
L’Algérie est une terre de transit et à un degré moindre une destination pour des hommes, des femmes et des enfants qui se trouvent obligés de verser dans le travail forcé et le trafic de sexe
Plus communément, les homes et femmes en provenance de la région du Sahel rentrent en Algérie de manière volontaire, mais illégalement souvent grâce à l’aide des contrebandiers avec pour objectif de se rendre en Europe.
Certaines de ces femmes sont forcées à se prostituer. Des réseaux criminels qui s’étendent parfois à l’Afrique subsaharienne et à l’Europe sont impliques tant dans la contrebande que dans le trafic des humains. Les chefs des « villages » africains habités par des non algériens sont parmi ceux qui sont responsables de la prostitution des femmes.
Et à un degré moindre, des hommes en provenance du Sahel, surtout le Mali, sont forcés à devenir des « boys » ; on confisque leurs documents de voyage pour profiter de cette force de travail. Quelques femmes algériennes sont également forcées à la prostitution.
Des groupes de la société civile estiment que plus l’Europe fermera ses frontières, plus l’Algérie deviendra une destination pour zone de trafic migratoire illégale
Recommandations pour l'Algérie : mettre en œuvre activement une loi une anti-traite en formant des fonctionnaires judiciaires, enquêter sur les infractions potentielles et poursuivre les délinquants présumés, et établir structures juridiques nécessaires, établir les moyens d'identifier les victimes de traite parmi les migrants illégaux ; s'assurer que victimes des trafic bénéficient d’ une assistance nécessaire, comme le logement, l'aide médicale, psychologique et juridique, s'assurer que les victimes ne sont pas punies pour des actes illégaux commis du fait direct de la traite ; établir des partenariats avec les organisations internationales compétentes et des ONG des pays à la source pour assurer le rapatriement volontaire et sûr pour les victimes de la traite, et entreprendre une campagne pour sensibiliser le public à la traite, notamment sur les différences entre le trafic d'êtres humains et la contrebande.
Protection : le gouvernement de l'Algérie n'a fait aucun progrès perceptible pour protéger les victimes de la traite au cours de la dernière année. Il n'a pas démontré le développement ou l'utilisation de procédures systématiques pour l'identification des victimes de la traite des populations vulnérables, comme les femmes étrangères arrêtées pour prostitution ou les émigrants sans papiers.
Des ONG ont signalé que certaines victimes de la traite ont été emprisonnées pour des actes illégaux commis en raison de leur statut de victimes- notamment pour prostitution ou pour séjour illégal. Des émigrants expulsés, dont certains peuvent pouvaient être des victimes de la traite, ont reçu un litre de lait et un peu de pain et ont été transportés aux frontières du désert avec le Mali et le Niger,- parfois ils ont été reçus par des fonctionnaires d'autres pays.
Des ONG ont indiqué que dans certains cas, les émigrants sont morts dans le désert saharien. Le gouvernement n'a pas fourni de victimes étrangères des protections légales avant leur renvoi vers des pays où ils ont subi des représailles ou fait face à des difficultés.
Le gouvernement n'a pas fourni une assistance ou des services juridiques aux victimes, pas plus qu'elle n'a dirigé les victimes vers d'autres prestataires de services. Il y avait pas de lieux de refuge mis à leur disposition par le gouvernement et des groupes de la société civile ont été empêché de fournir des refuges parce qu’ils seraient pénalisés pour avoir hébergé des émigrants en situation irrégulière.
Les dispensaires gérés par le gouvernement continuent d'être disponibles pour les victimes de la traite, et certaines victimes utilisent ces services. Toutefois, un certain nombre de victimes ne sont pas au courant de leur existence, soit ont refusé de les utiliser de peur d’être expulsées l'expulsion. Il n’existe pas de programme officiel pour encourager les victimes de la traite à témoigner contre les délinquants.
Poursuites : Le gouvernement algérien n’a fait aucun effort pour répondre à la  traite des êtres humains par le biais d'enquêtes, de poursuites, ou condamnations au cours de la période citée. L’Algérie interdit toutes les formes de trafic en vertu de l'article 5 de son code pénal code, promulgué en mars 2009.
Les peines prévues vont de trois à 10 ans d'emprisonnement,
qui peuvent aller à  20 ans d'emprisonnement en cas de circonstances aggravantes. Ces peines sont assez sévères et proportionnelles à celles prévues par la législation algérienne pour d'autres crimes graves, tel que le viol.
Le gouvernement n'a pas fait état d'enquêtes ou de poursuites judiciaires visant des délits liés à ce trafic, ou de condamnations d’éventuels trafiquants au cours de l'année.
Certains chefs de villages africains ont des liens étroits avec la police algérienne, et une ONG a noté que certains policiers ont libérés des femmes émigrantes arrêtées pour prostitution et trafic de sexe en le remettant à leurs souteneurs.
Des articles de journaux ont indiqué au mois d’octobre qu'une nouvelle brigade de la police nationale a été établie dans le sud Algérie spécifiquement dédiée à la lutte contre la traite des personnes, mais cette information n’a pas été confirmé et les responsables gouvernementaux n'étaient pas au courant de son existence (…) Le gouvernement n'a pas accepté une offre de formation contre la traite de la part d'un gouvernement étranger.


ALGERIE:Trafic d'êtres humains et la liste noire americane


TSA - Tout sur l'AlgérieTrafic d'êtres humains : l’Algérie pour la première fois dans la « liste noire » américaine
L’Algérie fait son entrée dans la « liste noire » américaine des pays à surveiller pour trafic d’êtres humains, selon le dernier rapport du Département d’État américain publié ce lundi 27 juin. Le rapport dénonce le manque d’efficacité et d’engagement de la part d’Alger en matière de lutte contre le trafic d’hommes et le travail forcé. « Le gouvernement algérien ne respecte pas les normes minimales requises pour éliminer le trafic d’humains et aucun effort significatif n’a été fait dans ce domaine », peut-on lire dans le document du Département d’État.

Washington accuse le gouvernement algérien d’avoir échoué à protéger les victimes de ce trafic et de ne pas avoir adopté les mesures adéquates visant à endiguer le problème. Le document poursuit : « le gouvernement n’a ni enquêté, ni poursuivi en justice la moindre infraction concernant la traite des êtres humains, ni même condamné un seul contrevenant durant cette année (2010) ».

L’Algérie, considérée comme étant une zone de transit pour les immigrés venant d’Afrique subsaharienne et à destination d’Europe, est suspectée de travail forcé et de prostitution forcée à l’encontre des migrants. Le document cite des cas d’abus sexuels sur des femmes étrangères venant d’Afrique subsaharienne, dans la localité de Tamanrasset, notamment. Certains hommes, originaires du Mali dans la plupart des cas, ont également été forcés à effectuer des travaux domestiques tandis que leurs « propriétaires » leur confisquaient leurs documents d’identité afin de les forcer à travailler.

D’après le rapport, des femmes algériennes ont été aussi forcées à se prostituer.Washington déplore qu’aucune protection, ni assistance ne soit fournie pour venir en aide aux victimes. D’après les ONG ayant collaboré à la rédaction du rapport, « certaines victimes ont été emprisonnées en raison d’infractions à la loi résultant de leur condition en tant que victimes, telles que la prostitution ou l’absence de documents d’immigration ». Certains migrants en instance d’expulsion ont été abandonnés dans le désert du Sahara avant de décéder, d’après les ONG citées dans le document.

Selon les groupes de la société civile, depuis que l’Europe a renforcé sa politique des frontières, l’Algérie est devenue une destination pour l’immigration illégale et le trafic d’êtres humains. D’après la secrétaire d’État américaine Hillary Clinton,  « 27 millions d’hommes, de femmes et d’enfants » sont exploités dans le monde à ce jour dont la plupart sont « des femmes et des filles ». Le rapport souligne que la lutte contre le trafic d’êtres d’humains et l’esclavage moderne a perdu du terrain. Le nombre de pays ne respectant pas les normes internationales de lutte contre le trafic d’êtres humains a presque doublé, s’élevant désormais à 23 pays. Les plus mauvais élèves sont, entre autres, la République du Congo, la Corée du Nord, l’Arabie Saoudite et l’Iran. Au total, 41 pays sont placés sur la « watch list » de Washington, dont 23 qui font leur entrée dans ce sombre classement, parmi lesquels l’Algérie.

lundi 27 juin 2011


TSA - Tout sur l'Algérie
www.tsa-algerie.com

Alors que le gouvernement multiplie subventions et hausses des salaires
L’économie nationale de nouveau menacée par une chute des prix du pétrole
Les prix du pétrole continuent de baisser sur les marchés financiers. Le baril de Brent de la Mer du Nord pour livraison en août s'échangeait à 104,09 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres hier, perdant 1,03 dollar par rapport à la clôture de vendredi. Dans les échanges électroniques du New York Mercantile Exchange, le baril de « light sweet crude » pour livraison en août, reculait de 53 cents à 90,63 dollars. Certains analystes prévoient même que ce dernier pourrait tomber à 76 dollars dans les prochains jours (voir le graphe).

Cette tendance baissière s'explique par la décision de l'Agence internationale de l'énergie (AIE), qui rassemble de nombreux pays industrialisés – notamment les États‑Unis, le Japon et l'Allemagne –, de puiser dans ses réserves stratégiques de pétrole. Mais aussi par la crise économique mondiale qui s’annonce : les difficultés en Europe à cause de la crise en Grèce et le ralentissement aux États‑Unis et en Chine notamment.

Quelles sont les conséquences pour l'Algérie de cette baisse des prix du pétrole ? L'économie algérienne est totalement dépendante des revenus tirés des hydrocarbures, première source de richesse du pays. Les hydrocarbures ont ainsi rapporté plus de 55 milliards de dollars à l'Algérie en 2010. A priori, cette situation sur les marchés du brut ne devrait pas avoir d'impact dramatique immédiat sur les finances du pays. Le budget de la Loi de finance complémentaire 2011 a en effet établi à partir d'un prix du pétrole fixé à 37 dollars le baril. Même à 76 dollars, on est encore loin du seuil critique.

Cependant, s'arrêter à cette constatation, ce serait ignorer les conséquences à moyen terme. En effet, depuis le début de l'année, le gouvernement, en proie à une contestation sociale massive, a engagé de nombreuses dépenses. Augmentations de salaires dans l'administration et les entreprises publiques, subventions pour les biens alimentaires de base, la loi de finances complémentaire 2011 a vu les dépenses publiques augmenter de 25 % et le déficit budgétaire s’établir à 33,9 % du PIB. Cela représente plus de 1600 milliards de dinars de dépenses supplémentaires, soit 23,8 milliards de dollars, c'est‑à‑dire la moitié des revenus des hydrocarbures de 2010.

Si, dans l'immédiat, cela ne devrait pas fragiliser la situation financière du pays, qui dispose également de près de 160 milliards de dollars de réserves de change, la question se pose au sujet de la capacité de l'État à maintenir ce niveau de dépense avec une baisse importante du prix du pétrole. Car si les revenus baissent, ces dépenses nouvelles vont se maintenir. D'autant que la plupart de ces dépenses – même si elles sont légitimes –  ne répondent pas directement à une stratégie économique de développement des entreprises et de l'emploi. Ce sont donc des dépenses sèches et non des investissements pour l'avenir qui pourraient créer de la richesse et permettre d’équilibrer les comptes de l’État
.
En cas d'accident sur les marchés du pétrole, l'Algérie n'a toujours pas de plan B et le gouvernement pourrait donc être contraint de serrer un peu plus la ceinture. Au risque de réveiller la colère sociale toujours latente. Il y a aussi le risque de voir se rééditer le scénario de qui a prévalu entre 2008 et 2010. Le gouvernement, pour rééquilibrer la balance commerciale, avait pris une série de mesures économiques et fiscales. Contenues dans les lois de finances complémentaires (LFC), elles ont eu des effets néfastes sur l’investissement étranger et l’économie nationale.

algerie un paye de pétrole


Logo ElWatanLe pétrole dope la valeur des exportations

A la faveur de la bonne tenue des cours pétroliers mondiaux, la balance commerciale de l’Algérie a enregistré, durant les cinq premiers mois de l’exercice en cours, un excédent évalué à 10,39 milliards de dollars, contre 8,20 milliards, durant la même période de l’exercice précédent, selon les chiffres de la direction
des Douanes, repris hier par l’APS.

Ainsi, la valeur des exportations de l’Algérie a marqué, durant la période considérée, une hausse de17,42% par rapport aux cinq premiers mois de l’année écoulée, passant ainsi de 25,09 milliards de dollars à 29,46 milliards de dollars, selon la même source. Sans surprise aucune, l’amélioration du solde positif de la balance commerciale de l’Algérie, comme le précisent d’ailleurs les services des Douanes, est induite par le fait essentiel de l’évolution favorable des prix du pétrole durant les premiers mois de l’exercice en cours. La valeur des exportations des hydrocarbures, qui représentent quelque 97,19% des exportations algériennes, soit 28,64 milliards de dollars durant les cinq premiers mois de 2011, a ainsi augmenté de 17%, grâce à la bonne tenue des cours pétroliers.
En revanche, les exportations hors hydrocarbures, confirment encore les services des Douanes, restent toujours marginales, soit un montant d’à peine 829 millions de dollars, représentant une faible prépondérance de 2,8% des exportations globales de l’Algérie. Les groupes «demi-produits», «produits bruts» et «alimentation» constituent, selon la même institution, le gros des exportations algériennes hors hydrocarbures. Au même moment, la facture d’importation continue d’enfler,  atteignant, pour la période en question, un montant de 19,08 milliards de dollars, contre 16,89 milliards de dollars durant les cinq premiers mois de 2010, soit une augmentation de 12,90%. Ceci laisse présager une facture globale qui risque de dépasser le seuil alarmant des 40 milliards de dollars d’ici à la fin de l’exercice en cours.
Qui plus est, les groupes de la structure des importations de l’Algérie qui ont enregistré des hausses relativement importantes, comme le soulignent les Douanes, sont ceux de l’alimentation qui a totalisé 3,89 milliards de dollars, ainsi que les biens d’équipements agricoles, les biens de consommation non  alimentaires et les produits bruts. Somme toute, durant les cinq premiers mois de 2011, la balance commerciale de l’Algérie confirme sa tendance de ces quelques dernières années, avec notamment des excédents en hausse grâce au pétrole, une facture d’importation qui ne cesse de grossir et des exportations hors hydrocarbures qui restent quasiment négligeables.

dimanche 26 juin 2011

ALGERIE: La facture alimentaire explose

le Quotidien d Oran
www.lequotidien-oran.com/

Selon les douanes: La facture alimentaire explose

Les importations algériennes de produits alimentaires ont explosé en mai avec une hausse de près de 102%, la plus «importante» des cinq premiers mois de l’année 2011, selon des statistiques sur le commerce extérieur des douanes.


Sur une année, les importations de produits alimentaires ont pratiquement franchi un seuil important : elles se sont établies en mai 2011 à 824 millions de dollars contre 408 millions de dollars en mai 2010, soit une hausse de 101,96%.
En fait, ce sont les achats à l’international des céréales qui ont plombé la facture des importations de produits alimentaires, la hausse s’étant établie à plus de 244% en une année. La part des céréales dans la structure dans les produits alimentaires importés est de près de 48%.
Cette augmentation s’explique par «une hausse en volume de près de 90% des produits alimentaires en général et le reste par la hausse des prix sur les marchés internationaux », selon les douanes. Les principaux produits du groupe des produits alimentaires ont enregistré des hausses dont la plus importante est celle des céréales, semoules et farine (244,64%), passant de 113,49 millions de dollars en mai 2010 à 391,13 millions de dollars la même période en 2011.
La facture des achats de produits céréaliers, notamment l’orge et le blé dur, a bondi à trois chiffres du fait des importantes commandes de l’OAIC entre janvier et mars derniers, au moment où les prix à l’international étaient entre 350 et 400 dollars/tonne. Durant cette période, l’Office a passé commande d’au moins un million de tonnes de céréales en plusieurs lots, livrables entre mars et mai.

Il y a également la mesure du gouvernement, prise en mai dernier, de supprimer la taxe sur les produits céréaliers importés. Un trader sur le marché européen a estimé que l’Office pouvait ainsi avoir acheté jusqu’à 750.000 tonnes de blé meunier pour alimenter les minoteries et éviter une pénurie. Juste après les émeutes de janvier. Ce volume élevé, dont les embarquements étaient prévus en mars et avril, s’ajoute aux 350.000 tonnes déjà contractées au début du mois de janvier.
Selon les sources, l’Algérie aurait payé le blé entre 360 et 365 dollars/tonne, coût et fret. Même les importations des sucres et sucreries ont également explosé à 208,87%, passant de 22,77 millions de dollars à 70,33 millions de dollars. Sur le même sillage, les laits et produits laitiers ont connu la même tendance haussière avec une facture qui est passée entre mai 2010 et mai 2011 de 80,21 millions de dollars à 104,40 millions de dollars (+30,16%).
Les importations des viandes ont aussi augmenté de 15,28%, la facture étant passée de 11,78 millions de dollars en mai 2010 à 13,58 millions de dollars en mai 2011. Par ailleurs, d’autres produits agro-alimentaires ont enregistré des hausses mais de moindre ampleur. Il s’agit des café et thé et légumes secs avec respectivement +8,72% (24,81 millions USD) et +3,05% (17,57 millions USD).
En dépit des freins mis en place par le gouvernement pour en limiter l’ampleur, les importations algériennes continuent de gonfler : elles ont augmenté de 19,39% au mois de mai 2011 par rapport à la même période en 2010, passant à 4,07 milliards de dollars contre 3,41 milliards de dollars en mai 2010.

samedi 25 juin 2011

algerie Paix sociale


 algerie Paix sociale

Paix sociale,Les limites d’une politique

Les pouvoirs publics sont tombés dans le dilemme de poursuivre l’achat de cette paix ou bien mettre des limites et s’attendre à une riposte. Dans ce cadre, on peut prendre le cas des enseignants contractuels, le gouvernement a fait une concession en décidant de permaniser 19 000 d’entre eux alors qu’ils sont 30 000 à réclamer ce recrutement ; donc, ces derniers se posent la question pourquoi régler la situation des uns et pas des autres ? Pour le ministre de l’Education nationale, Boubekeur Benbouzid, le gouvernement a réagi à une situation «exceptionnelle» et il n’est pas question de s’attendre à ce que cela soit une règle.
Dans une session consacrée aux questions orales au niveau de l’Assemblée populaire nationale et à une interrogation du député Abdelkader Chedad (FLN) au sujet de l’insertion des enseignants contractuels, le ministre a souligné que le recrutement des enseignants dans le secteur de l’Education obéit à des normes et des lois bien définies et applicables à tous les secteurs. Pour le représentant du gouvernement, ce dernier a décidé, à titre exceptionnel, l’insertion de manière définitive de l’ensemble des enseignants contractuels parmi ceux titularisés dans le cadre des lois. Dans ce contexte, le nombre d’enseignants contractuels est estimé à 30 000 alors que son secteur avait demandé le recrutement de 19 000 enseignants seulement, ce qui a nécessité l’installation d’une commission conjointe (Fonction publique et ministère des Finances) pour examiner les modalités de titulariser ce nombre important d’enseignants pour la prochaine rentrée scolaire 2011-2012. A ce propos, il a appelé à réunir toutes les conditions nécessaires au recrutement de l’enseignant contractuel qui doit essentiellement être titulaire d’une licence dans la spécialité demandée. Selon M. Benbouzid, il est impossible de recruter plus de 30 000 enseignants, ajoutant qu’«il ne s’agit nullement d’un problème de postes budgétaires», mais que le secteur de l’Education aura atteint «un degré de saturation». Par ailleurs, le ministre a précisé que les parties concernées prévoyaient que le nombre d’analphabètes en Algérie sera réduit de 1 200 000 personnes, soit à 19,4 %. Il s’agit d’une «stratégie qui a pour principal objectif l’éradication du phénomène de l’analphabétisme d’ici à 2015» a-t-il ajouté. D’après le premier responsable de l’Education, l’analphabétisme touchait beaucoup plus les femmes que les hommes, notamment en milieu rural, rappelant que son secteur a permis la scolarisation de plus de 98,5 % d’enfants âgés de moins de 16 ans. Dans ce cadre, il a annoncé que son département lancera, dès la prochaine rentrée scolaire, les écoles et cantines itinérantes dans le sud du pays et les régions éloignées, comme première étape pour la scolarisation de tous les enfants d’Algérie. Il est à souligner qu’en dehors de cas des contractuels, des spécialistes relèvent les risques d’augmentation des dépenses publiques relatives aux subventions et augmentations des salaires. Des risques qui portent notamment sur l’inflation et l’augmentation du taux des importations qui sont déjà une réalité. Par ailleurs, des observateurs affirment que l’ouverture d’une fenêtre pour des concessions afin d’acheter la paix sociale n’est pas facile à fermer et difficile aussi de durer dans le temps bien que l’Algérie soit à l’aise financièrement grâce aux ressources des hydrocarbures.

vendredi 24 juin 2011

la France comme l algerie des tricheurs au bac

Accueil
www.rue89.com
je suis un tricheur et alore!
J'ai eu mon bac mention triche, coût : 20 000 francs

Dix ans après, un tricheur au bac a raconté à Rue89 comment il s'est procuré les sujets du bac. Quand il ouvre la porte de son appartement à Neuilly-sur-Seine, il arbore un large sourire. La trentaine athlétique, baskets derniers cris aux pieds et polo orange vif sur le dos, Victor (tous les prénoms de l'article ont été modifiés) est aujourd'hui à la tête d'une boite de nuit parisienne. Et il en a l'allure.
En 2000, il était élève en terminale S à Neuilly. Quelques mois avant le bac, Mathieu, un ami, l'accoste à « la récré du matin » :
« J'étais avec Benoit, le troisième de notre bande. Il nous a demandé de nous mettre à l'écart. Il nous a dit : “J'ai un plan, je peux avoir les sujets du bac, pour 10 000 francs le sujet.” Au début, je ne l'ai pas cru, et puis je me suis dit que financièrement, c'était impossible. »
Les doutes s'estompent rapidement. Mathieu lui assure que les sujets fuitent tous les ans, et que ce sont les bons :
« On a proposé aux élèves les plus riches du bahut, ceux dont on savait que leurs parents seraient prêts à payer. Les miens m'auraient tué !
On leur a fait croire que c'était 20 000 francs le sujet, ils ont dit oui. Leurs parents ont payé. On leur a dit qu'on avait payé une part alors qu'ils finançaient tout. »

Les sujets transitent par un commerçant en vue de l'Ouest parisien

Le mercredi soir, la veille de l'épreuve d'histoire, Mathieu a rendez-vous au métro La Muette dans le XVIe à 21 heures. Leur source, un commerçant en vue de l'ouest parisien. Il récupère les sujets de mathématiques, biologie, physique et histoire.
Victor explique la filière :
« Il y a une fuite à l'académie de Paris Versailles. Tous les ans, une personne revendait les sujets à ce commerçant, qui les revend à des lycéens de Neuilly. Le hic, c'est qu'on a eu les sujets la veille des épreuves [l'académie est le dernier maillon dans la transmission des sujets, ndlr]. Pour les maths, c'est bien mais pour l'histoire c'est plus compliqué ! »
La suite de la soirée a tout d'un scénario de film. Mathieu saute dans un taxi rejoindre Victor chez ses parents. Victor fait les photocopies, les autres de la bande passent en bas de l'immeuble, certains accompagnés de leurs parents, échangent liasses de billets contre sujets.
« Mes parents m'ont demandé : mais qu'est ce que tu trafiques la veille du bac à monter et descendre comme ça, à faire des photocopies ? J'ai répondu qu'on s'échangeait des fiches de révision et des annales. »
Le lendemain, assis à sa table en attendant qu'on lui distribue le sujet, Victor fait moins le malin :
« Je n'arrêtais pas de me dire : et si on s'était fait arnaquer ? Mais quand j'ai vu la copie identique, j'avais une de ces bananes ! On s'échangeait des regards complices, ça nous faisait marrer. »

Victor obtient son bac… au rattrapage

A chaque épreuve, la même bonne surprise : le sujet acheté tombe. Ce qui n'empêchera pas Victor de décrocher son bac au rattrapage. Un seul des trois a mention bien. Sa compagne, venue nous rejoindre sur la terrasse soigneusement fleurie de leur appartement, se marre :
« Je veux l'écouter raconter ses exploits ! Ils en parlent encore tous les trois, ils en rient. J'ai eu droit à l'histoire un nombre incalculable de fois. »
Aujourd'hui, Mathieu travaille dans un palace en Chine. Benoit, « l'intello du groupe » qui a eu la mention, vit entre Paris et Londres, haut placé dans une banque d'affaire. Les six pigeons sont devenus soit avocats d'affaire, soit financiers.
« Je n'ai jamais eu de remords. Les risques, je n'y ai jamais pensé. D'ailleurs, je ne sais pas ce qui pourrait se passer si cette affaire éclate. J'ai fait mes preuves par la suite, je suis à la tête de mon entreprise, j'ai toujours travaillé. Mais quand j'y pense, ça me fait toujours marrer. »