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lundi 24 octobre 2011






Libye: Le cnt veut appliquer la chariâaLes nouvelles autorités libyennes, qui ont fêté dimanche la libération totale du pays du régime autoritaire de Kadhafi, doivent annoncer dans les prochaines semaines la formation d’un gouvernement «intérimaire», alors que la proclamation de la Chariâa comme fondement de la législation par le n°1 du CNT a fait «vaciller», hier lundi, quelques capitales «amies». Selon le président du Conseil national de transition (CNT), Mustapha Abdeljalil, un gouvernement de transition sera installé «d’ici deux semaines ».

«Nous avons commencé les discussions (sur la formation d’un gouvernement) et cette question ne prendra pas un mois mais sera terminée d’ici deux semaines», a-t-il indiqué au cours d’une conférence de presse.
Selon la feuille de route du CNT, publiée fin août dernier, le pouvoir sera remis à une assemblée élue dans un délai de huit mois maximum et l’adoption d’une nouvelle Constitution. Pour autant, le nouveau sujet chaud de l’actualité libyenne est cette déclaration du président du CNT qui a affirmé que la législation du pays serait fondée sur la Chariâa (loi islamique).
«En tant que pays islamique nous avons adopté la Chariâa comme loi essentielle et toute loi qui violerait la Chariâa est légalement nulle et non avenue», a indiqué M. Abdeljalil devant des dizaines de milliers de personnes réunies lors de la cérémonie de proclamation de la «libération» du pays. Une déclaration qui a suscité un certain étonnement, si ce n’est un émoi non dissimulé dans plusieurs capitales européennes.

L’Union européenne a appelé, hier lundi, les nouvelles autorités libyennes à «respecter les droits de l’Homme et les principes démocratiques», en réaction à l’annonce de l’introduction de la Chariâa dans le pays. «Nous attendons de la nouvelle Libye qu’elle soit fondée sur le respect des droits de l’Homme et des principes démocratiques », a déclaré la porte-parole Maja Kocijancic, de la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton.
La Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) a également manifesté son inquiétude, sur les «menaces de régression » en Libye, et a appelé les Libyens à faire preuve de «vigilance», a déclaré lundi sa présidente.

«Incontestablement cela m’inspire une inquiétude à l’égard de ce qu’il faut appeler clairement des menaces de régression (…). Les Libyens et les Libyennes doivent faire preuve de vigilance. Il n’y a pas eu des milliers de morts pour qu’aujourd’hui, il y ait un retour en arrière à l’iranienne», a déclaré Souhayr Belhassen.
VOLTE-FACE D’ABDELDJALIL
La réaction de M. Abdeldjalil sera immédiate, indiquant que les Libyens étaient des «musulmans modérés», dans un geste qui veut rassurer la Communauté internationale, inquiète soudain de la probable émergence d’un Etat théocratique au Maghreb. «Je voudrais que la Communauté internationale soit assurée du fait qu’en tant que Libyens, nous sommes musulmans, mais musulmans modérés», précise le Président du CNT.
«En tant que musulmans, nous respectons les règles de l’Islam. Elles ne représentent aucun danger pour quelque parti politique ou faction que ce soit», a-t-il insisté.
Il a répété que la Chariâa devait être la source de la législation mais précisé que cela ne voulait pas dire que les lois en vigueur seraient sommairement abrogées. «Ma référence hier (à la Chariâa) ne signifie pas l’amendement ou l’abrogation d’une quelconque loi», a-t-il expliqué
«Lorsque j’ai cité comme exemple la loi régissant le mariage et le divorce, j’ai juste voulu donner un exemple (de lois allant à l’encontre de la Chariâa), car la loi (actuelle) n’autorisera la polygamie que dans certaines conditions. M. Abdeldjalil a également annoncé l’ouverture de banques islamiques en Libye qui, conformément à la loi islamique interdisent de toucher des intérêts.
«Il y a de bonnes intentions derrière la régulation de la loi sur les banques. Nous cherchons en particulier à établir des banques islamiques qui (…) interdiront l’usure dans l’avenir, selon la tradition islamique», a-til indiqué. Par ailleurs, une enquête sur les circonstances de la mort de Mouamar Kadhafi, lynché puis abattu d’une balle dans la tête après sa capture près de Syrte, a été ouverte.
«Pour répondre aux requêtes internationales, nous avons commencé à mettre en place une commission chargée d’enquêter sur les circonstances de la mort de Mouammar Kadhafi dans l’accrochage avec son entourage, au moment de sa capture», a déclaré M. Abdeljalil, lors d’une conférence de presse à Benghazi. Selon lui, tous les Libyens auraient voulu «juger (Kadhafi) pour ce qu’il leur avait fait, des exécutions aux emprisonnements en passant par le gaspillage de la richesse du pays».
KADHAFI MORT PAR BALLES
«Les Libyens libérés voulaient que Kadhafi passe autant de temps que possible en prison et se sente aussi humilié que possible», a-t-il insisté, ajoutant : «ceux qui avaient intérêt à cette mort rapide étaient ceux qui le soutenaient». En fait, l’autopsie effectuée sur le corps de Kadhafi confirme qu’il a été abattu à bout portant d’une balle dans la tête.
Le docteur Othman El-Zentani, qui a autopsié son corps et celui de son fils Mouatassim, ainsi que celui du ministre de la Défense Aboubakr Younès Jaber, est catégorique : ‘’c’était une autopsie standard complète, conforme à toutes les normes scientifiques et de l’Union européenne». «Leurs blessures nous ont indiqué combien de blessures par balles ontils reçues. (…) Nous avons des réponses à toutes les questions», dont celle de savoir si Kadhafi est mort lors de combats ou a été exécuté, a-t-il ajouté.
«Nous parlons de mort par balles pour tous les trois», a précisé le légiste, sans vouloir donner plus de précisions. Selon lui, «le feu vert (pour communiquer sur le sujet) sera donné dans les prochains jours», et «rien ne sera caché». Enfin, des ONG de défense des droits de l’Homme commencent à dénoncer des massacres dans la ville de Syrte, où des dizaines de cadavres violentés ont été trouvés par les humanitaires.

jeudi 4 août 2011

Egypte:Le despote du Nil face aux juges(VIDÉOS)

  Hosni Moubarak dans une grande cage 

L'ancien président égyptien Hosni Moubarak, renversé le 11 février 2011 par la rue après 29 ans de pouvoir sans partage, est arrivé tôt mercredi au Caire où son procès doit s'ouvrir dans la matinée. Hosni Moubarak est le premier chef d'Etat arabe à comparaître en justice depuis le début de la vague de contestation qui a secoué le monde arabe. Ses deux fils sont également présents dans le box. DNA vous propose de suivre en direct le déroulement de ce procès.

10 h 15 : Des heurts éclatent entre supporteurs et opposants à l'ancien président à l'extérieur du tribunal. Des policiers anti-émeutes tentent de ramener le calme. Des journalistes présents sur les lieux indiquent qu'opposants et supporteurs s'affrontent à coups de pierre.
10 h 13 : Hosni Moubarak quitte la salle d'audience sur une civière. Le procès est interrompu momentanément.
10h 05 : Le procès de l'ancien président, diffusé en direct par les télévisions égyptiennes ainsi que par la chaîne Al Jazeera, est suivi par des millions d'Egyptiens.
10 h 00 : Les avocats de la défense demandent le report du procès. Ala, le fils aîné de Hosni Moubarak, habillé en blanc, tient un exemplaire du Coran dans la main.
09h 45 : Des centaines de personnes massées devant le tribunal suivent en direct sur un écran géant le déroulement du procès de Hosni Moubarak et ses deux fils. Plus de 1000 policiers assurent la sécurité autour du bâtiment.
Salle d'audience du tribunal du Caire. La cage en fer à l'intérieur de laquelle sont placés les accusés.
09 h 28 : Habib Al Adli, ancien ministre de l'Intérieur, redouté du temps où Moubarak régnait sans partage, ainsi que six hauts responsables de la police, sont présents dans le box des accusés.
09 h 20 : Hosni Moubarak et ses deux fils, Gamal et Ala, sont arrivés à la salle d’audience. Ils ont été placés derrière une cage en fer. A l’appel du juge, l’ancien président allongé sur une civière a répondu « Présent, votre honneur.. ». Ses deux fils habillés en blanc se tiennent debout à coté de lui.
L'ancien « raïs », âgé de 83 ans, est notamment poursuivi pour homicides avec préméditation dans le cadre de la répression du mouvement de contestation de janvier-février qui a provoqué sa démission et a fait 840 morts selon un bilan officiel. S'il est reconnu coupable, Hosni Moubarak est passible de la peine de mort.
L'ex-président a quitté l'hôpital de Charm el Cheikh, où il est hospitalisé depuis avril, à bord d'un convoi motorisé avant de prendre l'avion en direction de la capitale égyptienne, selon Reuters citant un témoin et un média officiel.
Procès très attendu
Selon la télévision d'Etat, l'avion de l'ancien président s'est posé sur le tarmac d'une base militaire du Caire et Moubarak a été ensuite été transféré jusqu'au tribunal en hélicoptère. Très attendu, le procès se tiendra dans l'enceinte de l'école de police dans la banlieue du Caire et sera retransmis sur un écran installé à l'extérieur du bâtiment.
Des rumeurs sur l'état de santé de Moubarak ont fait planer le doute ces dernières semaines sur la présence de l'ancien chef d'Etat à l'ouverture de son procès. Selon certaines sources, son avocat pourrait toutefois faire valoir auprès du tribunal que Moubarak est trop faible pour assister aux audiences.
Sécurité renforcée
Une grande cage dotée de barreaux a été installée dans la salle d'audience pour accueillir Moubarak mais également l'ancien ministre de l'Intérieur, Habib al Adli, également appelé à comparaître mercredi pour les mêmes charges, et les deux fils d'Hosni Moubarak, Alaa et Gamal, également jugés pour corruption.
Selon la chaîne de télévision Al Djazira, Adli et les deux fils de Moubarak sont arrivés au tribunal.
Sur la place Tahrir, emblème de la « révolution du Nil », la sécurité a été renforcée. Des policiers anti-émeutes et des soldats ont été déployés et des dizaines de camions de police sont garés à proximité.
Tôt mercredi, la police a patrouillé dans les rues près de l'hôpital de Charm el Cheikh, bloquant son accès à un groupe de manifestants rassemblés à proximité en scandant « le peuple veut l'exécution de l'assassin. »
Un petit groupe de partisans de Moubarak se sont rassemblés mercredi près de l'école de police en scandant : « Moubarak, garde la tête haute » et « nous démolirons et incendierons la prison si Hosni Moubarak est condamné. »
Le procès pourrait permettre d'apaiser la colère des Egyptiens, qui ont occupé trois semaines durant en juillet la place Tahrir.
Un procès pour apaiser la colère
Les manifestants demandent au Conseil suprême des forces armées (CSFA), au pouvoir depuis la chute de Moubarak, d'accélérer les réformes politiques et économiques ainsi que les procédures judiciaires à l'encontre des responsables de l'ancien régime.
Hosni Moubarak est le premier chef d'Etat arabe à comparaître en justice depuis le début de la vague de contestation qui a secoué le monde arabe.
Début juillet, l'ancien président tunisien Zine ben Ali avait été condamné par contumace à 15 ans de prison pour possession de drogue et d'armes. Il vit actuellement en exil en Arabie saoudite depuis son renversement par la rue le 14 janvier.




lundi 1 août 2011

Syrie:les développement des contestations contre le régime 2

140 morts en Syrie ce dimanche : « Les chars nous attaquent, les mitrailleuses tirent à l'aveugle» 

Quatre-vingt quinze personnes ont été tuées dans l'attaque de l'armée à Hama, dans le centre de la Syrie, a annoncé Ammar Qourabi, le président de l'Organisation nationale des droits de l'Homme. Selon lui, au total, les attaques de l'armée dans plusieurs villes de Syrie ont fait  121 morts et des dizaines de blessés, dont de nombreux dans un état grave. Des témoignages recueillis par des agences de presse indiquent que les mitrailleuses des militaires tirent à l'aveugle. Selon un dernier bilan fourni par l'AFP le nombre de victimes s'élève à 140 personnes.

« L'armée et les forces de sécurité ont lancé une attaque sur Hama et ouvert le feu sur des civils, faisant 95 morts », a-t-il déclaré, affirmant disposer déjà d'une liste de 62 noms. Par ailleurs, selon M. Qourabi « 19 personnes ont été tuées à Deir Ezzor (est), six autres sont mortes à Harak (sud) et une à Boukamal (est) ».
Un médecin, qui a souhaité préserver son anonymat par crainte de représailles, a fait savoir que la majorité des corps avaient été transportés à Badr, Horani et Hikmeh, les trois hôpitaux de la ville, ajoutant que les poches de sang pour des transfusions venaient à manquer dans ces établissements.
« Les chars nous attaquent en provenance de quatre directions différentes. Leurs mitrailleuses tirent à l'aveugle et les chars détruisent les barricades érigées dans les rues par des habitants », a témoigné ce médecin.
Selon un autre habitant, des tireurs d'élite ont pris position sur les toits de la prison principale de la ville ainsi que sur le siège de la compagnie nationale d'électricité.
140 morts, Obama horrifié.
Le président américain Barack Obama s'est dit dimanche horrifié par l'offensive de l'armée syrienne à Hama qui a fait près de 140 morts et a assuré que Washington continuerait à maintenir le régime de Bachar al-Assad sous pression.
Dans un communiqué, M. Obama a rendu hommage aux manifestants courageux et expliqué que la Syrie serait un endroit meilleur lorsqu'une transition vers la démocratie se mettra en place.
Hama martyrisée en 1982
Située dans le centre du pays, Hama a été le théâtre de certaines des plus grandes manifestations de la contestation qui a débuté à la mi-mars.
C'est aussi une ville-martyre dans l'histoire récente de la Syrie: en 1982, des milliers de personnes y avaient été tuées par l'armée syrienne lors de la répression d'un soulèvement islamiste ordonnée par le père de Bachar al Assad, Hafez. Certaines estimations avancent un bilan de 30.000 morts.
Lancé à la mi-mars dans le sillage des révolutions tunisienne et égyptienne, le mouvement de contestation aurait fait 1.634 morts, selon un récent rapport de l'ONG Avaaz, qui avance également le nombre de 2.918 disparus. Il y aurait eu également plus de 25.000 personnes arrêtées, dont la moitié serait toujours derrière les barreaux.
Défections
Dans le sud du pays, trois civils ont été tués lors d'une attaque de l'armée dans la ville de Hirak, située à 35km au nord-est de Deraa, berceau du mouvement de contestation, rapportent des militants locaux et l'Observatoire syrien pour les droits de l'homme.
Selon l'Observatoire syrien, plus de 100 personnes ont par ailleurs été arrêtées à Mouadamiyah, dans la banlieue de Damas, où un diplomate occidental a vu entrer plusieurs tanks de l'armée.
Dans l'Est, selon des habitants, au moins onze civils ont été tués à Daïr az Zour depuis samedi et le début des bombardements de chars de l'armée syrienne contre cette ville d'environ 130.000 habitants située dans la vallée de l'Euphrate et théâtre de grandes manifestations contre le régime ces dernières semaines.
« Il y a des blindés de l'armée dans les rues mais la plupart des victimes ont été tuées par les (services) de renseignement militaire », a dit à Reuters un habitant.
Selon l'Union de la coordination de la révolution syrienne, une soixantaine de soldats déployés dans la région de Daïr az Zour auraient fait défection et rejoint les rangs de la contestation.
Les habitants auraient constitué de leur côté des comités locaux de défense et érigé des barricades pour tenter de ralentir la progression des blindés à l'intérieur de la ville.
« De nouvelles colonnes de blindés avancent vers Daïr az Zour", rapporte l'Union de coordination dans un communiqué.
L'agence officielle de presse syrienne indique pour sa part que des « groupes armés » opèrent dans Daïr az Zour, bloquant des routes, terrorisant des habitants et attaquant les forces de sécurité. « Un échange de coups de feu s'est produit. Les forces de police ont fait face à ces groupes armés et les traquent toujours », ajoute l'agence.


Syrie:les développement des contestations contre le régime


Syrie: 95 morts lors d'une vaste offensive de l'armée à Hama

Quatre-vingt quinze personnes ont été tuées dimanche et des dizaines d'autres blessées, selon des militants, lors d'une vaste offensive de l'armée à Hama, ville rebelle du centre de la Syrie que le régime tente de soumettre depuis plusieurs semaines.
"L'armée et les forces de sécurité ont lancé une attaque sur Hama et ouvert le feu sur des civils, faisant 95 morts", a déclaré à l'AFP Ammar Qourabi, le président de l'Organisation nationale des droits de l'Homme, affirmant disposer déjà d'une liste de 62 noms.
Selon lui, au total, les attaques de l'armée dans plusieurs villes de Syrie ont fait dimanche 121 morts et des dizaines de blessés, dont de nombreux dans un état grave. Outre les victimes de Hama, 19 personnes ont été tuées à Deir Ezzor (est), six à Harak (sud) et une à Boukamal (est), a-t-il indiqué.
L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) a de son côté fait état de deux morts à Sourane, dans les environs de Hama, ce qui porterait le bilan à 123 morts.
Depuis le début de la contestation le 15 mars contre le régime de Bachar al-Assad, la répression a fait quelque 2.000 morts, dont plus de 1.600 civils, selon des ONG.
Un peu plus tôt, le président de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane avait évoqué 45 morts à Hama, mais déclaré redouter un bilan plus lourd, notamment en raison du manque de matériel médical.
Un habitant de la ville, joint par téléphone par l'AFP, a expliqué que "l'armée est entrée aux environs de 06H00 (03H00 GMT) à proximité de la mosquée al-Serjaoui et aux environs de la caserne".
Selon un témoin, qui préfère taire son nom, "cinq chars sont actuellement postés à côté du palais du gouverneur", faisant état de tirs par intermittence. Un autre témoin a déclaré que quatre véhicules blindés de type BTR avaient été déployés dans la ville.
De son côté, l'agence officielle Sana, qui impute depuis le début les troubles à des bandes armées, a annoncé que "deux militaires ont été tués par des groupes armés à Hama".
Selon elle, ils ont "incendié des postes de police, s'en sont pris à des biens publics et privés, ont brûlé des pneus et dressé des barrages dans les rues".
L'agence cite également un habitant non identifié: "Des dizaines d'hommes organisés en bandes armées sont actuellement postés sur les toits des principaux bâtiments de la ville, ils ont des fusils mitrailleurs et ils effraient la population en tirant sans arrêt".
Le pouvoir tente depuis plusieurs semaines de soumettre la ville rebelle de Hama située à 210 km au nord de Damas et qui a connu plusieurs immenses manifestations contre le pouvoir, réunissant plus de 500.000 personnes, selon l'OSDH.
Suite à ces manifestations monstre, le gouverneur de Hama, Ahmad Khaled Abdel-Aziz, avait été limogé le 2 juillet par le président Bachar al-Assad.
Hama est un symbole de la lutte contre le régime en Syrie depuis la terrible répression en 1982 d'une révolte du mouvement interdit des Frères musulmans contre le président Hafez al-Assad, père de Bachar, qui avait fait 20.000 morts.
Le ministre britannique des Affaires étrangères, William Hague, s'est déclaré "consterné" après l'assaut lancé sur Hama. "Une telle action contre des civils qui ont manifesté en masse et pacifiquement dans la ville pendant plusieurs semaines n'a aucune justification", a souligné le ministre.
Evoquant "une action coordonnée dans un certain nombre de villes pour tenter de dissuader le peuple syrien de manifester", le ministre a jugé que "ces attaques sont d'autant plus choquantes qu'elles ont lieu à la veille" du ramadan, "mois sacré pour les musulmans".
Par ailleurs, à Deir Ezzor, 19 personnes ont été tuées par balles, la plupart touchées à la tête et à la poitrine, selon la Ligue syrienne des droits de l'Homme.
Les militants des droits de l'Homme redoutaient ces derniers jours une répression massive dans cette ville, devenue un des principaux foyers de la contestation.
Vendredi, au moins 50.000 personnes avaient défilé à Deir Ezzor pour réclamer la chute du régime, puis 300.000 avaient participé aux funérailles de civils tués au cours de rassemblement précédents, selon l'OSDH.
Dans la région de Damas, l'armée a également lancé dimanche une attaque sur la ville de Mouadhamiya, selon l'OSDH. "Les forces de sécurité et l'armée ont lancé une offensive à 05H00 du matin (02H00 GMT) à Mouadhamiya par le nord, des chars bouclant les entrées sud, est et ouest de la ville", a indiqué M. Abdel Rahmane.
Plus de 300 personnes ont été arrêtées dans cette ville, privée d'électricité et de moyens de communication, selon la Ligue syrienne des droits de l'Homme.
Par ailleurs, Abdel Karim Rihaoui, président de la Ligue, a annoncé l'arrestation samedi après-midi d’une des figures de l'opposition et chef de la plus grande tribu du pays, Nawaf Al-Bachir.
Il avait signé en 2005 avec 11 autres opposants la "Déclaration de Damas", qui réclamait des changements démocratiques en Syrie, un appel qui avait valu des peines de prison à la plupart de ses signataires.

dimanche 17 juillet 2011

Maroc: Lalla Salma et Tzipi Livni


Embarras au Maroc après des révélations dans la presse israélienne: Quand l’épouse de M6 offre des diamants à Tzipi Livni

Tzipi livni-                                    M6 et salma
La nouvelle fait sensation au Maroc. Lalla Salma, l’épouse du Roi Mohammed VI, a offert à l’ancienne ministre israélienne des Affaires étrangères Tzipi Livni en visite secrète à Rabat en 2009 un collier serti de diamants de très grande valeur. L’information, rapportée par certains sites marocains avec prudence, cite l’édition du jeudi du journal israélien Maariv comme source.
En fait, la visite au Maroc de Tzipi Livni, qui dirigeait au moment de son séjour au Maroc le parti d’opposition Kadima, n’était pas tout à fait secrète. Elle avait été invitée au Forum MEDays organisé à Tanger, du 19 au 21 novembre 2009, par Amadeus, un « think tank » que dirige le jeune Brahim Fassi Fihri, le fils du ministre marocain des Affaires étrangères Taib Fassi Fihri.
De là à penser qu’il s’agissait d’une invitation officielle déguisée, il n’y a qu’un pas… franchi par de nombreuses associations de la société civile marocaine qui avaient dénoncé une visite qui se déroulait alors qu’un mandat était lancé en Grande-Bretagne contre Livni pour «crimes de guerre» à Ghaza.

Trois avocats et une ONG marocains avaient condamné la visite de Mme Livni et porté plainte contre elle devant un tribunal de Rabat pour «crimes de guerre» pendant l’intervention israélienne à Gaza de fin 2008-début 2009. L’ancien bâtonnier Abderrahmane Benameur avait qualifié cette visite «d’événement dangereux », «qui cache mal l’intention de normaliser (les relations) avec l’entité sioniste».
Tzipi Livni était en effet ministre des Affaires étrangères lors du grand carnage commis par l’armée israélienne contre Ghaza entre décembre 2008 et janvier 2009. L’affaire du collier de Lalla Salma reprise par certains sites d’informations marocains suscite un grand embarras chez les officiels et les partis institutionnels. Certains refusent de commenter une information qui concerne directement le Roi. Ou bien s’en font les défenseurs par principe.
A l’instar du parti islamiste agréé le PJD (Parti de la justice et du développement) dont un des responsables, Mustapha Ramid, cité par le site lakome.com affirme ne pas «croire» qu’une telle chose se soit produite avant d’ajouter qu’il attendait que le «palais rende public un communiqué» avant de s’exprimer sur l’affaire.
Un autre responsable politique, Khalid Soufiani, appelle à prendre l’information avec «précaution » tout en considérant que «toute forme de normalisation avec une femme telle que Tzipi Livni, qu’on considère comme une terroriste, est à condamner».

vendredi 15 juillet 2011

Monde: le plan de kadhafi

Le plan «suicidaire» de Kadhafi en cas de prise de Tripoli


kadhafi  a un plan suicidaire
Le régime du colonel Mouammar Kadhafi a un plan «suicidaire» consistant à faire sauter la capitale Tripoli en cas d'attaque des forces rebelles, affirme jeudi l'émissaire du Kremlin pour ce conflit, Mikhaïl Marguelov, dans un entretien publié par le quotidien Izvestia.
«Le Premier ministre libyen m'a dit à Tripoli : "Si les rebelles prennent la ville, nous la couvrirons de missiles et la ferons sauter», explique dans cet entretien M. Marguelov, un arabophone qui s'est rendu en Libye le mois dernier.
«Je pense que le régime de Kadhafi a bien un plan suicidaire de ce genre», ajoute-t-il.
L'émissaire du Kremlin met par ailleurs en doute l'hypothèse selon laquelle le régime libyen serait à court de munitions.
«Kadhafi n'a pas utilisé un seul missile sol-sol, et il en a beaucoup. Cela incite à douter qu'il manque d'armes. Théoriquement, Tripoli peut manquer de munitions pour les tanks et les armes légères, mais le colonel a des missiles et des explosifs en quantité», explique encore M. Marguelov.

jeudi 14 juillet 2011

Monaco: le couple afficherait un comportement étrange pour de jeunes mariés

Albert et Charlene : un comportement bien étrange


Albert et Charlene

Ce qui devait être un conte de fée pour Charlene vire au cauchemar. La jeune mariée ne dort pas dans le même hôtel que son mari.
C’est un bien étrange voyage de noces pour Charlene Wittstock. Une semaine après avoir dit « OUI » à Albert II, la jeune mariée, de retour sur ses terres sud-africaines, doit se sentir bien seule.
Après avoir fêté de nouveau leur mariage en Afrique du Sud avec leurs amis qui n’ont pu venir à la cérémonie monégasque, Albert et Charlene auraient décidé de ne pas dormir dans le même hôtel, selon l’agence locale News24. Une information confirmée par Joanne Hayes, porte-parole de l’hôtel Oyster Box Hotel à Umhlanga Rocks (prononcez Oumchlanga) où nos jeunes mariés devaient séjourner… ensemble. Joanne Hayes confirme que Charlene a bien passé quelques nuits dans la suite Buthelezi, sans pour autant confirmer la présence du prince Albert à l’hôtel. Normal : ce dernier logeait au Hilton de Durban, distant d’une quinzaine de kilomètres.
Selon plusieurs observateurs sud-africains, le couple afficherait un comportement étrange pour de jeunes mariés. Lors d’une réception où ils ont rencontré le Président sud-africain Jacob Zuma ils seraient arrivés dans la même voiture, mais auraient quitté la soirée dans deux véhicules différents, selon Gavin Prins du journal sud-africain Citypress, qui raconte : « Quand les photographes ont demandé au couple de s’embrasser, il y a eu un moment de flottement. Charlene tourna la tête et Albert lui donna un baiser sur la joue »
Bizarre, vous avez dit bizarre ?

Monde: une regarde sur l économie dans ce premier semestre

Bilan du premier semestre


Reprenons, point par point, l'environnement dans lequel nous avons évolué au cours de ce premier semestre.
La Chine est confrontée d'une part, à une forte inflation et tente de la ralentir en montant ses taux, et d'autre part à une bulle immobilière qui ne cesse d'enfler et dont on sait qu'elle contribue largement au montant astronomique de créances pourries dans les banques évaluées autour de 540 MDS de $ soit 10 % du PIB. En outre, 2 000 des 3 000 MDS de réserve de change sont en dollar ce qui, du fait de la politique américaine, est devenue un véritable casse tête pour les autorités chinoises qui aimeraient bien se débarrasser de cette monnaie « fondante » mais qui ont du mal à trouver des acheteurs et des actifs de remplacement(pas le yen pas l'euro….).
Le Japon, déjà en récession avant la catastrophe du 11 mars, est à l'agonie depuis 20 ans, avec un endettement de 225 % avant le tremblement de terre et qui sera probablement de 250 % en 2012.
Ce taux d'endettement qui annihile toute croissance, n'est probablement plus absorbable par une population vieillissante. Il faudra donc aller sur les marchés internationaux où les investisseurs demanderont des taux plus élevés que les taux actuels (1,17 sur 10 ans). Les Japonais ne pourront alors plus payer, et là, fin de l'histoire…
Le Brésil est étranglé par la hausse des taux à plus de 12 % et par celle du real due à la défiance envers les autres monnaies qui pèse sur ses exportations.
La Grande Bretagne, coincée entre récession et inflation utilise la même recette que les américains, la fuite en avant, la planche à billet alors même qu'ils savent que c'est en pure perte puisque l'argent imprimé ne circule pas.
L'Europe, qui a pris une position dogmatique de sauvetage à tout prix de l'euro plutôt que de reconnaître qu'il a été mal conçu au départ, en essayant de gagner un peu de temps, nous enfonce dans la crise et rend la situation de moins en moins maîtrisable.
Les pays aujourd'hui en crise, l'Irlande, la Grèce, le Portugal, l'Espagne ne rembourseront jamais car ils sont structurellement incapables de générer une croissance suffisante pour faire face au coût et au remboursement de leurs dettes.
Combien de temps les peuples des pays en crise vont-ils accepter de se sacrifier sur l'hôtel idéologique d'un euro mal conçu par de petits fonctionnaires européens à la pensée étriquée, pour sauver des banques dont la seule fonction est de distribuer des bonus à ses dirigeants et de tondre leurs clients ?
Combien de temps les peuples des pays soi-disant en bonne santé vont accepter de payer pour les autres et pour éviter la faillite de quelques banques qui ont multiplié les erreurs mais qui ne s'en sentent pas le moins du monde responsables ?
Le Moyen Orient mérite plus que jamais son statut de poudrière avec les révolutions du printemps arabe qui sont loin, pour la plupart, d'avoir connu leur épilogue, avec l'Iran qui continu d'enrichir de l'Uranium pour fabriquer une bombe nucléaire, les Israéliens qui ne pourront pas vivre longtemps avec une telle menace et l'Arabie Saoudite qui elle aussi a peur et qui a annoncé qu'elle se doterait de l'arme nucléaire si l'Iran en avait une.
Le Pakistan, repère de terroristes, qui, lui, a déjà l'arme nucléaire…
Les Etats-Unis, repère de deux terroristes nommés Bernanke et Geithner, qui ont en leur possession deux armes infiniment plus dangereuses que l'arme nucléaire, à savoir la politique monétaire et la dette.
Monsieur Bernanke ne connait qu'une politique, Taux bas et Quantitative Easing (QE), qui a conduit les Etats Unis dans une impasse totale.
Sa politique a échoué complètement et nous en avons la preuve toutes les semaines depuis six mois : le QE ne crée pas d'emploi, le QE ne fait pas repartir l'immobilier, le QE ne relance pas la croissance.
Au vu de la dégradation des chiffres macroéconomique de ces derniers mois, la probabilité d'un double dip augmente même de façon exponentielle !
Le QE consiste à donner de l'argent gratuitement aux banquiers qui l'emploient à spéculer sur les matières premières ou à souscrire aux adjudications du trésor US avec une garantie de rachat par la FED la semaine suivante avec une petite plus-value. Les banques dans ce schéma se gardent bien de financer l'économie, trop risqué pour elles !!!
L'endettement des Etats-Unis, le montant des créances pourries dans les banques, le taux de chômage sont devenus tel aux USA que le risque systémique n'a jamais été aussi élevé.
Dans cet environnement, comme on l'a vu quasi idyllique, qu'ont fait les marchés ?
Sur le FOREX, malgré tout ce qui se passe sur l'Euro, le dollar continue de baisser ce qui laisse imaginer la valeur que l'on peut donner à ces deux monnaies.
D'où la question pour un gérant : en quoi doit-il libeller ses actif s'il ne veut pas perdre toute valeur.
De plus, cela pose la question de la viabilité des fonds euro des assureurs.
Le marché des governement bonds est complètement sinistré en Europe et aux USA. Il va très probablement piéger encore de nombreux investisseurs car, si aujourd'hui il valorise clairement une récession et sert de refuge pour ceux qui fuient les actions, la très forte augmentation de sa volatilité indique qu'il perd son statut d'actif sans risque et que ce marché est sur le point de craquer. Il est en effet incapable d'absorber les montants gigantesques des émissions mondiales.
Le marché des corporate bonds est déjà tellement suracheté que certains sont en taux négatifs sur six/neuf mois.
Les marchés actions, ici il est inutile de chercher la moindre lueur d'intelligence dans le pricing de cet actif, vous perdriez votre temps. Durant tout le premier trimestre, plus les nouvelles étaient mauvaises, plus les marchés montaient car cela impliquait que Monsieur Bernanke allait continuer d'imprimer des dollars. Il a fallut attendre le mois de juin pour voir enfin les marchés baisser avant d'annuler cette baisse en trois jours sur la fin juin. Pendant cette amorce de repli, le discours est resté constant : « le marché n'est pas cher, les résultats sont bons ». Or, s'il est vrai que les résultats sont bons, ils ne vont pas le rester car ils ont été obtenus au prix d'un chômage hors norme, plus structurel que conjoncturel. De plus, le prix d'une action est composé de deux facteurs, la capacité de génération de résultats d'une part et son taux de capitalisation d'autre part. Et sur ce dernier, il y a beaucoup à dire.
Aujourd'hui, les marchés se calent sur des taux de capitalisation historiques, sans tenir compte et du risque considérable engendré par le dérapage mondial de la dette, les créances pourries des banques, et l'utilisation de façon inconsidérée de l'effet de levier, et du changement total de modèle économique avec des pays du troisième âge surendettés (occidentaux) à tous les niveaux et des pays émergents obligés de leur prêter et de ralentir leur croissance interne pour ne pas trop vite aggraver l'état des ancêtres. Rapportez ce schéma à une population ou même à une famille, la conclusion viendra toute seule !
On peut se demander pourquoi, avec un tel environnement, nous ne sommes pas déjà sur les objectifs de nos joyeux prévisionnistes soit 4 500-4 700 sur le CAC 40, 1 450-1 500 sur le S&P 500.
En fait, dans ce contexte, les taux de capitalisation devraient varier entre 7 et 10 et non pas entre 12 et 15 comme actuellement.
Mes objectifs sont donc de 2 000-2 500 sur le CAC 40….550-600 sur le S&P500.
Bon second semestre !
Olivier Delamarche est le Président de la société Platinium Gestion