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lundi 27 juin 2011


TSA - Tout sur l'Algérie
www.tsa-algerie.com

Alors que le gouvernement multiplie subventions et hausses des salaires
L’économie nationale de nouveau menacée par une chute des prix du pétrole
Les prix du pétrole continuent de baisser sur les marchés financiers. Le baril de Brent de la Mer du Nord pour livraison en août s'échangeait à 104,09 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres hier, perdant 1,03 dollar par rapport à la clôture de vendredi. Dans les échanges électroniques du New York Mercantile Exchange, le baril de « light sweet crude » pour livraison en août, reculait de 53 cents à 90,63 dollars. Certains analystes prévoient même que ce dernier pourrait tomber à 76 dollars dans les prochains jours (voir le graphe).

Cette tendance baissière s'explique par la décision de l'Agence internationale de l'énergie (AIE), qui rassemble de nombreux pays industrialisés – notamment les États‑Unis, le Japon et l'Allemagne –, de puiser dans ses réserves stratégiques de pétrole. Mais aussi par la crise économique mondiale qui s’annonce : les difficultés en Europe à cause de la crise en Grèce et le ralentissement aux États‑Unis et en Chine notamment.

Quelles sont les conséquences pour l'Algérie de cette baisse des prix du pétrole ? L'économie algérienne est totalement dépendante des revenus tirés des hydrocarbures, première source de richesse du pays. Les hydrocarbures ont ainsi rapporté plus de 55 milliards de dollars à l'Algérie en 2010. A priori, cette situation sur les marchés du brut ne devrait pas avoir d'impact dramatique immédiat sur les finances du pays. Le budget de la Loi de finance complémentaire 2011 a en effet établi à partir d'un prix du pétrole fixé à 37 dollars le baril. Même à 76 dollars, on est encore loin du seuil critique.

Cependant, s'arrêter à cette constatation, ce serait ignorer les conséquences à moyen terme. En effet, depuis le début de l'année, le gouvernement, en proie à une contestation sociale massive, a engagé de nombreuses dépenses. Augmentations de salaires dans l'administration et les entreprises publiques, subventions pour les biens alimentaires de base, la loi de finances complémentaire 2011 a vu les dépenses publiques augmenter de 25 % et le déficit budgétaire s’établir à 33,9 % du PIB. Cela représente plus de 1600 milliards de dinars de dépenses supplémentaires, soit 23,8 milliards de dollars, c'est‑à‑dire la moitié des revenus des hydrocarbures de 2010.

Si, dans l'immédiat, cela ne devrait pas fragiliser la situation financière du pays, qui dispose également de près de 160 milliards de dollars de réserves de change, la question se pose au sujet de la capacité de l'État à maintenir ce niveau de dépense avec une baisse importante du prix du pétrole. Car si les revenus baissent, ces dépenses nouvelles vont se maintenir. D'autant que la plupart de ces dépenses – même si elles sont légitimes –  ne répondent pas directement à une stratégie économique de développement des entreprises et de l'emploi. Ce sont donc des dépenses sèches et non des investissements pour l'avenir qui pourraient créer de la richesse et permettre d’équilibrer les comptes de l’État
.
En cas d'accident sur les marchés du pétrole, l'Algérie n'a toujours pas de plan B et le gouvernement pourrait donc être contraint de serrer un peu plus la ceinture. Au risque de réveiller la colère sociale toujours latente. Il y a aussi le risque de voir se rééditer le scénario de qui a prévalu entre 2008 et 2010. Le gouvernement, pour rééquilibrer la balance commerciale, avait pris une série de mesures économiques et fiscales. Contenues dans les lois de finances complémentaires (LFC), elles ont eu des effets néfastes sur l’investissement étranger et l’économie nationale.

algerie un paye de pétrole


Logo ElWatanLe pétrole dope la valeur des exportations

A la faveur de la bonne tenue des cours pétroliers mondiaux, la balance commerciale de l’Algérie a enregistré, durant les cinq premiers mois de l’exercice en cours, un excédent évalué à 10,39 milliards de dollars, contre 8,20 milliards, durant la même période de l’exercice précédent, selon les chiffres de la direction
des Douanes, repris hier par l’APS.

Ainsi, la valeur des exportations de l’Algérie a marqué, durant la période considérée, une hausse de17,42% par rapport aux cinq premiers mois de l’année écoulée, passant ainsi de 25,09 milliards de dollars à 29,46 milliards de dollars, selon la même source. Sans surprise aucune, l’amélioration du solde positif de la balance commerciale de l’Algérie, comme le précisent d’ailleurs les services des Douanes, est induite par le fait essentiel de l’évolution favorable des prix du pétrole durant les premiers mois de l’exercice en cours. La valeur des exportations des hydrocarbures, qui représentent quelque 97,19% des exportations algériennes, soit 28,64 milliards de dollars durant les cinq premiers mois de 2011, a ainsi augmenté de 17%, grâce à la bonne tenue des cours pétroliers.
En revanche, les exportations hors hydrocarbures, confirment encore les services des Douanes, restent toujours marginales, soit un montant d’à peine 829 millions de dollars, représentant une faible prépondérance de 2,8% des exportations globales de l’Algérie. Les groupes «demi-produits», «produits bruts» et «alimentation» constituent, selon la même institution, le gros des exportations algériennes hors hydrocarbures. Au même moment, la facture d’importation continue d’enfler,  atteignant, pour la période en question, un montant de 19,08 milliards de dollars, contre 16,89 milliards de dollars durant les cinq premiers mois de 2010, soit une augmentation de 12,90%. Ceci laisse présager une facture globale qui risque de dépasser le seuil alarmant des 40 milliards de dollars d’ici à la fin de l’exercice en cours.
Qui plus est, les groupes de la structure des importations de l’Algérie qui ont enregistré des hausses relativement importantes, comme le soulignent les Douanes, sont ceux de l’alimentation qui a totalisé 3,89 milliards de dollars, ainsi que les biens d’équipements agricoles, les biens de consommation non  alimentaires et les produits bruts. Somme toute, durant les cinq premiers mois de 2011, la balance commerciale de l’Algérie confirme sa tendance de ces quelques dernières années, avec notamment des excédents en hausse grâce au pétrole, une facture d’importation qui ne cesse de grossir et des exportations hors hydrocarbures qui restent quasiment négligeables.

dimanche 26 juin 2011

ALGERIE: La facture alimentaire explose

le Quotidien d Oran
www.lequotidien-oran.com/

Selon les douanes: La facture alimentaire explose

Les importations algériennes de produits alimentaires ont explosé en mai avec une hausse de près de 102%, la plus «importante» des cinq premiers mois de l’année 2011, selon des statistiques sur le commerce extérieur des douanes.


Sur une année, les importations de produits alimentaires ont pratiquement franchi un seuil important : elles se sont établies en mai 2011 à 824 millions de dollars contre 408 millions de dollars en mai 2010, soit une hausse de 101,96%.
En fait, ce sont les achats à l’international des céréales qui ont plombé la facture des importations de produits alimentaires, la hausse s’étant établie à plus de 244% en une année. La part des céréales dans la structure dans les produits alimentaires importés est de près de 48%.
Cette augmentation s’explique par «une hausse en volume de près de 90% des produits alimentaires en général et le reste par la hausse des prix sur les marchés internationaux », selon les douanes. Les principaux produits du groupe des produits alimentaires ont enregistré des hausses dont la plus importante est celle des céréales, semoules et farine (244,64%), passant de 113,49 millions de dollars en mai 2010 à 391,13 millions de dollars la même période en 2011.
La facture des achats de produits céréaliers, notamment l’orge et le blé dur, a bondi à trois chiffres du fait des importantes commandes de l’OAIC entre janvier et mars derniers, au moment où les prix à l’international étaient entre 350 et 400 dollars/tonne. Durant cette période, l’Office a passé commande d’au moins un million de tonnes de céréales en plusieurs lots, livrables entre mars et mai.

Il y a également la mesure du gouvernement, prise en mai dernier, de supprimer la taxe sur les produits céréaliers importés. Un trader sur le marché européen a estimé que l’Office pouvait ainsi avoir acheté jusqu’à 750.000 tonnes de blé meunier pour alimenter les minoteries et éviter une pénurie. Juste après les émeutes de janvier. Ce volume élevé, dont les embarquements étaient prévus en mars et avril, s’ajoute aux 350.000 tonnes déjà contractées au début du mois de janvier.
Selon les sources, l’Algérie aurait payé le blé entre 360 et 365 dollars/tonne, coût et fret. Même les importations des sucres et sucreries ont également explosé à 208,87%, passant de 22,77 millions de dollars à 70,33 millions de dollars. Sur le même sillage, les laits et produits laitiers ont connu la même tendance haussière avec une facture qui est passée entre mai 2010 et mai 2011 de 80,21 millions de dollars à 104,40 millions de dollars (+30,16%).
Les importations des viandes ont aussi augmenté de 15,28%, la facture étant passée de 11,78 millions de dollars en mai 2010 à 13,58 millions de dollars en mai 2011. Par ailleurs, d’autres produits agro-alimentaires ont enregistré des hausses mais de moindre ampleur. Il s’agit des café et thé et légumes secs avec respectivement +8,72% (24,81 millions USD) et +3,05% (17,57 millions USD).
En dépit des freins mis en place par le gouvernement pour en limiter l’ampleur, les importations algériennes continuent de gonfler : elles ont augmenté de 19,39% au mois de mai 2011 par rapport à la même période en 2010, passant à 4,07 milliards de dollars contre 3,41 milliards de dollars en mai 2010.

samedi 25 juin 2011

algerie Paix sociale


 algerie Paix sociale

Paix sociale,Les limites d’une politique

Les pouvoirs publics sont tombés dans le dilemme de poursuivre l’achat de cette paix ou bien mettre des limites et s’attendre à une riposte. Dans ce cadre, on peut prendre le cas des enseignants contractuels, le gouvernement a fait une concession en décidant de permaniser 19 000 d’entre eux alors qu’ils sont 30 000 à réclamer ce recrutement ; donc, ces derniers se posent la question pourquoi régler la situation des uns et pas des autres ? Pour le ministre de l’Education nationale, Boubekeur Benbouzid, le gouvernement a réagi à une situation «exceptionnelle» et il n’est pas question de s’attendre à ce que cela soit une règle.
Dans une session consacrée aux questions orales au niveau de l’Assemblée populaire nationale et à une interrogation du député Abdelkader Chedad (FLN) au sujet de l’insertion des enseignants contractuels, le ministre a souligné que le recrutement des enseignants dans le secteur de l’Education obéit à des normes et des lois bien définies et applicables à tous les secteurs. Pour le représentant du gouvernement, ce dernier a décidé, à titre exceptionnel, l’insertion de manière définitive de l’ensemble des enseignants contractuels parmi ceux titularisés dans le cadre des lois. Dans ce contexte, le nombre d’enseignants contractuels est estimé à 30 000 alors que son secteur avait demandé le recrutement de 19 000 enseignants seulement, ce qui a nécessité l’installation d’une commission conjointe (Fonction publique et ministère des Finances) pour examiner les modalités de titulariser ce nombre important d’enseignants pour la prochaine rentrée scolaire 2011-2012. A ce propos, il a appelé à réunir toutes les conditions nécessaires au recrutement de l’enseignant contractuel qui doit essentiellement être titulaire d’une licence dans la spécialité demandée. Selon M. Benbouzid, il est impossible de recruter plus de 30 000 enseignants, ajoutant qu’«il ne s’agit nullement d’un problème de postes budgétaires», mais que le secteur de l’Education aura atteint «un degré de saturation». Par ailleurs, le ministre a précisé que les parties concernées prévoyaient que le nombre d’analphabètes en Algérie sera réduit de 1 200 000 personnes, soit à 19,4 %. Il s’agit d’une «stratégie qui a pour principal objectif l’éradication du phénomène de l’analphabétisme d’ici à 2015» a-t-il ajouté. D’après le premier responsable de l’Education, l’analphabétisme touchait beaucoup plus les femmes que les hommes, notamment en milieu rural, rappelant que son secteur a permis la scolarisation de plus de 98,5 % d’enfants âgés de moins de 16 ans. Dans ce cadre, il a annoncé que son département lancera, dès la prochaine rentrée scolaire, les écoles et cantines itinérantes dans le sud du pays et les régions éloignées, comme première étape pour la scolarisation de tous les enfants d’Algérie. Il est à souligner qu’en dehors de cas des contractuels, des spécialistes relèvent les risques d’augmentation des dépenses publiques relatives aux subventions et augmentations des salaires. Des risques qui portent notamment sur l’inflation et l’augmentation du taux des importations qui sont déjà une réalité. Par ailleurs, des observateurs affirment que l’ouverture d’une fenêtre pour des concessions afin d’acheter la paix sociale n’est pas facile à fermer et difficile aussi de durer dans le temps bien que l’Algérie soit à l’aise financièrement grâce aux ressources des hydrocarbures.

vendredi 24 juin 2011

la France comme l algerie des tricheurs au bac

Accueil
www.rue89.com
je suis un tricheur et alore!
J'ai eu mon bac mention triche, coût : 20 000 francs

Dix ans après, un tricheur au bac a raconté à Rue89 comment il s'est procuré les sujets du bac. Quand il ouvre la porte de son appartement à Neuilly-sur-Seine, il arbore un large sourire. La trentaine athlétique, baskets derniers cris aux pieds et polo orange vif sur le dos, Victor (tous les prénoms de l'article ont été modifiés) est aujourd'hui à la tête d'une boite de nuit parisienne. Et il en a l'allure.
En 2000, il était élève en terminale S à Neuilly. Quelques mois avant le bac, Mathieu, un ami, l'accoste à « la récré du matin » :
« J'étais avec Benoit, le troisième de notre bande. Il nous a demandé de nous mettre à l'écart. Il nous a dit : “J'ai un plan, je peux avoir les sujets du bac, pour 10 000 francs le sujet.” Au début, je ne l'ai pas cru, et puis je me suis dit que financièrement, c'était impossible. »
Les doutes s'estompent rapidement. Mathieu lui assure que les sujets fuitent tous les ans, et que ce sont les bons :
« On a proposé aux élèves les plus riches du bahut, ceux dont on savait que leurs parents seraient prêts à payer. Les miens m'auraient tué !
On leur a fait croire que c'était 20 000 francs le sujet, ils ont dit oui. Leurs parents ont payé. On leur a dit qu'on avait payé une part alors qu'ils finançaient tout. »

Les sujets transitent par un commerçant en vue de l'Ouest parisien

Le mercredi soir, la veille de l'épreuve d'histoire, Mathieu a rendez-vous au métro La Muette dans le XVIe à 21 heures. Leur source, un commerçant en vue de l'ouest parisien. Il récupère les sujets de mathématiques, biologie, physique et histoire.
Victor explique la filière :
« Il y a une fuite à l'académie de Paris Versailles. Tous les ans, une personne revendait les sujets à ce commerçant, qui les revend à des lycéens de Neuilly. Le hic, c'est qu'on a eu les sujets la veille des épreuves [l'académie est le dernier maillon dans la transmission des sujets, ndlr]. Pour les maths, c'est bien mais pour l'histoire c'est plus compliqué ! »
La suite de la soirée a tout d'un scénario de film. Mathieu saute dans un taxi rejoindre Victor chez ses parents. Victor fait les photocopies, les autres de la bande passent en bas de l'immeuble, certains accompagnés de leurs parents, échangent liasses de billets contre sujets.
« Mes parents m'ont demandé : mais qu'est ce que tu trafiques la veille du bac à monter et descendre comme ça, à faire des photocopies ? J'ai répondu qu'on s'échangeait des fiches de révision et des annales. »
Le lendemain, assis à sa table en attendant qu'on lui distribue le sujet, Victor fait moins le malin :
« Je n'arrêtais pas de me dire : et si on s'était fait arnaquer ? Mais quand j'ai vu la copie identique, j'avais une de ces bananes ! On s'échangeait des regards complices, ça nous faisait marrer. »

Victor obtient son bac… au rattrapage

A chaque épreuve, la même bonne surprise : le sujet acheté tombe. Ce qui n'empêchera pas Victor de décrocher son bac au rattrapage. Un seul des trois a mention bien. Sa compagne, venue nous rejoindre sur la terrasse soigneusement fleurie de leur appartement, se marre :
« Je veux l'écouter raconter ses exploits ! Ils en parlent encore tous les trois, ils en rient. J'ai eu droit à l'histoire un nombre incalculable de fois. »
Aujourd'hui, Mathieu travaille dans un palace en Chine. Benoit, « l'intello du groupe » qui a eu la mention, vit entre Paris et Londres, haut placé dans une banque d'affaire. Les six pigeons sont devenus soit avocats d'affaire, soit financiers.
« Je n'ai jamais eu de remords. Les risques, je n'y ai jamais pensé. D'ailleurs, je ne sais pas ce qui pourrait se passer si cette affaire éclate. J'ai fait mes preuves par la suite, je suis à la tête de mon entreprise, j'ai toujours travaillé. Mais quand j'y pense, ça me fait toujours marrer. »

mercredi 22 juin 2011

la corruption et les détournements

Logo ElWatan



Jusqu’à 40 milliards de dollars de pertes

 par an

Les pays en développement perdent annuellement de 20 à 40 milliards de dollars, soit entre 15 et 30% de l’aide publique au développement, à travers la corruption et les détournements de fonds.


C’est du moins ce que fait ressortir une étude publiée, hier, par la Banque mondiale et l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC), portant sur les dispositifs à mettre en place pour récupérer les fonds détournés, rapporte l’APS. Au cours des 15 dernières années, souligne encore cette nouvelle étude, seulement 5 milliards de dollars ont été récupérés sur le total des fonds détournés. Aussi, la Banque mondiale et l’ONUDC estiment que les récents soulèvements populaires dans des pays du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord ont été une raison de plus pour soulever la question de la capacité des centres financiers à arrêter le flux des ressources financières générées par la corruption et le blanchiment d’argent. 
L’étude réalisée par les deux institutions internationales vise à orienter les décideurs politiques sur les réformes à engager pour permettre la récupération des biens détournés. Elle recommande, à cet effet, la mise en œuvre de nouvelles politiques et procédures opérationnelles, l’introduction de réformes législatives visant à faciliter le gel et la confiscation des avoirs volés et une meilleure mise en œuvre des mesures existantes de lutte contre le blanchiment d’argent. L’étude soutient, par ailleurs, que le recouvrement des avoirs détournés dépend également de la célérité dans la coopération internationale.

mardi 21 juin 2011

Algerie contastaion 2011


algerie contastaion

Vague de mécontentement au sein de la population à Alger,L’attribution de logements met le feu aux poudres

Des dizaines de personnes se sont rassemblées hier devant plusieurs mairies de la capitale pour contester les listes d’attribution de logements. Dès les premières heures de la journée d’hier, des centaines de citoyens se sont regroupés devant le siège de l’APC de Hammamet pour dénoncer
«les irrégularités de la liste des 40 logements distribués, selon les citoyens, à des personnes extra commune». Une liste que le maire a annulée devant la protestation des citoyens. Devant un dispositif de sécurité plutôt permissif, les citoyens dont des mères et pères de famille ont invectivé le maire, l’accusant «d’être à l’origine de la distribution fallacieuse de logements au profit d’indues personnes à la commune, au détriment de familles de la commune».
Parmi les citoyens qui se sont allongés à même le bitume pour bloquer la route, la veuve d’un commissaire de police assassiné durant les années noires du terrorisme ne peut retenir ses larmes. Ses deux enfants et des citoyens tentent de la consoler. «Je ne comprends pas comment la commune peut distribuer 40 logements, alors que la demande est de 100 fois plus ; si au moins les bénéficiaires sont des gens de la commune».
En réalité, révèle un autre citoyen, «seule une personne résidant dans la commune figure sur la liste». Au moment où la tension commence à prendre de l’ampleur, les forces de police invitent les citoyens à accéder à la mairie pour y rencontrer le maire. Une astuce pour vider la chaussée.
A l’intérieur, les commentaires fusent de partout. Le maire, d’obédience FLN, au même titre que les deux premiers vice-présidents sont taxés de «voleurs, tricheurs et autres qualificatifs». Grâce à l’assistance des forces de l’ordre, le P/APC qui s’est cloîtré dans son bureau a fini par accepter de rencontrer les citoyens.
Le maire fait son mea culpa Devant les citoyens, le maire qui en est à son deuxième mandat dira : «J’ai distribué 40 logement sans problème, puis 35 autres, toujours sans problème, mais pour cette liste, je reconnais qu’elle comporte des irrégularités», et, pour calmer les esprits, il ajoute :
«La liste a été annulée». Comme pour exiger la contribution des citoyens, il demande à ces derniers de rédiger des recours pour «justifier le rejet à la commission de wilaya». Une proposition qui déchaîne la foule qui rejette cette solution. Selon des agents de la mairie,
«la commune de Hammamet a bénéficié de projets de construction de 500 logements et seuls quelques-uns ont été attribués aux citoyens de la commune». Des mouvements similaires ont touché d’autres communes d’Alger, telles que El Madania et Bachdjarrah.