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dimanche 31 juillet 2011

Algerie:Revendications salariales


 Remous chez les travailleurs de Sonatrach

La contestation se réinstalle chez les pétroliers de Hassi R’mel. Les travailleurs, qui avaient ébranlé Sonatrach en mars dernier avec une «grève de la faim», menacent de reprendre la protesta dès le début du mois de Ramadhan, si leurs revendications ne sont pas satisfaites dans les meilleurs délais.

La direction de la première entreprise d’Afrique, qui a réussi à désamorcer la crise au printemps dernier, doit aujourd’hui faire face à l’impatience des pétroliers des sites du Sud qui s’estiment lésés dans leur rémunération. Le sursis accordé pour la mise en œuvre des engagements pris par le premier responsable de l’entreprise touche à sa fin et les travailleurs du site de Hassi R’mel jugent ce qui a été présenté jusqu’à aujourd’hui insuffisant. C’est surtout la prime d’intéressement, laquelle fait partie des points de la plateforme de revendications de Hassi R’mel, qui suscite tant de remous. Au-delà du fait que celle-ci soit considérée comme étant «dérisoire», les représentants de la section syndicale s’indignent du fait que la prime en question soit octroyée selon un système de paliers. Après avoir saisi par écrit, le 19 juillet, le syndicat national des travailleurs de Sonatrach, les membres de la section syndicale de Hassi R’mel se sont réunis jeudi afin de décider des suites à donner à cette affaire. Sur ce, il a été décidé d’interpeller la direction régionale Sonatrach à l’effet de réunir les conditions nécessaires à la tenue d’une assemblée générale des travailleurs.
Requête à laquelle le responsable de la compagnie pétrolière a opposé une fin de non-recevoir, justifiant son propos par l’inconvenance du calendrier. Ainsi dans la correspondance qu’il a adressée vendredi au secrétaire général du conseil syndical de Hassi R’mel, le directeur régional Sonatrach a indiqué que «la période estivale et particulièrement celle du mois sacré de Ramadhan ont toujours été caractérisées par une recrudescence d’actes malveillants». Et d’ajouter : «Des instructions fermes à l’adresse des administrations et entreprises publiques ont été données pour faire preuve de vigilance, mettant en œuvre les consignes nécessaires et appropriées.» Argument auquel les représentants syndicaux ne semblent pas être sensibles, puisqu’ils entendent reprendre langue avec les responsables régionaux demain afin de fixer la date de leur AG.
Les pétroliers sont donc bel et bien décidés à aller au bout de leurs réclamations, malgré les assurances de la direction d’Alger. Cette dernière s’est engagée à satisfaire un certain nombre de revendications énumérées dans un bulletin d’information interne. Les responsables de l’entreprise demandent d’ailleurs du temps pour répondre à l’ensemble des requêtes, vu la nécessité de respecter un certain nombre de procédures.
Toutefois, la situation semble aujourd’hui inextricable, d’autant que les syndicalistes de la base ont un certain nombre de griefs à adresser à la Fédération nationale des travailleurs du pétrole, du gaz et de la chimie. Les représentants de la section syndicale de Hassi R’mel estiment s’être fait doubler par le syndicat affilié à l’UGTA, et lui reprochent d’avoir entériné l’accord portant prime d’intéressement sans l’assentiment de la base. 

Le plan de rémunération au cœur de la contestation

Dans une correspondance datée du 28 juillet, ils évoquent la dégradation du climat social engendrée par un «sentiment de frustration et d’indignation envers la direction générale et le Syndicat national Sonatrach». Et d’ajouter : «Si aucune alternative n’est trouvée à cette situation dans les meilleurs délais, les travailleurs décideront de toutes les mesures conférées par la loi, afin de recouvrer leurs droits légitimes.»Les travailleurs comptent bien, à travers cette mobilisation, remettre en cause tout le nouveau système de rémunération par paliers mis en place au sein de Sonatrach. Les enjeux dépassent ainsi la simple querelle autour d’une prime, puisque les ambitions des travailleurs sont clairement affichées. Ils comptent bien saisir l’occasion d’une conjoncture favorable à la contestation afin d’obtenir un alignement des augmentations de salaires pour tous les travailleurs et de manière égale.

Au sein du groupe pétrolier, on reconnaît d’ailleurs que le nouveau système de rémunération appliqué de manière progressive depuis 2004 fait face à certaines résistances parmi les 41 000 travailleurs de la compagnie. Le nouveau plan, qui doit prendre en charge 5000 postes et plusieurs métiers, met en avant les critères de performance et la gestion par objectif dans la définition des rémunérations, ce qui n’est pas du goût des travailleurs. Un plan visant l’amélioration des performances, concocté par IBM Towers Perrin pour lequel le groupe a investi pas moins de 20 millions de dollars. Toutefois, certains cadres mettent en doute la pertinence de l’ensemble du procédé proposé, et ce, comparativement aux besoins de Sonatrach laquelle devra évoluer désormais en tant que major du pétrole et du gaz.

Algerie:Des universités bas de gamme


La première d’entre elles est classée 2142e mondiale

Le Conseil supérieur de la recherche scientifique a rendu public son classement annuel des universités mondiales. L’Université Mentouri de Constantine, censée être le meilleur établissement algérien, arrive à la… 2 142e position.
Les universités algériennes n’ont toujours pas la cote. C’est ce que confirme la nouvelle édition du classement mondial des universités. Le «meilleur» établissement supérieur algérien n’est autre que l’Université Mentouri de Constantine, qui décroche la 2 142e place, elle est suivie par l’université Aboubakr-Belkaïd de Tlemcen (2 576e), l’université Houari- Boumedienne de Bab Ezzouar (3 286e), l’Université Ferhat-Abbas de Sétif (4 771e) et l’Université Djilali-Liabès de Sidi Bel Abbès (4 831e). A la 11 858e place, on retrouve le centre université de Khenchela. Une position peu enviable lorsque l’on sait que ce classement concerne 12 006 universités à travers le monde.
Dans le monde arabe, l’Algérie arrive très loin derrière les universités saoudiennes, notamment la King Saud University (186e) et la King Fahd University of Petroleum & Minerals (302e). L’Université Mentouri de Constantine arrive à la 23e position sur le plan arabe et à la 20e position au niveau du continent africain. En haut du classement, aucun changement. Les quinze premières universités du monde sont toutes américaines. Au top five, on retrouve : Massachussetts Institute of Technology (MIT), Harvard, Stanford, Cornell University et Berkeley. Oxford, université britannique de grande renommée, arrive à la 27e position devancée, à la 24e place, par l’université de nationale de Taiwan.
Côté français, l’Université Pierre et Marie Curie (Paris 6) est 189e mondiale et 54e européenne. Elaboré par le Conseil supérieur de la recherche scientifique, organisme relevant du ministère espagnol de l’Education, ce classement se base sur les publications scientifiques mises en ligne par les universités. Un classement dit «webométrique » qui prend en compte le nombre de publications et de pages publiées sur le net, la visibilité, les supports et le contenu. Le Conseil supérieur de la recherche scientifique estime que le web est la «plate-forme» adéquate pour l’internationalisation des établissements universitaires.

Les maisons les plus chères du monde



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Une chasse d’eau qui fuit sans arrêt, du papier-peint qui se décolle des murs et une moquette qui sent les pieds, c’est ce qu’on peut appeler un taudis. Et vous méritez ce qu’il y a de mieux, oui. Mais pour ça, il faut y mettre le prix. Et de l'argent, il vous faudra beaucoup pour rivaliser avec les 10 maisons les plus chères du monde (en 2011).
1. Antilia, Bombay (Inde) – $1 milliard : Mukesh Ambani est connu pour avoir le portefeuille le plus garni d’Inde. Du coup, une gigantesque tour de 27 étages avec environ 37 000 mètres carrés habitables n’est pas vraiment au dessus de ses moyens. 600 employés sont nécessaires (oui) pour entretenir la maison et veiller au bonheur de toute la petite famille (seulement 5 personnes).
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2. Villa Leopolda, Villefranche-sur-Mer (France) – $525 millions : construite en 1902 par le roi Léopold II de Belgique, cette luxueuse villa appartient désormais à l’épouse d’Edmond Safra, richissime homme d’affaire libanais. 50 jardiniers sont nécessaires pour entretenir les 8 hectares de propriété.
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3. The Penthouse One Hyde Park, Londres (Angleterre) – $200 millions : situé en plein coeur de Londres, ce tout récent complexe résidentiel de 35800 m2 est composé de 86 appartements de luxe. Prix de départ : un petit $10 millions. Le loft plus cher (avec 6 chambres) a été vendu pour la modique somme de $200 millions.
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4. Fairfield Pond, Southampton (Etats-Unis) – $198 millions : il s’agit de la maison la plus chère des Etats-Unis, elle appartient à l’homme d’affaires Ira Rennert. En chiffres : 10,000 m2 de surface habitable, 39 salles de bain ... mais seulement 29 chambres.
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5. Hearst-Davies Mansion, Berverly Hills (Etats-Unis) – $95 millions : cette maison (de 29 chambres et 3 piscines) est célèbre pour avoir servi de décor au film « Le Parrain » (scène de la tête de cheval). Pour cette coquette somme, vous aurez comme voisins les couples Tom Cruise / Katie Holmes ainsi que les Beckham’s.
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6. Elena Franchuk Villa, Londres (Angleterre) – $161 millions de dollars : cette maison londonienne comporte une dizaine de chambres « villa », en plus du traditionnel combo théâtre-piscine-sauna-salle de gymnastique.
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7. Aaron Spelling’s Manor, Los Angeles (Etats-Unis) – $150 millions : 123 chambres, bowling, patinoire, piscines et courts de tennis répartis dans 56 000 mètres carrés. Parfait pour ceux qui ont toujours voulu faire partie d’une sitcom américaine des années 90.

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8. Hala Ranch, Aspen (Etats-Unis) – $135 millions : terrains de tennis, écuries ou encore pistes de ski privées, rien n’est trop beau, ni exagéré pour se sentir bien chez soi. Le Hala Ranch comporte aussi une station service et une station d’épuration. De quoi créer un coup de coeur.
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9. Updown Court, Windlesham (Angleterre) – $116 millions : 22 salles de bains parsemées d’or (la moindre des choses), 5 piscines et un bowling. Pour habiter dans ce palace situé au sud de l’Angleterre, il vous faudra débourser un sacré paquet d'argent.
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10. Château de Bran (château de Dracula), Brasov (Roumanie) – $80 millions : ce monument national, de 57 chambres, s’est retrouvé sur le marché de l’immobilier il y a 4 ans. Pas de vis-à-vis mais environ plusieurs milliers de touristes chaque année. C’est sûr, c’est vivant


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jeudi 28 juillet 2011

Algerie:Rapport de l’Opep. Ses réserves de gaz et de pétrole sont en décli


 l’Algérie recule dans le classement mondial des pays producteurs

Un rapport détaillé, établi par les experts de l’Opep sur les secteurs miniers dans différents pays pétroliers, ne gratifie pas l’Algérie, un de ses anciens membres et les plus actifs en matière de régulation du marché pétrolier. Les chiffes qui y sont consignés mettent en relief le déclin et des réserves et de la production, dans le pétrole comme dans le gaz, l’Algérie se faisant largement devancer par des pays connus comme le Venezuela.
Les données statistiques formulées par l’Opep, couvrant une période allant de 2006 à 2010, établissent ainsi à 12,2 milliards de barils de pétrole les réserves du pays, loin derrière les majors pétroliers : Arabie saoudite, Iran, Irak et Russie… Pays pétrolier et gazier, l’Algérie exporte pour 1,2 million de barils par jour et 60 milliards de mètres cubes en gaz, un volume qu’elle ambitionne de porter à 85 milliards de mètres cubes.
Il est vrai que beaucoup de projets ont été engagés ces dernières années dans la branche gazière, mais le volume de production n’a pas réellement évolué. Une faible production gazière ajoutée à la baisse des prix du gaz sur les marchés internationaux ont fait que les revenus gaziers ont fortement chuté ces deux à trois dernières années. Une situation surmontable, cependant, aux dires de beaucoup.
Explication : avec 4 500 milliards de mètres cubes de réserves, l’Algérie se réserve une place dans le carré des pays qui disposent de stocks les plus importants de gaz naturel dans le monde. Il suffirait de trouver des débouchés pour les exporter, mais aussi faire accélérer le rythme d’exploration.
Pour 2010, Sonatrach a énuméré pas moins de vingt-neuf découvertes. Un bon chiffre ? Pas tout à fait, ont laissé transparaître les experts de l’Opep. Ceux-ci parlent d’ailleurs de déclin du nombre de puits et de plateformes pétrolières actuellement en exploitation en Algérie.
Conjugué à la baisse du quota Opep affecté à l’Algérie, ce recul ne peut que se répercuter négativement sur les revenus pétroliers de l’Algérie. Une situation que les experts attitrés de l’Opep illustrent par une litanie de chiffres contenus dans le rapport sus-évoqué.
Il y est ainsi noté que les exportations en valeur en 2010 se situent pratiquement au même niveau qu’en 2006, soit un peu plus de 57 milliards de dollars, et le prix moyen du baril pour 2010 a atteint un niveau nettement plus élevé qu’en 2006.
Pour ce qui se rapporte au gaz, les ventes sont passées, durant la même période, de 61 500 m3 à 57 000 m3, plaçant l’Algérie au 5e rang des plus grands exportateurs de gaz, très loin derrière la Russie, le Qatar, la Norvège et le Canada. Entre 2006 et 2010, la part de la production de gaz à commercialiser a baissé de 88,2 milliards de mètres cubes à 83,9, confinant notre pays à la 9e place du classement des producteurs de gaz. Il en est de même pour la production de pétrole, laquelle est passée de 1,368 à 1,189 million de barils/jour.
Dans le calcul lié au pétrole, il faut bien évidemment intégrer la réduction des quotas Opep, un système auquel est soumise l’Algérie au même titre que les autres pays membres.
Et les produits pétroliers dans tout cela ? Les rendements des dérivés du pétrole sont passés de 455 200 en 2006 à 652 400 barils par jour en 2010, est-il mentionné dans le document de l’Opep.
Pour la carburant essence, la production a atteint un peu plus de 69 000 barils/ jour, en hausse de 14,1% par rapport à 2009. Le rythme de développement des capacités de raffinage est très loin de correspondre au rythme de croissance de la consommation interne qui a atteint les 25% en 2010 pour un volume de 68 300 barils par jour.
Un programme de réhabilitation des raffineries a été mis en route, il y a trois ans. Il devrait aboutir à l’augmentation des capacités de raffinage en Algérie. En outre, le pays prévoit d’investir massivement dans l’exploration, y compris dans la région du Nord, et de développer le gaz de schiste

Algerie :C'est confirmé. C'est le fils d'Ali Belhadj qui a été tué



Algérie: mort du fils du n°2 du FIS

Le fils d'Ali Belhadj, l'ex-numéro deux du Front islamique de Salut (FIS), a été tué lundi par les forces de sécurité dans l'est de l'Algérie alors qu'il se se dirigeait avec des complices kamikazes vers Alger, a confirmé jeudi une source autorisée à l'AFP.

"C'est confirmé. C'est le fils d'Ali Belhadj qui a été tué. Il y a eu identification par l'ADN" du corps de Abdelkahar Belhadj, a déclaré cette source gouvernementale qui a souhaité conserver l'anonymat, suite à des informations publiée en ce sens par un journal mercredi.

Algerie :Nouveau record pour les réserves de change de l’Algérie


Leur gestion demeure opaque
L’Algérie n’a jamais été aussi riche. Les réserves de change algériennes ont atteint 173,63 milliards de dollars, selon les dernières données publiées ce mercredi 27 juillet par des organismes financiers internationaux. Elles sont en hausse 17,6 % sur une année. Depuis le début de l’année, elles sont en hausse de 12 % (18,63 milliards de dollars supplémentaires). L’Algérie est ainsi le 13e pays en termes de réserves de change. Elle est le deuxième pays arabe après l’Arabie Saoudite (485,48 milliards de dollars). Ce montant, qui n’inclut pas les réserves en or, représente 123,5 % du PIB du pays.

La Banque d’Algérie gère les réserves de change de manière très opaque. On sait seulement qu’une bonne partie de cette somme issue des exportations d’hydrocarbures est placée dans des bons du Trésor américain. Un placement qui s’effectue à perte (lire notre article du 5 juin). Le rendement « réel » – indexé sur l'inflation – des obligations du Trésor américain ne cesse en effet de décroître tendanciellement (de 10 % au milieu des années 80 à moins de 4 % en 2000). Il a même été négatif au plus fort de la crise économique mondiale entre 2008 et 2009 (-2 %). Après une reprise en 2009 (+6 %), ce rendement est reparti à la baisse à partir de 2010. Aujourd'hui, il est tout simplement égal à zéro.

Malgré les appels des experts, le gouvernement algérien refuse de modifier sa stratégie de placement des réserves de change à l’étranger. Début 2010, il y a bien eu – une première ! – un désaccord public entre Abdelhamid Temmar et Karim Djoudi, le premier souhaitant qu'une partie des réserves soit utilisée pour financer des investissements dans le pays, le deuxième plaidant pour le statu quo. Le débat a fait long feu et Temmar a perdu deux mois plus tard le portefeuille de l'Industrie pour un ministère mineur de la Prospective et des statistiques. Et depuis, le sujet n'a plus jamais été abordé.

Frileux, le gouvernement Ouyahia n’a toujours pas doté l’Algérie d’un fonds souverain pour permettre des prises de participation dans des entreprises à l’étranger. A titre de comparaison, le Qatar, grand pays producteur de gaz, ne possède que 18,72 milliards de dollars de réserves de change. Mais le pays, grâce à son fonds souverain possède aujourd’hui un portefeuille d’actifs de plusieurs dizaines de milliards de dollars en Europe, en Asie et aux États‑Unis.

L’accumulation des réserves de change se fait dans un contexte économique et social morose dans le pays. Le chômage bat des records, notamment chez les jeunes. Des secteurs comme la santé sont en difficulté. Des dizaines de médicaments manquent dans les pharmacies et les hôpitaux sont dans un état lamentable.

L’économie n’est pas compétitive : elle crée très peu d’emplois et n’attire pas les investisseurs étrangers. Pour seule stratégie économique, le gouvernement multiplie les programmes d’investissements publics – qui profitent essentiellement aux groupes internationaux – et maintient les entreprises publiques sous perfusion en injectant tous les ans des milliards de dollars dans des programmes d’assainissement sans résultats concrets

mercredi 27 juillet 2011

Algerie :L’exploitation mondiale des gaz non conventionnels fragilise l’économie algérienne.


Le pays doit sortir de la rente des hydrocarbures : L’Algérie à la veille d’une crise économique, selon le FMI *


L’Algérie est-elle à la veille d’une crise financière ? Une étude du FMI publiée la semaine dernière met en garde le pays, qui doit de toute urgence diversifier son économie, dépendante des hydrocarbures, au risque de voir ses comptes se fissurer. Le FMI appuie son constat sur deux éléments : l’exploitation croissante des ressources de gaz non conventionnels (dont les gaz de schiste) en Europe et aux États-Unis ; et la chute des prix du gaz, en réaction à un marché saturé.
Déficit
Les exportations algériennes de gaz (49 % des exportations totales d’hydrocarbures) pourraient chuter de 5 % par an. Déjà, celles de gaz naturel liquéfié vers les États-Unis et la Belgique (10 % des volumes totaux) ont cessé depuis 2010. Le gazoduc Medgaz, ouvert en mars entre l’Algérie et l’Espagne, comblera dans un premier temps ce déficit. Malgré cela, « la reprise lente de l’activité industrielle, particulièrement en Espagne et en Italie, maintient les exportations à un niveau très bas », bien en deçà de celui d’avant la crise de 2008, souligne le rapport.
Dans la perspective de la mise en production des gaz non conventionnels en Europe, le FMI prévoit, d’ici à 2015, une détérioration de la balance fiscale (– 0,9 % du PIB) dans le cas d’une chute des volumes et des prix, ainsi que des réserves amputées de 45 milliards d’euros. « Les turbulences récentes au Moyen-Orient accentuent la pertinence de cette analyse : les prix du gaz au hub de Zeebrugge [Belgique, NDLR] ont chuté de 10 % depuis le premier trimestre 2011 », conclut le FMI.
Lire l’article sur Jeuneafrique.com : Algérie : gaz sous pression | Jeuneafrique.com – le premier site d’information et d’actualité sur l’Afrique
Source : jeuneafrique.com