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dimanche 3 juillet 2011

Algerie les liste noire de logement


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 03-07-2011

L’affichage des listes de bénéficiaires met le feu aux poudres,Les logements de la colère


L’Algérie peine à trouver un climat social apaisé, en dépit de la multitude de mesures prises à cet effet par le gouvernement.
Ni le soutien aux prix des produits limentaires de base, l’huile et le sucre notamment, ni les revalorisations salariales assorties toutes d’effet rétroactif et encore moins la promesse d’un avenir radieux après les réformes politiques annoncées n’ont été à même de ramener la paix sociale.
C’est que quand bien même il serait convenablement rémunéré, l’Algérien, partout où il réside, reste mal logé. Aussi, dès qu’une commune affiche une liste d’attribution de logements sociaux, la contestation, rarement pacifique, germe immanquablement.
A l’est du pays, principalement à El Tarf, Annaba et Jijel, la fin de semaine a été particulièrement chaude. Des affichages de listes de bénéficiaires de logements sociaux ont soulevé des vents de protestation qui ont tourné aux émeutes. Des scènes de saccage d’édifices et de biens publics ont été enregistrées. Alger, la capitale, n’est pas en reste. Presque dans la quasi-totalité de ses communes, les déceptions, après souvent de longues années d’attente d’un toit, se sont muées en éructations de colères. Une situation qui a, semble-t-il, incité le wali d’Alger à annoncer un plan Marshall : 120 000 logements pour la capitale d’ici 2014.
Encore une épreuve de patience pour tous les oubliés des livraisons en cours et certainement de celles passées. Des oubliés qui ne sont pas assurés de figurer dans ce proche avenir parmi les heureux bénéficiaires d’un logement social. Car il est établi que ce type de logement ne profite pas aux seuls éligibles à la formule, c’est-à-dire aux citoyens à faible ou sans revenu qui ne disposent pas d’un toit ou vivent dans l’exiguïté d’un bien familial indivis.
L’accusation, redondante, il faut bien le noter, portée à l’encontre des maires, chefs de daïra et des commissions chargées de sérier les ordres de priorité d’accès au logement social s’arrangent à chaque fois de servir des proches au détriment des postulants légitimes apporte la preuve intangible de ce que c’est aussi la gestion du dossier par les autorités locales qui, à chaque livraison, fait des laisser-pour-comptes, des mécontents.
Et il se trouve que c’est sur les seuls maires, élus qu’ils sont, que s’abattent les colères des citoyens. Des colères qui, en ce moment, tombent mal, puisqu’elles constituent un mauvais prélude à une compétition électorale qui n’est pas loin. Il est évidemment des popularités qui déclineront forcément. Pendant que ce temps, à plus haute échelle, walis et gouvernement s’évertuent à faire les arbitres, alors qu’ils sont, en vérité, les premiers concernés par la situation tant est que ce sont eux qui élaborent et dictent la politique sociale, le logement y 
compris.
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 LA CONTESTATION POUR LE LOGEMENT CONTINUE TOUJOURS À AÏN TÉMOUCHENT
Un mort, des tentatives de suicide

Tout le monde veut une logement
Trois jours après l'affichage des listes des bénéficiaires de150 logements sociaux à Aïn Témouchent et Sidi Ben Adda et avec attroupement qui s'en est suivi mercredi dernier, la contestation continue toujours dans le chef-lieu de wilaya.
Des dizaines de citoyens non retenus sur les listes des bénéficiaires ont assiégé la daïra et la radio locale pour exprimer leur mécontentement. Selon ces citoyens, les bénéficiaires de ces logements ne méritaient pas d'êtres inscrits du fait qu'ils sont à l’abri du besoin. Selon une source, une dame est décédée suite à un malaise cardiaque après qu'elle n'eut pas trouvé son nom sur la liste des bénéficiaires également. Plusieurs citoyens ont tenté de mettre fin à leur vie. L'un en s'immolant par l'essence fut sauvé miraculeusement par les forces de l'ordre, tandis qu'un père et son fils ont tenté de se jeter du haut d'un immeuble, heureusement que des gens les ont ramenés à la raison. Le représentant de la Ligue des droits de l'homme de la wilaya de Aïn-Témouchent a adressé une correspondance aux autorités pour demander qu'une enquête soit menée pour rétablir les exclus dans leurs droits. Certains mécontents ont tenté jeudi de squatter les appartements destinés aux bénéficiaires et ce n'est qu'avec l'intervention massive des forces de l'ordre que les contestataires ont été sommés de quitter les lieux. En fin de compte, une délégation des protestataires a été reçue par le chef de daïra qui a écouté leurs doléances. 

mercredi 29 juin 2011

Algérie: les listes noir de logements


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Émeutes, listes contestées et passe-droit
UN TOIT À TOUT PRIX
FrustrationLes récentes émeutes de Batna à cause d’une liste de bénéficiaires contestée reflète une réalité : le système de distribution de logements reste injuste, opaque, en dépit des constats récurrents des gouvernants sur cette situation, dressés depuis au moins trois ans. Rendre la répartition plus juste bute sur une gouvernance centrale et locale, préoccupée dans maints cas sur la récupération à son profit des biens subventionnés par l’État. Outre l’absence de transparence, le favoritisme, si ce n’est le versement de la tchipa, rend l’accès au logement problématique pour une grande partie des Algériens dont une bonne portion n’attend que cette clé de sésame, susceptible de mettre fin à leur statut de célibataires. Résultat des courses : la crise du logement est loin d’être réglée malgré un effort sans précédent de l’État au cours de la décennie 2000.
Au demeurant, le logement mesure aujourd’hui notre réticence à instaurer un État de droit, le degré d’exclusion sociale dans le pays et le niveau des inégalités entre Algériens, d’où un sentiment de frustration partagé qui n’annonce pas, loin s’en faut, de lendemains meilleurs. En ce sens, la demande est en train d’enfler. Pendant que l’offre bien que démultipliée n’arrive pas à suivre les besoins. En raison de la rareté du foncier, la spéculation, un détournement de l’offre et un outil de réalisation caractérisée par une organisation des chantiers et des systèmes constructifs archaïques. En un mot, une véritable bombe à retardement. Si on n’y prend pas garde.
En définitive, le logement reste inaccessible pour une grande partie des Algériens. S’il faut saluer les mesures gouvernementales arrêtées pour solvabiliser la demande, ces décisions restent insuffisantes. En effet, il faut au moins trois à quatre fois le SNMG pour accéder au crédit immobilier en vue de l’acquisition d’un logement promotionnel subventionné par l’État (LPA). Pour acquérir un appartement sur le marché via un financement bancaire, il faut au minimum un salaire de 100 000 dinars par mois. En supposant que le crédit soit facilement accordé, le problème de l’offre se pose. Les logements accessibles sont les LPA. Or, il est très difficile aujourd’hui d’y accéder surtout à Alger où la pression demeure très importante. Il est donc plus nécessaire de fluidifier le marché de l’habitat. Faciliter l’accès des terrains aux promoteurs, régler la problématique relative aux capacités de réalisation considérées comme insuffisantes, assurer la transparence dans la distribution des logements et une intervention efficace de l’État en vue de solvabiliser la demande, autant de solutions contribuant à résorber la crise du logement, souligne un expert. Les entreprises dans le cadre de la fidélisation de leurs ressources humaines peuvent participer à cette œuvre citoyenne en accordant des avances sur leurs salaires. Les syndicats ou comités de participation pourraient puiser dans les œuvres sociales, orientées principalement, dans ce scénario, vers le financement des logements destinés aux salariés. Il convient également de libérer le marché locatif de ses contraintes.
Encore faut-il, in fine, une ferme volonté de l’État en vue de faire sauter les verrous à l’accès d’une grande partie des postulants au logement, dans une approche beaucoup plus globale. En un mot, les gouvernants sont de nouveau interpellés sur ce dossier. La conjoncture actuelle qui invite à une meilleure gouvernance devrait peser. À défaut, vouloir tourner le dos à la crise du logement ne fera qu’entretenir le malaise social qui risque de nous faire basculer, quitte à le répéter, vers de nouveaux cycles de contestation et de violence et retarder ainsi notre élan vers un développement durable.

Algerie les liste noire de logement



le logement fait la colére

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L’affichage des listes de logements sociaux embrase le pays: Où en est-on avec le fichier national ?

les listes noire
L’opération de distribution de logements sociaux est devenue, depuis un certain temps, une opération à haut risque pour les APC. Les exécutifs communaux, conscients des incidents qui accompagnent généralement ce genre d’opération, évitent de faire dans la précipitation.
Des centaines de logements, réalisés pour le compte de divers programmes d’habitat, n’ont été distribués aux potentiels bénéficiaires, le temps pour les commissions installées à cet effet d’étudier avec «vigilance» les dossiers déposés par les postulants.
Le travail de ces commissions prenaient un certain temps et a accusé même du retard sur le planning établi par les autorités. Souci des édiles communaux d’éviter les mouvements de foule ou contraintes objectives induites par le nombre de dossiers à traiter pour établir une liste de cas prioritaires ?
Il semble que les élus obéissaient à ces deux cas de figures, ce qui expliquent leur «nonchalance» à investir ce terrain miné à bien des égards, jusqu’à ce qu’intervienne le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, Daho Ould Kablia, sommant les APC de procéder à la distribution, dans un temps relativement court, des logements sociaux réalisés.
Des milliers de logements sociaux à «prendre» répartis sur l’ensemble du territoire national attisent bien de convoitises. Et forcément tous les moyens sont bons pour figurer sur la liste des heureux bénéficiaires à peu de frais et tout est aussi grande la colère de se voir exclu de la fameuse liste.

De l’Est, de l’Ouest, du Centre et même du Sud, résonnent les cris de colère des citoyens à l’affichage aux sièges des APC de ces listes de la discorde. Invariablement, la presse relate, depuis plusieurs jours, que des mouvements de protestations initiés par de citoyens mécontents après l’affichage de ces listes ont eu lieu dans telle ou telle ville du pays.
Et tout aussi invariablement, elle rapporte que les forces de l’ordre sont intervenues pour mettre fin à ces désordres et explique que l’ire des citoyens a été alimentée par le fait que bien de bénéficiaires de ces logement ne remplissent pas les conditions exigées pour y prétendre. Passe- droit, favoritisme et même des dessous de table qu’auraient commis les commissions ad hoc sont évoqués par les protestataires pour justifier leurs actions.
Il faut reconnaître, à la décharge de ces commissions, que le nombre de logements à distribuer est insignifiant comparé au nombre de demandeurs qui font valoir, avec force arguments, leur ancienneté de résidence dans la commune et leur précarité. Deux critères qui, semble-t-il, leur donne le «droit» et la «priorité» d’être sur la liste des heureux élus de l’opération.
Ce qui n’est pas, bien souvent, le cas. De nombreux demandeurs trichent sur leur lieu de résidence et leur situation sociale et certains, qui ont déjà obtenus une aide de l’Etat, profitent de l’absence d’instruments adéquats de gestion du dossier logement pour tenter de nouveau de bénéficier du cadeau providentiel.
Et là, il faut s’interroger sur le grand retard mis pour élaborer un fichier national de l’habitat, pourtant prévu depuis plusieurs années. Il permettra, sans nul doute, de débusquer les tricheurs et sera d’un apport non négligeable pour une gestion efficiente du parc immobilier à distribuer et un atout certain pour asseoir une politique de répartition plus équitable des logements pour les années à venir.

mardi 28 juin 2011

Trafic d'êtres humains en Algérie

Dna-Dernières nouvelles d'AlgerieTrafic d'êtres humains en Algérie : Ce que dit réellement le rapport du Département d’Etat américain


L’Algérie fait partie des pays à surveiller pour le trafic d'êtres humains, selon la dernière édition, publiée lundi 27 juin, d'un rapport annuel du Département d’Etat américain. 184 pays sont passés en revue dans le rapport américain. DNA a consulté le rapport et a traduit à ces lecteurs les passages consacrés à l’Algérie. Celle-ci fait partie de 23 Etats considérés comme «n'atteignant pas le niveau minimum» de protection contre la traite des personnes et «ne faisant pas d'efforts importants».


Le « Rapport mondial sur le trafic des personnes » recense les cas de prostitution forcée touchant des 
femmes, des enfants, l’esclavage humain, l’exploitation des travailleurs ainsi que le travail forcés des enfants.
Le gouvernement algérien ne se conforme pas pleinement aux normes minimales pour l'élimination de la traite et ne fait pas d’efforts significatifs dans ce sens, indique le rapport.
« Le gouvernement n'a fait aucun effort visible pour faire appliquer la loi de 2009 contre la traite Il a également refusé d'identifier et de protéger les victimes de trafic et a continué à à ne pas prendre des mesures pour protéger les victimes et prévenir la traite », souligne le document.
Le Rapport d’Etat
L’Algérie est une terre de transit et à un degré moindre une destination pour des hommes, des femmes et des enfants qui se trouvent obligés de verser dans le travail forcé et le trafic de sexe
Plus communément, les homes et femmes en provenance de la région du Sahel rentrent en Algérie de manière volontaire, mais illégalement souvent grâce à l’aide des contrebandiers avec pour objectif de se rendre en Europe.
Certaines de ces femmes sont forcées à se prostituer. Des réseaux criminels qui s’étendent parfois à l’Afrique subsaharienne et à l’Europe sont impliques tant dans la contrebande que dans le trafic des humains. Les chefs des « villages » africains habités par des non algériens sont parmi ceux qui sont responsables de la prostitution des femmes.
Et à un degré moindre, des hommes en provenance du Sahel, surtout le Mali, sont forcés à devenir des « boys » ; on confisque leurs documents de voyage pour profiter de cette force de travail. Quelques femmes algériennes sont également forcées à la prostitution.
Des groupes de la société civile estiment que plus l’Europe fermera ses frontières, plus l’Algérie deviendra une destination pour zone de trafic migratoire illégale
Recommandations pour l'Algérie : mettre en œuvre activement une loi une anti-traite en formant des fonctionnaires judiciaires, enquêter sur les infractions potentielles et poursuivre les délinquants présumés, et établir structures juridiques nécessaires, établir les moyens d'identifier les victimes de traite parmi les migrants illégaux ; s'assurer que victimes des trafic bénéficient d’ une assistance nécessaire, comme le logement, l'aide médicale, psychologique et juridique, s'assurer que les victimes ne sont pas punies pour des actes illégaux commis du fait direct de la traite ; établir des partenariats avec les organisations internationales compétentes et des ONG des pays à la source pour assurer le rapatriement volontaire et sûr pour les victimes de la traite, et entreprendre une campagne pour sensibiliser le public à la traite, notamment sur les différences entre le trafic d'êtres humains et la contrebande.
Protection : le gouvernement de l'Algérie n'a fait aucun progrès perceptible pour protéger les victimes de la traite au cours de la dernière année. Il n'a pas démontré le développement ou l'utilisation de procédures systématiques pour l'identification des victimes de la traite des populations vulnérables, comme les femmes étrangères arrêtées pour prostitution ou les émigrants sans papiers.
Des ONG ont signalé que certaines victimes de la traite ont été emprisonnées pour des actes illégaux commis en raison de leur statut de victimes- notamment pour prostitution ou pour séjour illégal. Des émigrants expulsés, dont certains peuvent pouvaient être des victimes de la traite, ont reçu un litre de lait et un peu de pain et ont été transportés aux frontières du désert avec le Mali et le Niger,- parfois ils ont été reçus par des fonctionnaires d'autres pays.
Des ONG ont indiqué que dans certains cas, les émigrants sont morts dans le désert saharien. Le gouvernement n'a pas fourni de victimes étrangères des protections légales avant leur renvoi vers des pays où ils ont subi des représailles ou fait face à des difficultés.
Le gouvernement n'a pas fourni une assistance ou des services juridiques aux victimes, pas plus qu'elle n'a dirigé les victimes vers d'autres prestataires de services. Il y avait pas de lieux de refuge mis à leur disposition par le gouvernement et des groupes de la société civile ont été empêché de fournir des refuges parce qu’ils seraient pénalisés pour avoir hébergé des émigrants en situation irrégulière.
Les dispensaires gérés par le gouvernement continuent d'être disponibles pour les victimes de la traite, et certaines victimes utilisent ces services. Toutefois, un certain nombre de victimes ne sont pas au courant de leur existence, soit ont refusé de les utiliser de peur d’être expulsées l'expulsion. Il n’existe pas de programme officiel pour encourager les victimes de la traite à témoigner contre les délinquants.
Poursuites : Le gouvernement algérien n’a fait aucun effort pour répondre à la  traite des êtres humains par le biais d'enquêtes, de poursuites, ou condamnations au cours de la période citée. L’Algérie interdit toutes les formes de trafic en vertu de l'article 5 de son code pénal code, promulgué en mars 2009.
Les peines prévues vont de trois à 10 ans d'emprisonnement,
qui peuvent aller à  20 ans d'emprisonnement en cas de circonstances aggravantes. Ces peines sont assez sévères et proportionnelles à celles prévues par la législation algérienne pour d'autres crimes graves, tel que le viol.
Le gouvernement n'a pas fait état d'enquêtes ou de poursuites judiciaires visant des délits liés à ce trafic, ou de condamnations d’éventuels trafiquants au cours de l'année.
Certains chefs de villages africains ont des liens étroits avec la police algérienne, et une ONG a noté que certains policiers ont libérés des femmes émigrantes arrêtées pour prostitution et trafic de sexe en le remettant à leurs souteneurs.
Des articles de journaux ont indiqué au mois d’octobre qu'une nouvelle brigade de la police nationale a été établie dans le sud Algérie spécifiquement dédiée à la lutte contre la traite des personnes, mais cette information n’a pas été confirmé et les responsables gouvernementaux n'étaient pas au courant de son existence (…) Le gouvernement n'a pas accepté une offre de formation contre la traite de la part d'un gouvernement étranger.


ALGERIE:Trafic d'êtres humains et la liste noire americane


TSA - Tout sur l'AlgérieTrafic d'êtres humains : l’Algérie pour la première fois dans la « liste noire » américaine
L’Algérie fait son entrée dans la « liste noire » américaine des pays à surveiller pour trafic d’êtres humains, selon le dernier rapport du Département d’État américain publié ce lundi 27 juin. Le rapport dénonce le manque d’efficacité et d’engagement de la part d’Alger en matière de lutte contre le trafic d’hommes et le travail forcé. « Le gouvernement algérien ne respecte pas les normes minimales requises pour éliminer le trafic d’humains et aucun effort significatif n’a été fait dans ce domaine », peut-on lire dans le document du Département d’État.

Washington accuse le gouvernement algérien d’avoir échoué à protéger les victimes de ce trafic et de ne pas avoir adopté les mesures adéquates visant à endiguer le problème. Le document poursuit : « le gouvernement n’a ni enquêté, ni poursuivi en justice la moindre infraction concernant la traite des êtres humains, ni même condamné un seul contrevenant durant cette année (2010) ».

L’Algérie, considérée comme étant une zone de transit pour les immigrés venant d’Afrique subsaharienne et à destination d’Europe, est suspectée de travail forcé et de prostitution forcée à l’encontre des migrants. Le document cite des cas d’abus sexuels sur des femmes étrangères venant d’Afrique subsaharienne, dans la localité de Tamanrasset, notamment. Certains hommes, originaires du Mali dans la plupart des cas, ont également été forcés à effectuer des travaux domestiques tandis que leurs « propriétaires » leur confisquaient leurs documents d’identité afin de les forcer à travailler.

D’après le rapport, des femmes algériennes ont été aussi forcées à se prostituer.Washington déplore qu’aucune protection, ni assistance ne soit fournie pour venir en aide aux victimes. D’après les ONG ayant collaboré à la rédaction du rapport, « certaines victimes ont été emprisonnées en raison d’infractions à la loi résultant de leur condition en tant que victimes, telles que la prostitution ou l’absence de documents d’immigration ». Certains migrants en instance d’expulsion ont été abandonnés dans le désert du Sahara avant de décéder, d’après les ONG citées dans le document.

Selon les groupes de la société civile, depuis que l’Europe a renforcé sa politique des frontières, l’Algérie est devenue une destination pour l’immigration illégale et le trafic d’êtres humains. D’après la secrétaire d’État américaine Hillary Clinton,  « 27 millions d’hommes, de femmes et d’enfants » sont exploités dans le monde à ce jour dont la plupart sont « des femmes et des filles ». Le rapport souligne que la lutte contre le trafic d’êtres d’humains et l’esclavage moderne a perdu du terrain. Le nombre de pays ne respectant pas les normes internationales de lutte contre le trafic d’êtres humains a presque doublé, s’élevant désormais à 23 pays. Les plus mauvais élèves sont, entre autres, la République du Congo, la Corée du Nord, l’Arabie Saoudite et l’Iran. Au total, 41 pays sont placés sur la « watch list » de Washington, dont 23 qui font leur entrée dans ce sombre classement, parmi lesquels l’Algérie.

lundi 27 juin 2011


TSA - Tout sur l'Algérie
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Alors que le gouvernement multiplie subventions et hausses des salaires
L’économie nationale de nouveau menacée par une chute des prix du pétrole
Les prix du pétrole continuent de baisser sur les marchés financiers. Le baril de Brent de la Mer du Nord pour livraison en août s'échangeait à 104,09 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres hier, perdant 1,03 dollar par rapport à la clôture de vendredi. Dans les échanges électroniques du New York Mercantile Exchange, le baril de « light sweet crude » pour livraison en août, reculait de 53 cents à 90,63 dollars. Certains analystes prévoient même que ce dernier pourrait tomber à 76 dollars dans les prochains jours (voir le graphe).

Cette tendance baissière s'explique par la décision de l'Agence internationale de l'énergie (AIE), qui rassemble de nombreux pays industrialisés – notamment les États‑Unis, le Japon et l'Allemagne –, de puiser dans ses réserves stratégiques de pétrole. Mais aussi par la crise économique mondiale qui s’annonce : les difficultés en Europe à cause de la crise en Grèce et le ralentissement aux États‑Unis et en Chine notamment.

Quelles sont les conséquences pour l'Algérie de cette baisse des prix du pétrole ? L'économie algérienne est totalement dépendante des revenus tirés des hydrocarbures, première source de richesse du pays. Les hydrocarbures ont ainsi rapporté plus de 55 milliards de dollars à l'Algérie en 2010. A priori, cette situation sur les marchés du brut ne devrait pas avoir d'impact dramatique immédiat sur les finances du pays. Le budget de la Loi de finance complémentaire 2011 a en effet établi à partir d'un prix du pétrole fixé à 37 dollars le baril. Même à 76 dollars, on est encore loin du seuil critique.

Cependant, s'arrêter à cette constatation, ce serait ignorer les conséquences à moyen terme. En effet, depuis le début de l'année, le gouvernement, en proie à une contestation sociale massive, a engagé de nombreuses dépenses. Augmentations de salaires dans l'administration et les entreprises publiques, subventions pour les biens alimentaires de base, la loi de finances complémentaire 2011 a vu les dépenses publiques augmenter de 25 % et le déficit budgétaire s’établir à 33,9 % du PIB. Cela représente plus de 1600 milliards de dinars de dépenses supplémentaires, soit 23,8 milliards de dollars, c'est‑à‑dire la moitié des revenus des hydrocarbures de 2010.

Si, dans l'immédiat, cela ne devrait pas fragiliser la situation financière du pays, qui dispose également de près de 160 milliards de dollars de réserves de change, la question se pose au sujet de la capacité de l'État à maintenir ce niveau de dépense avec une baisse importante du prix du pétrole. Car si les revenus baissent, ces dépenses nouvelles vont se maintenir. D'autant que la plupart de ces dépenses – même si elles sont légitimes –  ne répondent pas directement à une stratégie économique de développement des entreprises et de l'emploi. Ce sont donc des dépenses sèches et non des investissements pour l'avenir qui pourraient créer de la richesse et permettre d’équilibrer les comptes de l’État
.
En cas d'accident sur les marchés du pétrole, l'Algérie n'a toujours pas de plan B et le gouvernement pourrait donc être contraint de serrer un peu plus la ceinture. Au risque de réveiller la colère sociale toujours latente. Il y a aussi le risque de voir se rééditer le scénario de qui a prévalu entre 2008 et 2010. Le gouvernement, pour rééquilibrer la balance commerciale, avait pris une série de mesures économiques et fiscales. Contenues dans les lois de finances complémentaires (LFC), elles ont eu des effets néfastes sur l’investissement étranger et l’économie nationale.

algerie un paye de pétrole


Logo ElWatanLe pétrole dope la valeur des exportations

A la faveur de la bonne tenue des cours pétroliers mondiaux, la balance commerciale de l’Algérie a enregistré, durant les cinq premiers mois de l’exercice en cours, un excédent évalué à 10,39 milliards de dollars, contre 8,20 milliards, durant la même période de l’exercice précédent, selon les chiffres de la direction
des Douanes, repris hier par l’APS.

Ainsi, la valeur des exportations de l’Algérie a marqué, durant la période considérée, une hausse de17,42% par rapport aux cinq premiers mois de l’année écoulée, passant ainsi de 25,09 milliards de dollars à 29,46 milliards de dollars, selon la même source. Sans surprise aucune, l’amélioration du solde positif de la balance commerciale de l’Algérie, comme le précisent d’ailleurs les services des Douanes, est induite par le fait essentiel de l’évolution favorable des prix du pétrole durant les premiers mois de l’exercice en cours. La valeur des exportations des hydrocarbures, qui représentent quelque 97,19% des exportations algériennes, soit 28,64 milliards de dollars durant les cinq premiers mois de 2011, a ainsi augmenté de 17%, grâce à la bonne tenue des cours pétroliers.
En revanche, les exportations hors hydrocarbures, confirment encore les services des Douanes, restent toujours marginales, soit un montant d’à peine 829 millions de dollars, représentant une faible prépondérance de 2,8% des exportations globales de l’Algérie. Les groupes «demi-produits», «produits bruts» et «alimentation» constituent, selon la même institution, le gros des exportations algériennes hors hydrocarbures. Au même moment, la facture d’importation continue d’enfler,  atteignant, pour la période en question, un montant de 19,08 milliards de dollars, contre 16,89 milliards de dollars durant les cinq premiers mois de 2010, soit une augmentation de 12,90%. Ceci laisse présager une facture globale qui risque de dépasser le seuil alarmant des 40 milliards de dollars d’ici à la fin de l’exercice en cours.
Qui plus est, les groupes de la structure des importations de l’Algérie qui ont enregistré des hausses relativement importantes, comme le soulignent les Douanes, sont ceux de l’alimentation qui a totalisé 3,89 milliards de dollars, ainsi que les biens d’équipements agricoles, les biens de consommation non  alimentaires et les produits bruts. Somme toute, durant les cinq premiers mois de 2011, la balance commerciale de l’Algérie confirme sa tendance de ces quelques dernières années, avec notamment des excédents en hausse grâce au pétrole, une facture d’importation qui ne cesse de grossir et des exportations hors hydrocarbures qui restent quasiment négligeables.