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lundi 25 juillet 2011

Algerie : corruption



Enquête sur le business électoral dans l’Est algérien: Des milliardaires draguent le FLN et le RND

corruption en algerie
A l’approche des élections locales et pour la députation, une faune sauvage d’affairistes jamais connue dans le monde politique national s’emploie à côtoyer les élus locaux possédant des influences avec leur direction politique centrale.
Les campagnes électorales prévues durant le printemps 2012 pour les élections législatives et locales font beaucoup d’ambitieux.
Non pas chez les populations les plus démunies à travers plusieurs wilayas de l’Est algérien, et vraisemblablement encore pareillement dans d’autres wilayas du pays. Cette nouvelle race qui s’intéresse désormais à la politique de gestion de la population est constituée de milliardaires fortement célèbres à Annaba, El-Tarf, Guelma, Skikda, Souk Ahras et Tébessa.
Ces milliardaires étaient, il y a moins de vingt ans, de simples commerçants, manœuvres chez des particuliers ou simples fonctionnaires dans les administrations locales. Mais, aujourd’hui, cette nouvelle catégorie de milliardaires qui distribue de l’argent ici et là à la classe pauvre algérienne au nom d’un parti ou de plusieurs partis politiques semble donner de l’inquiétude à travers ses gestes charitables. Trois témoignages des plus importants parmi des dizaines d’autres.
« C’est moi qui me suis lézardé à coups de lame la poitrine à la daïra d’Annaba pour obtenir un logement social. J’ai 40 ans, et j’ai finalement obtenu un logement de type F3 ; je me suis marié grâce au soutien financier d’un entrepreneur proche d’un élu local qui a favorisé l’obtention de mon logement.» L’entrepreneur, pour rappel, est lourdement endetté chez les banques et poursuivi par la direction des impôts.
Notre interlocuteur nous a priés de ne pas divulguer le nom de son bienfaiteur, ainsi que l’appartenance politique de l’élu. «Je suis prêt à faire tout pour eux (…). Ils me connaissent à Bormat El-Gaz, mon ancien quartier, et toute la population me surnomme Ché Guevara.»
Le deuxième témoignage à El-Tarf, très dur, émane d’un père de famille qui allait se faire exploser avec ses deux enfants à l’aide d’une bonbonne de gaz lorsqu’il a été dissuadé par un ex-promoteur de l’immobilier et détenteur de l’exploitation d’une sablière (aujourd’hui fermée sur décision de l’administration locale), de prendre en charge toutes ses doléances.
Ce qui a été fait. Toute la famille sinistrée a été relogée dans une luxueuse villa appartenant à cet homme d’affaires, et ce dernier ne s’est pas empêché de faire autour de lui une publicité du genre «regardez comme je suis bon, si j’avais plus, je vous le donnerai !»
Le troisième cas, le plus édifiant de tous, a concerné un ex-maire d’une commune x de la wilaya de Tébessa.
Celui-ci, ancien maquignon à ses heures perdues, aujourd’hui devenu milliardaire grâce uniquement à son élection pour un seul mandat, ne cesse de sensibiliser ses concitoyens pour l’élire de nouveau.

Accusé, même par les membres de sa tribu de n’avoir rien fait de bon pour la commune, il a eu l’audace de déclarer, selon des sources sûres : «C’est vrai que je me suis enrichi lors de ma première élection.
Aujourd’hui, je suis riche, je ne vais rien voler et ne travailler uniquement que pour vous. Imaginez, si notre aarch va élire un autre maire sans le sou, il ne pensera qu’à se remplir les poches comme moi lorsque j’étais un jeune maquignon à la tête de 8 à 10 têtes de moutons.»
FLN et RND, les deux partis les plus convoités par «les nouveaux rapaces de la politique»

En octobre 2010, le sénateur Zitouni, d’obédience Fln, n’a pas hésité une seconde à brandir une arme de poing, en plein centre d’Annaba, en face des militants redresseurs de son parti qui avaient, pour rappel, occupé la mouhafada afin de le chasser lui et son staff qui sont «accusés de corruption et de favoritisme avec de tierces personnes n’ayant aucune relation avec le parti FLN».
Les «redresseurs du parti d’Annaba», comme ils aiment se déclarer ainsi, n’ont pas tourné le dos à Abdelaziz Belkhadem, secretaire général du parti FLN, au contraire des militants de Tébessa, réunis le 18 juillet dernier, qui avaient porté de graves accusations contre la direction politique de leur parti.
A Annaba, premier bond des redresseurs pour le nettoyage des rangs de leur parti, «souvent occupé soit par des milliardaires qui ne sont là que pour s’enrichir ou régler leurs problèmes antécédents avec les différentes administrations publiques, soit par des élus novices proposés sur la liste du FLN en tête de liste et qui sont souvent de véritables bons de commande vierges par leur désignateur, très souvent leur chef de parti local si ce n’est pas sur injonction de leur direction politique nationale», nous a confié un avocat célèbre à Annaba, militant de longue date à la formation politique de Belkhadem.
A Tébessa, lundi 18 juillet dernier, 8 militants ont été blessés par un groupe pro Belkhadem pour empêcher une réunion du mouvement des redresseurs.
Selon le porte-parole du mouvement des redresseurs, Mohamed Seghir Kara, dans une déclaration faite à la presse, « la réunion a regroupé plusieurs militants des wilayas de l’Est et du Sud Est du pays et à l’issue de laquelle réunion un certain nombre de recommandations ont été adoptées, telles les récupérations des kasmas et des mouhafada inféodés par Belkhadem «. M. Kara ira plus loin jusqu’à accuser Belkhadem d’»utiliser le FLN à des fins personnelles (…)
Il a écarté les militants authentiques au détriment de personnes pour leur soutien financier».
Enfin, les redresseurs, sous l’égide du trio Goudjil-Kara-Abada, ont menacé, la dernière semaine à Draria, de présenter des listes indépendantes si aucune solution n’est trouvée au conflit qui les oppose à leur direction politique.
Ils ont aussi accusé ouvertement le député Mohamed Djemaï, sur instigation de Belkhadem, d’avoir saboté la réunion du 18 juillet tenue à Tébessa, et d’avoir donné «des milliards au FLN» pour être désigné vice-président de l’APN et membre au sein du Comité central.
13 milliardaires pleins aux as à Annaba et à El-Tarf prêt à donner leur fortune pour être député ou sénateur
A Annaba et à El-Tarf, c’est du jamais vu. Plusieurs milliardaires qui se sont enrichis par l’importation des produits ferreux, le bâtiment et la transformation de la tomate ne cessent de courtiser les responsables locaux des partis FLN et RND. On les voit coude à coude avec ces militants sur les différentes terrasses du cours de la Révolution.
Renseignement pris auprès d’autres militants de ces formations politiques, il s’est avéré que tel ou tel milliardaire s’»intéresse à notre parti et cherche à militer avec nous pour être soit député, soit sénateur». Le comble, selon notre enquête avec observation, c’est que ces milliardaires fréquentent les deux partis à la fois ; on les voit entrer et sortir dans les locaux des deux partis, et cela ne semble poser aucun problème. Nos mêmes sources nous affirment : «Ils sont en train de réfléchir quel parti est le bon avant qu’ils foncent avec leur fric.» Incroyable !
Des observateurs chevronnés de la politique, questionné sur cet intéressement soudain de milliardaires à la politique alors que cette classe aisée, dans un passé récent, n’a fait que compter son argent et loin de toute demande d’un poste d’élu : «Aujourd’hui, nous confie un ex mouhafedh du FLN, les choses ont changé.
Autrefois, un bourgeois pour ne pas dire un milliardaire arrive à régler ses problèmes avec l’administration facilement, aussi, milliardaire soit-il, devant les nouvelles lois législatives et les différents contrôles de l’Etat, j’ai vu plusieurs de ces milliardaires se faire casser les dents et mis en prison comme de vulgaires voyous pour avoir triché ici et là avec l’administration.»
Un ex-directeur des impôts, aujourd’hui à la retraite, nous a déclaré sur le même sujet : «Hier, avant l’arrivée de ces nouveaux riches, les recettes fiscales chez les particuliers étaient insignifiantes, aujourd’hui, grâce à la libéralisation du marché, ces particuliers d’hier sont surtout devenus milliardaires durant la décennie noire (…) leur intéressement à la politique et leur désir d’occuper un siège au Sénat ou à l’APN est pour eux un moyen pour protéger leurs biens, car ils pensent que dans ces deux Chambres du Parlement ont côtoyé chaque jour les décideurs du pays.»
Il y a une autre question qui taraude les esprits de ces milliardaires s’intéressant soudainement à la politique : Bouteflika va-t-il rester président du parti du FLN ? Ouyahia sera-t-il le successeur de Bouteflika à la tête de l’Etat ?
Le FLN va-t-il connaître une traversée du désert comme après la fin du règne de Chadli Bendjedid ? Le RND sera-t-il le parti fort de demain ? Sur quel parti dois-je miser pour occuper un siége à l’APN ou au Sénat ?
Telles sont les questions absurdes posées par «ces milliardaires qui ont la peur au ventre de se voir tout perdre du jour au lendemain et pensant qu’un siège d’élu de la Nation les protégera», a conclu le vieux mouhafed du FLN.

dimanche 24 juillet 2011

Algerie:enquête américaine sur le transit par l'Algérie d'une cargaison d'armes pour Kadhafi



La réponse du ministère des Affaires étrangères



Declaration du porte-parole du MAE, Amar Belani, au sujet de la prétendue cargaison d'armes qui aurait transité par le port de Djen Djen :
"Je démens catégoriquement ces informations infondées dont les auteurs sont toujours les mêmes, c'est-à-dire les représentants d’une certaine frange au sein de l’opposition libyenne qui ne reculent devant aucune turpitude ou manœuvre perfide de désinformation pour tenter, vainement je dois préciser, de mettre la pression diplomatique sur notre pays.
Comme nous l’avions affirmé, de manière réitérée, claire et déterminée, l’Algérie est connue pour être un membre responsable de la communauté internationale et a ce titre, elle se conforme scrupuleusement à toutes les dispositions des resolutions 1970 et 1973 du Conseil de Securité.
Je dois rappeler, a cet égard, que l’Algérie a été l’un des rares pays à avoir réagi, officiellement, par voie de communiqué du ministère des Affaires Etrangères à l’adoption de ces résolutions prises dans le cadre du chapitre VII de la Charte des Nations Unies et donc opposables à tous les Etats membres, pour souligner solennellement qu’elle en prenait acte et qu’elle s’y conformerait pleinement".

Algerie :algerie Après le pétrole


Selon l’OPEP, la production d’hydrocarbures est en net recul en Algérie

Rien que pour 2010, Sonatrach a répertorié 29 découvertes. Ce qui laisse dubitatif est que, malgré ces découvertes, le cartel évoque un recul du nombre de puits et de plateformes actuellement en exploitation en Algérie.

Le déclin de la production d’hydrocarbures en Algérie inquiète. Si les responsables du secteur tentent de rassurer en dressant un tableau optimiste à propos de l’étendue du domaine minier national et des possibilités qu’il offre, les faits sont têtus et invitent à une profonde introspection.
Les chiffres avancés dans le rapport statistique annuel de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole pour 2010 font plus que confirmer le déclin sur les différents segments de la filière hydrocarbures en Algérie. En dressant un tableau comparatif mettant en rapport l’évolution des réserves et de la production, ainsi des exportations et des besoins de la consommation interne, il est aisé de constater qu’il y a péril en la demeure.

La première anomalie à relever concerne le volume des réserves prouvées aussi bien pour le pétrole que pour le gaz. Selon les chiffres de l’OPEP qui couvrent une période allant de 2006 à 2010, celui-ci s’est stabilisé à une quantité de 12,2 milliards de barils de pétrole très loin derrière les poids lourds comme le Venezuela (en tête de classement), ou encore l’Arabie Saoudite et, dans une moindre mesure, l’Iran, l’Irak ou la Russie. Pour le cas du gaz naturel, qui, un temps, a été présenté comme alternative intéressante pour assurer l’avenir du secteur, le constat est accablant. Car avec à peine 4500 milliards de mètres cubes de réserves, l’Algérie arrive tant bien que mal à maintenir une place dans le top ten des stocks les plus importants de gaz naturel. Certains s’évertuent à expliquer ces résultats par le ralentissement de l’effort d’exploration dans le souci de préserver les ressources existantes. Toutefois, il ne se passe pas une année sans que la compagnie nationale des hydrocarbures annonce de nouvelles découvertes.
Rien que pour 2010, Sonatrach a répertorié pas moins de 29 découvertes. Ce qui laisse d’ailleurs dubitatif est que malgré ces découvertes, le cartel évoque un recul du nombre de puits et de plateformes actuellement en exploitation en Algérie. Cela n’est pas sans impact sur la production d’hydrocarbures toutes catégories confondues, laquelle ne cesse d’enregistrer des contre-performances. Ainsi la production globale de gaz naturel a baissé de 2,4% en une seule année.

Entre 2006 et 2010, la part de la production de gaz à commercialiser a baissé de 88,2 milliards de mètres cubes à 83,9, reléguant l’Algérie à la 9e place du classement des producteurs de gaz. Idem pour la production de pétrole, laquelle est passée de 1,368 million de barils/jour à 1,189 million de barils/jour, et ce, après l’application de la réduction des quotas de l’OPEP. A contrario, les rendements des dérivés du pétrole sont passés de 455 200 en 2006 à 652 400 barils par jour en 2010. Pour le cas particulier de l’essence, la production a atteint un peu plus de 69 000 barils/ jour en hausse de 14,1% par rapport à 2009. Or, le rythme de développement des capacités de raffinage est très loin de correspondre au rythme de croissance de la consommation interne qui a atteint les 25% en 2010 pour un volume de 68 300 barils par jour.
Du côté des exportations d’hydrocarbures, principale ressource financière pour l’Algérie, le rapport du pool pétrolier démontre, chiffres à l’appui, que les exportations en valeur en 2010 se situent pratiquement au même niveau qu’en 2006, soit un peu plus de 57 milliards de dollars. Ceci est d’autant plus insolite, puisque le prix moyen du baril pour 2010 a atteint un niveau nettement plus élevé qu’en 2006.
Le fait est que les exportations ont reculé en volume à mesure que la production déclinait. C’est ainsi que les exportations de pétrole brut et produits dérivés sont passées de près de 1,4 million de barils/jour à un peu plus d’un million de barils/jour entre 2006 et 2010.
Pour ce qui est du gaz, les ventes sont passées, durant la même période de 61 500 m3 à 57 000 m3 plaçant l’Algérie au 5e rang des plus grands exportateurs de gaz, très loin derrière la Russie, le Qatar, la Norvège et le Canada.
Afin de redresser un tant soit peu la situation,  Sonatrach a prévu de doubler ses investissements dans l’exploration en consacrant la bagatelle de 17 milliards de dollars pour le développement de nouveaux gisements. Tout dépendra donc des potentialités du domaine minier. Les responsables du secteur n’écartent pas d’ailleurs la possibilité de recourir au développement des gaz et pétrole non conventionnels.

samedi 23 juillet 2011

Algerie:Les imams au service de l'état

L'Etat les incite à abandonner le spirituel pour le politique : Imams ou agents de propagande?

On ne sait plus s’il faut les appeler imams, propagandistes, assistants sociaux ou agents de  contrôle au service de l’Etat. Le ministère des Affaires religieuses et du wakf a instruit les imams des mosquées à l’occasion du mois sacré du ramadhan à adopter des prêches en relation avec les préoccupations quotidiennes des citoyens. Quelques jours plutôt, le même ministère avait demandé aux imams d’inciter les estivants à ne pas se rendre à la plage durant le même mois. Pour éviter la tentation.

Les imams doivent abandonner, dans leurs prêches durant le mois de ramadhan, les discours traditionnels et axer davantage sur les soucis et préoccupations des citoyens, a indiqué M. Fellahi, chargé de l’information au ministère, dans une déclaration à l’APS.
Les imams, a-t-il expliqué, ont démontré, ces derniers temps, leur capacité à adhérer à cette démarche lorsqu’ils ont abordé des sujets sociaux qui concernent directement les citoyens.
Les imams transformés en auxiliaires de l’Etat chargés de prêter main forte au gouvernement ? C’est tout comme…
Le discours des imams, a précisé M. Fellahi, sera orienté essentiellement vers les commerçants les dissuadant de profiter de ce mois sacré pour réaliser des gains faciles en faisant le malheur du simple citoyen qui subit les effets de la hausse des prix des produits de large consommation.
Il s’adressera également aux personnes malades interdites de jeûner, les exhortant à respecter les prescriptions médicales afin de ne pas nuire à leur santé.
Des instructions seront également données aux personnes chargées des mosquées qui doivent veiller « à l’hygiène et à l’aération en utilisant modérément les appareils de climatisation afin de préserver la santé des fidèles d’autant que le mois du jeûne sera cette année chaud », selon la même source.
M. Fellahi a appelé, dans ce cadre, les imams à se conformer au calendrier établi par le ministère sur les horaires du f’tour et du imsak dans le souci de préserver l’unité de la nation et respecter la référence nationale.
M. Fellahi n’a pas précisé ce qu’il entendait dire par souci « de préserver l’unité de la nation et respecter la référence nationale ».
Quinze jours plutôt , le même chargé de l’Information annonçait à la presse que son département allait demander aux imams  d’inciter les Algériens à ne pas se rendre à la plage au cours du mois sacré, avant ou après la rupture du jeûne.
Explications du ministère : « Les jeûneurs qui se rendent à la plage pourraient rendre « vain » leur jeûne, vu les actes et les « scènes immorales » qui peuvent arriver et peuvent être « vues ». Les plagistes ne sont pas également à l’abri d’une rupture inopportune du jeûne en avalant l’eau de mer.
En somme, les autorités algériennes demandent aux imams de s’écarter de leurs missions spirituelles pour faire de la politique, de la prévention sociale
Pourtant, le ministère des Affaires religieuse affirmait en 2007 que « la mosquée est un lieu de culte et non un endroit pour faire de la politique » et qu’un projet de loi interdisant aux imams de faire de la politique était en préparation.
Si le gouvernement a, semble-t-il, abandonné ce projet de loi, il n’a pas renoncé à instrumentaliser les imams aux fins de propagande politique.



Algerie: La France exporte à l’Algérie 3 millions de tonnes de blé


 LElle assure 75% des besoins de l’Algérie en grains

Selon les dernières statistiques des services de Douanes algériennes, la France a été le premier fournisseur de l’Algérie en blé lors du 1er semestre de cette année, avec près de 3 millions de tonnes, de l’ensemble de 3.96 millions de tonnes importées par l’Algérie.
L’Algérie a importé de la France, lors du premier semestre de cette année, l’équivalent de 3.969 millions de tonnes de blé, dont 3.064 millions de tonnes de blé tendre et 904.798 mille tonnes de blé dur. La France reste ainsi le plus grand fournisseur de l’Algérie en ces deux sortes de blé. Les entreprises exportatrices ont vendu à l’Algérie, seule, près de 2.154 millions de tonnes de blé tendre, de l’ensemble de 3.064 millions de tonnes, soit, 70.30% des importations algériennes en ce produit. D’autre part, la France a commercialisé à l’Algérie près de 802.126 mille tonnes de blé tendre, de l’ensemble de 904.798 mille tonnes, soit l’équivalent de 88.66%. L’Algérie a importé l’équivalent de 1.517 milliards de dollars de blé, dont 1.106 milliards de dollars de blé tendre et 996.270 millions de dollars de blé dur. Il serait utile de signaler que la valeur des ventes françaises pour l’Algérie est estimée à 786.944 millions de dollars de blé tendre et à 363.427 millions de dollars en blé dur.
Dans le même sillage, les importations de l’Algérie en blés dur ou tendre ainsi qu’en toutes sortes de grains pour cette année sont prévues dépasser le seuil de 6.5 millions de tonnes, afin de couvrir les besoins du marché algérien en ces produits estimés de 7 à 7.5 millions de tonnes.

vendredi 22 juillet 2011

Algérie:droits de l’homme en Algérie et la diplomatie algérienne


Le nouveau profil bas de la diplomatie algérienne
Il a y trois semaines, le département d’État américain, dénonçait, dans un rapport virulent sur la situation des droits de l’homme en Algérie, le manque de volonté des autorités algériennes à lutter contre le trafic d’êtres humains dans le pays. Ce rapport a suscité de nombreuses réactions en Algérie, notamment celle du président de la Commission consultative de promotion et de protection des droits de l’homme, Farouk Ksentini. Il fustigé un rapport «  injurieux » et « scandaleux ». Et Alger avait promis, le 3 juillet, de répondre officiellement au département d'État. Le ministre de la Justice, Tayeb Belaiz, avait en effet annoncé qu’une réunion aurait lieu au ministère des Affaires étrangères pour mettre au point cette réponse (lire). Or, à ce jour, trois semaines après cette annonce, aucune déclaration publique officielle n’est venue. Non seulement le gouvernement algérien n’a pas réagi, mais aucun ministre n’a osé la moindre déclaration d’indignation ou de rejet des accusations américaines.

Ces dernières semaines, ce n’est pas la première fois que l’on constate ce silence pesant du ministère des Affaires étrangères sur des dossiers le concernant. Il y a eu ensuite les propos du ministre français des Transports, Thierry Mariani, qui, pendant la grève d’Air Algérie, a appelé la compagnie algérienne publique à assumer ses responsabilités. Il y avait eu auparavant d’autres rapports sur la situation des droits de l’homme dans le pays, comme celui de l’ONG Amnesty international ou du Département d’État américain.

Le 19 avril, Alain Juppé, ministre français des Affaires étrangères, avait rendu publique une conversation avec son homologue algérien Mourad Medelci sur l’implication de l’Algérie en Libye. Malgré l’agacement qu’elle a provoqué en Algérie, cette attitude peu diplomatique du ministre français n’a donné lieu à aucune réaction algérienne.

Cette attitude du gouvernement tranche avec celle à laquelle il avait habitué les Algériens par le passé. Ces prises de paroles étaient d’ailleurs souvent le fait de responsables bien précis, quasi habitués des sorties outrées contre les pays, notamment la France, qui prononçaient des propos négatifs à l’encontre de l’Algérie. C’était le cas par exemple de Mohamed Cherif Abbas, ministre des Moudjahidine, ou d’Abdelaziz Belkhadem, ex‑premier ministre et secrétaire général du FLN. Tous deux, et certains autres, réagissaient au nom de la défense de la souveraineté nationale.

Depuis peu, ce n’est plus le cas. Comment expliquer cette nouvelle réserve des autorités algériennes ? Le contexte politique national et international a changé. Des dictateurs sont tombés en Tunisie et en Égypte. D’autres sont menacés, en Libye, en Syrie, au Yemen. D’autres pays doivent accepter d’ouvrir leur pays à  plus de démocratie, comme le Maroc et l’Algérie. Surtout, les puissances occidentales ont décidé de soutenir ce vent de changement. Leur appui aux pouvoirs en place n’est plus si inconditionnel. L’Algérie cherche‑t‑elle alors à ne pas provoquer de tension contre‑productive pour le régime ? La volte‑face est en tout état de chose frappant. Le pouvoir, pour se maintenir, semble prêt à faire l’impasse – momentanément ? – sur les intérêts et l’image de l’Algérie à l’étranger.

Algerie: Le cauchemar des prix


A quelques jours du ramadhan

Déjà la hausse des prix !

Avis d’une grande flambée des prix. A une dizaine de jours de l’entame du mois de Ramadhan, prévu début août, la mercuriale grimpe progressivement. Hier, au marché T’nach de Belcourt, les prix affichés des fruits et légumes, bien que certains soient des produits de saison, donnaient le tournis, au grand dam des ménages. Cédée, il y a quelques jours, à 40 DA/kg, la tomate a atteint
les 80 DA.
 

L’oignon est vendu entre 30 et 45 DA/kg, les poivrons, pourtant de moyenne qualité, à 70 DA le kg. Les haricots à écosser oscillent entre 120 et 140 DA le kg, au moment où la laitue coûte entre 50 et 60 DA le kg. Idem pour la pomme de terre cédée à 40 DA/kg, les carottes à 50 DA et les navets à 70 DA. Le poivron est vendu entre 75 et 100 DA. En matière de record, la courgette est négociée à 120 DA, le haricot vert à 150 DA le kilo, le citron caracole à 200 DA. Même tendance haussière pour les fruits. La pêche est cédée entre 70 et 100 DA, la banane à 140 DA, la pastèque à 40 DA, le melon à 80 DA, les raisins sont à 150 DA. Les dattes sont tout simplement hors de portée, puisque cédées à 300 DA. Pas de quoi rassurer le moral des ménagères. La hausse n’a pas également épargné d’autres produits, même s’ils sont indispensables à la préparation de mets durant cette période.

C’est le cas de la viande rouge fraîche cédée à 900 DA, la viande congelée à 600 DA. Outre ces produits, le raisin sec est passé du simple au double. Vendu il y a quelques semaines à 250 DA le kg, il a atteint 500 DA. Produit intournable, le «frik», de moindre qualité, est négocié entre 200 et 250 DA. Les citoyens à faible revenu, perplexes face à cette soudaine montée des prix, accusent les commerçants de faire du mois de Ramadhan, «pourtant période de piété», l’occasion de réaliser des profits «indécents». «Comme de coutume, les commerçant se sucrent sur le dos du simple citoyen. A ce rythme, les prix déjà peu abordables atteindront des pics jamais égalés. Comme l’année dernière, je risque encore d’emprunter de l’argent pour faire face aux charges de ce mois», s’inquiète Abdelkader, un quinquagénaire, fonctionnaire de son état. Et d’ajouter : «On est déplumé et personne n’est là pas pour mettre le holà. La responsabilité incombe aussi au gouvernement qui est incapable de réguler le marché.»
S’ils admettent que les prix sont hors de portée pour certains produits agricoles, les commerçants rejettent toutefois toute accusation, évoquant une situation de monopole exercé par les mandataires dans les marchés de gros. «Les mandataires agissent en toute impunité. Ils décident des prix comme ils veulent. Je n’ai pas le choix. Soit j’aligne mes prix sur ceux des mandataires soit je change de profession», se défend Hamid, jeune commerçant. Son ami, également, vendeur, pointe du doit «l’échec» du ministère du Commerce. «Le minimum aurait été d’obliger les mandataires à vendre selon des prix fixés au préalable et rendus publics par le gouvernement.
Malheureusement, ce n’est pas le cas», se désole-t-il. Salim, un autre commerçant, prédit des lendemains moins rassurants : «C’est une certitude, les prix augmenteront davantage sous l’effet incontrôlé de la spéculation et du monopole.» Alors que les prix flambent, le gouvernement tente de rassurer.
Mardi, un haut responsable du ministère de l’Agriculture affirmait que les marchés seront bien approvisionnés en produits agricoles et dérivés. Objectif : faire baisser les prix. Ceci dit, cette opération risque de s’avérer un coup d’épée dans l’eau. D’autant plus que les marchés de gros et ceux de détail échappent aux règles de contrôle.