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mardi 2 août 2011

Algerie:La Martingale algérienne, réflexions sur une crise de Abderrahmane Hadj Nacer



Pouvoir, élites et société

Connu pour sa discrétion depuis qu’il a quitté ses fonctions de gouverneur de la Banque d’Algérie, Abderrahmane Hadj-Nacer est récemment sorti de son silence en composant un premier essai : La Martingale algérienne publié aux éditions Barzakh.

Connu pour sa discrétion depuis qu’il a quitté ses fonctions de gouverneur de la Banque d’Algérie en 1992, Abderrahmane Hadj Nacer est récemment sorti de son silence. En composant un premier essai, l’un des plus jeunes à avoir été nommé au poste de banquier central, veut apporter sa contribution au débat, en ces temps marqués par des velléités de contestation et d’aspiration au changement. La Martingale algérienne, publié aux éditions Barzakh, est plus qu’une réflexion sur une crise. L’ouvrage de Hadj Nacer dépasse les postulats connus de tous à propos de la généralisation de la corruption et des comportements de recherche de la rente.
C’est une autocritique, une introspection de l’absurdité du fonctionnement d’un système. C’est aussi l’émanation de la volonté d’un homme qui «bascule, à 60 ans, dans un autre âge» et veut initier un débat avec les jeunes sur le changement. Un changement qui ne devra pas passer par la négation de ce qui a été fait jusque-là, sa philosophie de base étant de «ne rien effacer et d’apprendre des erreurs du passé».

C’est dans une approche khaldounienne que l’ancien gouverneur de la Banque d’Algérie outrepasse l’analyse économique pour un autre exercice : l’exposé anthropologique. «Chaque peuple a un génie qui lui est propre. On ne peut pas avancer lorsqu’on tourne le dos au génie d’un peuple», nous a-t-il confié en marge d’une séance de vente-dédicace, à Alger. Le défi est, pour lui, d’affermir une gouvernance assise sur un Etat fort et des institutions pérennes. Instaurer la citoyenneté ainsi que le contrat social en lieu et place de l’allégeance aux clans et à la rente. Un processus qui passe par une équation à quatre variables : pas de développement durable sans conscience de soi ; pas de gouvernance sans l’existence d’une élite nationale ; pas d’économie performante sans démocratie et pas d’avenir sans notre identité. Cette conscience de soi qu’on a aliénée au nom de la modernité.
L’expérience du M’zab, d’où est originaire la famille de l’auteur, et sa stabilité historique est d’ailleurs bien présente dans le propos selon lequel la destruction des organisations et structures sociales s’est traduite par une aliénation pure et simple des populations, laquelle engendre la haine et l’obscurantisme. C’est aussi un défi aux élites à se réconcilier avec soi-même. Des élites que le pouvoir a d’abord cooptées. Le pouvoir a également entrepris, sous le couvert du socialisme, une chasse aux élites économiques, lesquelles n’ont pas de conscience de classe ni de base sociale ; elles n’ont pas non plus d’alliés à l’extérieur et «il est frappant de voir à quel point les élites algériennes manquent de relais et de soutiens à l’étranger. Elles n’ont pratiquement ni réseaux ni carnets d’adresses».

Restaurer l’Etat dans ses fonctions régaliennes

M. Hadj Nacer pense que le développement économique est intimement lié à la démocratie et à la création de contre-pouvoirs pour bénéficier d’une critique constructive. Aussi, la gestion centralisée affaiblit l’Etat. Celui-ci s’est trouvé seul investisseur légitime et on n’a plus jamais séparé la gestion de l’entreprise de la gestion du politique. «Depuis les années 1990, on a affaibli l’Etat. Et l’affaiblissement de l’Etat se manifeste par un contrôle direct de l’économie. Or un pouvoir, quelle que soit sa force, ne peut pas tout contrôler», nous a confié l’ancien banquier. Il préconise dans ce sens la restauration d’un Etat fort, assis sur le triptyque institution, autorité et discipline, dans ses fonctions régaliennes. On a bien tenté de le faire, selon lui. Or, la rente pétrolière a de tout temps réduit à néant les tentatives de réformes et a renforcé les monopoles élargissant à chaque fois la gabegie et la corruption. Cela ne justifie pas pour autant, avertit l’ancien patron de la Banque centrale, de tomber dans les ruses du système selon lesquelles les malheurs de l’Algérie sont issus de la malédiction du pétrole et de la main de l’étranger, usant même à outrance de concepts analogues au patriotisme économique alors que les efforts de développement entrepris ont surtout profité aux entreprises étrangères.

Le fait est que tout processus d’arbitrage et de prise de décision a été délocalisé à l’étranger. Pour illustrer cet état de fait, M. Hadj Nacer précise que «pendant que Carlyle décide qu’Orascom sera le détenteur de la licence de téléphonie mobile, l’arbitrage se résume au partage du reliquat de la rente».
Tous ceux qui espéraient quelques révélations fracassantes de l’ancien gouverneur de la Banque d’Algérie resteront cependant sur leur faim en abordant le chapitre consacré à la gestion de la dette extérieure et son rééchelonnement. Un laïus a toutefois été dédié à Mouloud Hamrouche, qui voulait engager le rééchelonnement de la dette extérieure en mars 1991 «pour ne pas laisser ce fardeau à son successeur». Hadj Nacer, qui voulait garder «une distance critique», se laissera dire qu’«il est très rare de trouver face à soi quelqu’un qui a un comportement d’homme d’Etat…»

lundi 1 août 2011

Algerie:Réserves de change de l’Algérie placées aux Etats-Unis

Le danger est réel, selon les spécialistes

La crise de la dette américaine sème le trouble dans les milieux financiers internationaux. Les débats se prolongent au Congrès et au Sénat pour trouver un accord sur le relèvement du plafond de la dette. Et pendant ce temps le monde s’inquiète. Les États‑Unis risqueraient‑ils de ne plus pouvoir payer leurs créanciers ?
Parmi ces derniers figure l’Algérie qui a placé une grande partie de ses réserves en bons du Trésor américain. Pour les spécialistes, le danger est réel. Ce dimanche 31 juillet, Nikolaus von Bomhard,  PDG de Munich Re, le premier réassureur mondial, a affirmé dans une interview au journal allemand Sueddeutsche Zeitung qu’un « effet domino est possible » dans le cas où les États‑Unis se retrouveraient en situation de défaut de paiement.
Mais il y a plus inquiétant pour l’Algérie : Selon  Nikolaus von Bomhard, il n’existe plus aujourd’hui « de placement absolument sûr »y compris les emprunts d’État. « Un emprunt d’État n’est plus ce qu’il était, un investissement sûr à tout égard »a‑t‑il affirmé. Une déclaration qui vient contredire les affirmations des autorités algériennes sur le caractère « sûr » de ces produits financiers.
Si les parlementaires américains ne se mettent pas d’accord pour relever le plafond de la dette avant mardi, le Trésor américain a prévenu qu’il ne pourrait pas payer toutes ses factures. Certes, on ne connaît pas encore l’issue de cette crise, mais il ne fait aucun doute que tous les pays devront en tirer les conséquences. Pour l’Algérie, cela signifie remettre sur la table la question du placement des réserves de change. Les spécialistes appellent à la diversification des placements. Mais le gouvernement et la Banque d’Algérie restent sourds à ces recommandations.
On a appris il y a quelques jours que ces réserves ont encore atteint un niveau record sur les six premiers mois de l’année : 173,63 milliards de dollars. Si les autorités sont plutôt discrètes sur la manière dont ces réserves sont gérées, elles ont toujours expliqué que le critère primordial était le risque minimum des placements. D’où les placements en bons du Trésor américain, réputés très fiables jusqu’à présent, au même titre que les autres obligations d’État dans le monde.
Mais dorénavant, si on en croit les experts, même ces obligations ne sont plus aussi sûres. Dès lors, au‑delà de leur faible rendement, les bons du Trésor américain viennent de perdre leur atout premier, à savoir leur sécurité. Mais cette alerte va‑t‑elle conduire la Banque d’Algérie, qui gère les réserves, à revoir sa stratégie ? Jusqu’ici les multiples critiques relatives à cette gestion n’ont jamais été entendues.

Syrie:les développement des contestations contre le régime 2

140 morts en Syrie ce dimanche : « Les chars nous attaquent, les mitrailleuses tirent à l'aveugle» 

Quatre-vingt quinze personnes ont été tuées dans l'attaque de l'armée à Hama, dans le centre de la Syrie, a annoncé Ammar Qourabi, le président de l'Organisation nationale des droits de l'Homme. Selon lui, au total, les attaques de l'armée dans plusieurs villes de Syrie ont fait  121 morts et des dizaines de blessés, dont de nombreux dans un état grave. Des témoignages recueillis par des agences de presse indiquent que les mitrailleuses des militaires tirent à l'aveugle. Selon un dernier bilan fourni par l'AFP le nombre de victimes s'élève à 140 personnes.

« L'armée et les forces de sécurité ont lancé une attaque sur Hama et ouvert le feu sur des civils, faisant 95 morts », a-t-il déclaré, affirmant disposer déjà d'une liste de 62 noms. Par ailleurs, selon M. Qourabi « 19 personnes ont été tuées à Deir Ezzor (est), six autres sont mortes à Harak (sud) et une à Boukamal (est) ».
Un médecin, qui a souhaité préserver son anonymat par crainte de représailles, a fait savoir que la majorité des corps avaient été transportés à Badr, Horani et Hikmeh, les trois hôpitaux de la ville, ajoutant que les poches de sang pour des transfusions venaient à manquer dans ces établissements.
« Les chars nous attaquent en provenance de quatre directions différentes. Leurs mitrailleuses tirent à l'aveugle et les chars détruisent les barricades érigées dans les rues par des habitants », a témoigné ce médecin.
Selon un autre habitant, des tireurs d'élite ont pris position sur les toits de la prison principale de la ville ainsi que sur le siège de la compagnie nationale d'électricité.
140 morts, Obama horrifié.
Le président américain Barack Obama s'est dit dimanche horrifié par l'offensive de l'armée syrienne à Hama qui a fait près de 140 morts et a assuré que Washington continuerait à maintenir le régime de Bachar al-Assad sous pression.
Dans un communiqué, M. Obama a rendu hommage aux manifestants courageux et expliqué que la Syrie serait un endroit meilleur lorsqu'une transition vers la démocratie se mettra en place.
Hama martyrisée en 1982
Située dans le centre du pays, Hama a été le théâtre de certaines des plus grandes manifestations de la contestation qui a débuté à la mi-mars.
C'est aussi une ville-martyre dans l'histoire récente de la Syrie: en 1982, des milliers de personnes y avaient été tuées par l'armée syrienne lors de la répression d'un soulèvement islamiste ordonnée par le père de Bachar al Assad, Hafez. Certaines estimations avancent un bilan de 30.000 morts.
Lancé à la mi-mars dans le sillage des révolutions tunisienne et égyptienne, le mouvement de contestation aurait fait 1.634 morts, selon un récent rapport de l'ONG Avaaz, qui avance également le nombre de 2.918 disparus. Il y aurait eu également plus de 25.000 personnes arrêtées, dont la moitié serait toujours derrière les barreaux.
Défections
Dans le sud du pays, trois civils ont été tués lors d'une attaque de l'armée dans la ville de Hirak, située à 35km au nord-est de Deraa, berceau du mouvement de contestation, rapportent des militants locaux et l'Observatoire syrien pour les droits de l'homme.
Selon l'Observatoire syrien, plus de 100 personnes ont par ailleurs été arrêtées à Mouadamiyah, dans la banlieue de Damas, où un diplomate occidental a vu entrer plusieurs tanks de l'armée.
Dans l'Est, selon des habitants, au moins onze civils ont été tués à Daïr az Zour depuis samedi et le début des bombardements de chars de l'armée syrienne contre cette ville d'environ 130.000 habitants située dans la vallée de l'Euphrate et théâtre de grandes manifestations contre le régime ces dernières semaines.
« Il y a des blindés de l'armée dans les rues mais la plupart des victimes ont été tuées par les (services) de renseignement militaire », a dit à Reuters un habitant.
Selon l'Union de la coordination de la révolution syrienne, une soixantaine de soldats déployés dans la région de Daïr az Zour auraient fait défection et rejoint les rangs de la contestation.
Les habitants auraient constitué de leur côté des comités locaux de défense et érigé des barricades pour tenter de ralentir la progression des blindés à l'intérieur de la ville.
« De nouvelles colonnes de blindés avancent vers Daïr az Zour", rapporte l'Union de coordination dans un communiqué.
L'agence officielle de presse syrienne indique pour sa part que des « groupes armés » opèrent dans Daïr az Zour, bloquant des routes, terrorisant des habitants et attaquant les forces de sécurité. « Un échange de coups de feu s'est produit. Les forces de police ont fait face à ces groupes armés et les traquent toujours », ajoute l'agence.


Syrie:les développement des contestations contre le régime


Syrie: 95 morts lors d'une vaste offensive de l'armée à Hama

Quatre-vingt quinze personnes ont été tuées dimanche et des dizaines d'autres blessées, selon des militants, lors d'une vaste offensive de l'armée à Hama, ville rebelle du centre de la Syrie que le régime tente de soumettre depuis plusieurs semaines.
"L'armée et les forces de sécurité ont lancé une attaque sur Hama et ouvert le feu sur des civils, faisant 95 morts", a déclaré à l'AFP Ammar Qourabi, le président de l'Organisation nationale des droits de l'Homme, affirmant disposer déjà d'une liste de 62 noms.
Selon lui, au total, les attaques de l'armée dans plusieurs villes de Syrie ont fait dimanche 121 morts et des dizaines de blessés, dont de nombreux dans un état grave. Outre les victimes de Hama, 19 personnes ont été tuées à Deir Ezzor (est), six à Harak (sud) et une à Boukamal (est), a-t-il indiqué.
L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) a de son côté fait état de deux morts à Sourane, dans les environs de Hama, ce qui porterait le bilan à 123 morts.
Depuis le début de la contestation le 15 mars contre le régime de Bachar al-Assad, la répression a fait quelque 2.000 morts, dont plus de 1.600 civils, selon des ONG.
Un peu plus tôt, le président de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane avait évoqué 45 morts à Hama, mais déclaré redouter un bilan plus lourd, notamment en raison du manque de matériel médical.
Un habitant de la ville, joint par téléphone par l'AFP, a expliqué que "l'armée est entrée aux environs de 06H00 (03H00 GMT) à proximité de la mosquée al-Serjaoui et aux environs de la caserne".
Selon un témoin, qui préfère taire son nom, "cinq chars sont actuellement postés à côté du palais du gouverneur", faisant état de tirs par intermittence. Un autre témoin a déclaré que quatre véhicules blindés de type BTR avaient été déployés dans la ville.
De son côté, l'agence officielle Sana, qui impute depuis le début les troubles à des bandes armées, a annoncé que "deux militaires ont été tués par des groupes armés à Hama".
Selon elle, ils ont "incendié des postes de police, s'en sont pris à des biens publics et privés, ont brûlé des pneus et dressé des barrages dans les rues".
L'agence cite également un habitant non identifié: "Des dizaines d'hommes organisés en bandes armées sont actuellement postés sur les toits des principaux bâtiments de la ville, ils ont des fusils mitrailleurs et ils effraient la population en tirant sans arrêt".
Le pouvoir tente depuis plusieurs semaines de soumettre la ville rebelle de Hama située à 210 km au nord de Damas et qui a connu plusieurs immenses manifestations contre le pouvoir, réunissant plus de 500.000 personnes, selon l'OSDH.
Suite à ces manifestations monstre, le gouverneur de Hama, Ahmad Khaled Abdel-Aziz, avait été limogé le 2 juillet par le président Bachar al-Assad.
Hama est un symbole de la lutte contre le régime en Syrie depuis la terrible répression en 1982 d'une révolte du mouvement interdit des Frères musulmans contre le président Hafez al-Assad, père de Bachar, qui avait fait 20.000 morts.
Le ministre britannique des Affaires étrangères, William Hague, s'est déclaré "consterné" après l'assaut lancé sur Hama. "Une telle action contre des civils qui ont manifesté en masse et pacifiquement dans la ville pendant plusieurs semaines n'a aucune justification", a souligné le ministre.
Evoquant "une action coordonnée dans un certain nombre de villes pour tenter de dissuader le peuple syrien de manifester", le ministre a jugé que "ces attaques sont d'autant plus choquantes qu'elles ont lieu à la veille" du ramadan, "mois sacré pour les musulmans".
Par ailleurs, à Deir Ezzor, 19 personnes ont été tuées par balles, la plupart touchées à la tête et à la poitrine, selon la Ligue syrienne des droits de l'Homme.
Les militants des droits de l'Homme redoutaient ces derniers jours une répression massive dans cette ville, devenue un des principaux foyers de la contestation.
Vendredi, au moins 50.000 personnes avaient défilé à Deir Ezzor pour réclamer la chute du régime, puis 300.000 avaient participé aux funérailles de civils tués au cours de rassemblement précédents, selon l'OSDH.
Dans la région de Damas, l'armée a également lancé dimanche une attaque sur la ville de Mouadhamiya, selon l'OSDH. "Les forces de sécurité et l'armée ont lancé une offensive à 05H00 du matin (02H00 GMT) à Mouadhamiya par le nord, des chars bouclant les entrées sud, est et ouest de la ville", a indiqué M. Abdel Rahmane.
Plus de 300 personnes ont été arrêtées dans cette ville, privée d'électricité et de moyens de communication, selon la Ligue syrienne des droits de l'Homme.
Par ailleurs, Abdel Karim Rihaoui, président de la Ligue, a annoncé l'arrestation samedi après-midi d’une des figures de l'opposition et chef de la plus grande tribu du pays, Nawaf Al-Bachir.
Il avait signé en 2005 avec 11 autres opposants la "Déclaration de Damas", qui réclamait des changements démocratiques en Syrie, un appel qui avait valu des peines de prison à la plupart de ses signataires.

dimanche 31 juillet 2011

Algerie:Revendications salariales


 Remous chez les travailleurs de Sonatrach

La contestation se réinstalle chez les pétroliers de Hassi R’mel. Les travailleurs, qui avaient ébranlé Sonatrach en mars dernier avec une «grève de la faim», menacent de reprendre la protesta dès le début du mois de Ramadhan, si leurs revendications ne sont pas satisfaites dans les meilleurs délais.

La direction de la première entreprise d’Afrique, qui a réussi à désamorcer la crise au printemps dernier, doit aujourd’hui faire face à l’impatience des pétroliers des sites du Sud qui s’estiment lésés dans leur rémunération. Le sursis accordé pour la mise en œuvre des engagements pris par le premier responsable de l’entreprise touche à sa fin et les travailleurs du site de Hassi R’mel jugent ce qui a été présenté jusqu’à aujourd’hui insuffisant. C’est surtout la prime d’intéressement, laquelle fait partie des points de la plateforme de revendications de Hassi R’mel, qui suscite tant de remous. Au-delà du fait que celle-ci soit considérée comme étant «dérisoire», les représentants de la section syndicale s’indignent du fait que la prime en question soit octroyée selon un système de paliers. Après avoir saisi par écrit, le 19 juillet, le syndicat national des travailleurs de Sonatrach, les membres de la section syndicale de Hassi R’mel se sont réunis jeudi afin de décider des suites à donner à cette affaire. Sur ce, il a été décidé d’interpeller la direction régionale Sonatrach à l’effet de réunir les conditions nécessaires à la tenue d’une assemblée générale des travailleurs.
Requête à laquelle le responsable de la compagnie pétrolière a opposé une fin de non-recevoir, justifiant son propos par l’inconvenance du calendrier. Ainsi dans la correspondance qu’il a adressée vendredi au secrétaire général du conseil syndical de Hassi R’mel, le directeur régional Sonatrach a indiqué que «la période estivale et particulièrement celle du mois sacré de Ramadhan ont toujours été caractérisées par une recrudescence d’actes malveillants». Et d’ajouter : «Des instructions fermes à l’adresse des administrations et entreprises publiques ont été données pour faire preuve de vigilance, mettant en œuvre les consignes nécessaires et appropriées.» Argument auquel les représentants syndicaux ne semblent pas être sensibles, puisqu’ils entendent reprendre langue avec les responsables régionaux demain afin de fixer la date de leur AG.
Les pétroliers sont donc bel et bien décidés à aller au bout de leurs réclamations, malgré les assurances de la direction d’Alger. Cette dernière s’est engagée à satisfaire un certain nombre de revendications énumérées dans un bulletin d’information interne. Les responsables de l’entreprise demandent d’ailleurs du temps pour répondre à l’ensemble des requêtes, vu la nécessité de respecter un certain nombre de procédures.
Toutefois, la situation semble aujourd’hui inextricable, d’autant que les syndicalistes de la base ont un certain nombre de griefs à adresser à la Fédération nationale des travailleurs du pétrole, du gaz et de la chimie. Les représentants de la section syndicale de Hassi R’mel estiment s’être fait doubler par le syndicat affilié à l’UGTA, et lui reprochent d’avoir entériné l’accord portant prime d’intéressement sans l’assentiment de la base. 

Le plan de rémunération au cœur de la contestation

Dans une correspondance datée du 28 juillet, ils évoquent la dégradation du climat social engendrée par un «sentiment de frustration et d’indignation envers la direction générale et le Syndicat national Sonatrach». Et d’ajouter : «Si aucune alternative n’est trouvée à cette situation dans les meilleurs délais, les travailleurs décideront de toutes les mesures conférées par la loi, afin de recouvrer leurs droits légitimes.»Les travailleurs comptent bien, à travers cette mobilisation, remettre en cause tout le nouveau système de rémunération par paliers mis en place au sein de Sonatrach. Les enjeux dépassent ainsi la simple querelle autour d’une prime, puisque les ambitions des travailleurs sont clairement affichées. Ils comptent bien saisir l’occasion d’une conjoncture favorable à la contestation afin d’obtenir un alignement des augmentations de salaires pour tous les travailleurs et de manière égale.

Au sein du groupe pétrolier, on reconnaît d’ailleurs que le nouveau système de rémunération appliqué de manière progressive depuis 2004 fait face à certaines résistances parmi les 41 000 travailleurs de la compagnie. Le nouveau plan, qui doit prendre en charge 5000 postes et plusieurs métiers, met en avant les critères de performance et la gestion par objectif dans la définition des rémunérations, ce qui n’est pas du goût des travailleurs. Un plan visant l’amélioration des performances, concocté par IBM Towers Perrin pour lequel le groupe a investi pas moins de 20 millions de dollars. Toutefois, certains cadres mettent en doute la pertinence de l’ensemble du procédé proposé, et ce, comparativement aux besoins de Sonatrach laquelle devra évoluer désormais en tant que major du pétrole et du gaz.

Algerie:Des universités bas de gamme


La première d’entre elles est classée 2142e mondiale

Le Conseil supérieur de la recherche scientifique a rendu public son classement annuel des universités mondiales. L’Université Mentouri de Constantine, censée être le meilleur établissement algérien, arrive à la… 2 142e position.
Les universités algériennes n’ont toujours pas la cote. C’est ce que confirme la nouvelle édition du classement mondial des universités. Le «meilleur» établissement supérieur algérien n’est autre que l’Université Mentouri de Constantine, qui décroche la 2 142e place, elle est suivie par l’université Aboubakr-Belkaïd de Tlemcen (2 576e), l’université Houari- Boumedienne de Bab Ezzouar (3 286e), l’Université Ferhat-Abbas de Sétif (4 771e) et l’Université Djilali-Liabès de Sidi Bel Abbès (4 831e). A la 11 858e place, on retrouve le centre université de Khenchela. Une position peu enviable lorsque l’on sait que ce classement concerne 12 006 universités à travers le monde.
Dans le monde arabe, l’Algérie arrive très loin derrière les universités saoudiennes, notamment la King Saud University (186e) et la King Fahd University of Petroleum & Minerals (302e). L’Université Mentouri de Constantine arrive à la 23e position sur le plan arabe et à la 20e position au niveau du continent africain. En haut du classement, aucun changement. Les quinze premières universités du monde sont toutes américaines. Au top five, on retrouve : Massachussetts Institute of Technology (MIT), Harvard, Stanford, Cornell University et Berkeley. Oxford, université britannique de grande renommée, arrive à la 27e position devancée, à la 24e place, par l’université de nationale de Taiwan.
Côté français, l’Université Pierre et Marie Curie (Paris 6) est 189e mondiale et 54e européenne. Elaboré par le Conseil supérieur de la recherche scientifique, organisme relevant du ministère espagnol de l’Education, ce classement se base sur les publications scientifiques mises en ligne par les universités. Un classement dit «webométrique » qui prend en compte le nombre de publications et de pages publiées sur le net, la visibilité, les supports et le contenu. Le Conseil supérieur de la recherche scientifique estime que le web est la «plate-forme» adéquate pour l’internationalisation des établissements universitaires.

Les maisons les plus chères du monde



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Une chasse d’eau qui fuit sans arrêt, du papier-peint qui se décolle des murs et une moquette qui sent les pieds, c’est ce qu’on peut appeler un taudis. Et vous méritez ce qu’il y a de mieux, oui. Mais pour ça, il faut y mettre le prix. Et de l'argent, il vous faudra beaucoup pour rivaliser avec les 10 maisons les plus chères du monde (en 2011).
1. Antilia, Bombay (Inde) – $1 milliard : Mukesh Ambani est connu pour avoir le portefeuille le plus garni d’Inde. Du coup, une gigantesque tour de 27 étages avec environ 37 000 mètres carrés habitables n’est pas vraiment au dessus de ses moyens. 600 employés sont nécessaires (oui) pour entretenir la maison et veiller au bonheur de toute la petite famille (seulement 5 personnes).
Ambani house mumbai e1309276421925 Yahoo
2. Villa Leopolda, Villefranche-sur-Mer (France) – $525 millions : construite en 1902 par le roi Léopold II de Belgique, cette luxueuse villa appartient désormais à l’épouse d’Edmond Safra, richissime homme d’affaire libanais. 50 jardiniers sont nécessaires pour entretenir les 8 hectares de propriété.
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3. The Penthouse One Hyde Park, Londres (Angleterre) – $200 millions : situé en plein coeur de Londres, ce tout récent complexe résidentiel de 35800 m2 est composé de 86 appartements de luxe. Prix de départ : un petit $10 millions. Le loft plus cher (avec 6 chambres) a été vendu pour la modique somme de $200 millions.
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4. Fairfield Pond, Southampton (Etats-Unis) – $198 millions : il s’agit de la maison la plus chère des Etats-Unis, elle appartient à l’homme d’affaires Ira Rennert. En chiffres : 10,000 m2 de surface habitable, 39 salles de bain ... mais seulement 29 chambres.
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5. Hearst-Davies Mansion, Berverly Hills (Etats-Unis) – $95 millions : cette maison (de 29 chambres et 3 piscines) est célèbre pour avoir servi de décor au film « Le Parrain » (scène de la tête de cheval). Pour cette coquette somme, vous aurez comme voisins les couples Tom Cruise / Katie Holmes ainsi que les Beckham’s.
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6. Elena Franchuk Villa, Londres (Angleterre) – $161 millions de dollars : cette maison londonienne comporte une dizaine de chambres « villa », en plus du traditionnel combo théâtre-piscine-sauna-salle de gymnastique.
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7. Aaron Spelling’s Manor, Los Angeles (Etats-Unis) – $150 millions : 123 chambres, bowling, patinoire, piscines et courts de tennis répartis dans 56 000 mètres carrés. Parfait pour ceux qui ont toujours voulu faire partie d’une sitcom américaine des années 90.

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8. Hala Ranch, Aspen (Etats-Unis) – $135 millions : terrains de tennis, écuries ou encore pistes de ski privées, rien n’est trop beau, ni exagéré pour se sentir bien chez soi. Le Hala Ranch comporte aussi une station service et une station d’épuration. De quoi créer un coup de coeur.
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9. Updown Court, Windlesham (Angleterre) – $116 millions : 22 salles de bains parsemées d’or (la moindre des choses), 5 piscines et un bowling. Pour habiter dans ce palace situé au sud de l’Angleterre, il vous faudra débourser un sacré paquet d'argent.
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10. Château de Bran (château de Dracula), Brasov (Roumanie) – $80 millions : ce monument national, de 57 chambres, s’est retrouvé sur le marché de l’immobilier il y a 4 ans. Pas de vis-à-vis mais environ plusieurs milliers de touristes chaque année. C’est sûr, c’est vivant


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