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vendredi 24 juin 2011

la France comme l algerie des tricheurs au bac

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www.rue89.com
je suis un tricheur et alore!
J'ai eu mon bac mention triche, coût : 20 000 francs

Dix ans après, un tricheur au bac a raconté à Rue89 comment il s'est procuré les sujets du bac. Quand il ouvre la porte de son appartement à Neuilly-sur-Seine, il arbore un large sourire. La trentaine athlétique, baskets derniers cris aux pieds et polo orange vif sur le dos, Victor (tous les prénoms de l'article ont été modifiés) est aujourd'hui à la tête d'une boite de nuit parisienne. Et il en a l'allure.
En 2000, il était élève en terminale S à Neuilly. Quelques mois avant le bac, Mathieu, un ami, l'accoste à « la récré du matin » :
« J'étais avec Benoit, le troisième de notre bande. Il nous a demandé de nous mettre à l'écart. Il nous a dit : “J'ai un plan, je peux avoir les sujets du bac, pour 10 000 francs le sujet.” Au début, je ne l'ai pas cru, et puis je me suis dit que financièrement, c'était impossible. »
Les doutes s'estompent rapidement. Mathieu lui assure que les sujets fuitent tous les ans, et que ce sont les bons :
« On a proposé aux élèves les plus riches du bahut, ceux dont on savait que leurs parents seraient prêts à payer. Les miens m'auraient tué !
On leur a fait croire que c'était 20 000 francs le sujet, ils ont dit oui. Leurs parents ont payé. On leur a dit qu'on avait payé une part alors qu'ils finançaient tout. »

Les sujets transitent par un commerçant en vue de l'Ouest parisien

Le mercredi soir, la veille de l'épreuve d'histoire, Mathieu a rendez-vous au métro La Muette dans le XVIe à 21 heures. Leur source, un commerçant en vue de l'ouest parisien. Il récupère les sujets de mathématiques, biologie, physique et histoire.
Victor explique la filière :
« Il y a une fuite à l'académie de Paris Versailles. Tous les ans, une personne revendait les sujets à ce commerçant, qui les revend à des lycéens de Neuilly. Le hic, c'est qu'on a eu les sujets la veille des épreuves [l'académie est le dernier maillon dans la transmission des sujets, ndlr]. Pour les maths, c'est bien mais pour l'histoire c'est plus compliqué ! »
La suite de la soirée a tout d'un scénario de film. Mathieu saute dans un taxi rejoindre Victor chez ses parents. Victor fait les photocopies, les autres de la bande passent en bas de l'immeuble, certains accompagnés de leurs parents, échangent liasses de billets contre sujets.
« Mes parents m'ont demandé : mais qu'est ce que tu trafiques la veille du bac à monter et descendre comme ça, à faire des photocopies ? J'ai répondu qu'on s'échangeait des fiches de révision et des annales. »
Le lendemain, assis à sa table en attendant qu'on lui distribue le sujet, Victor fait moins le malin :
« Je n'arrêtais pas de me dire : et si on s'était fait arnaquer ? Mais quand j'ai vu la copie identique, j'avais une de ces bananes ! On s'échangeait des regards complices, ça nous faisait marrer. »

Victor obtient son bac… au rattrapage

A chaque épreuve, la même bonne surprise : le sujet acheté tombe. Ce qui n'empêchera pas Victor de décrocher son bac au rattrapage. Un seul des trois a mention bien. Sa compagne, venue nous rejoindre sur la terrasse soigneusement fleurie de leur appartement, se marre :
« Je veux l'écouter raconter ses exploits ! Ils en parlent encore tous les trois, ils en rient. J'ai eu droit à l'histoire un nombre incalculable de fois. »
Aujourd'hui, Mathieu travaille dans un palace en Chine. Benoit, « l'intello du groupe » qui a eu la mention, vit entre Paris et Londres, haut placé dans une banque d'affaire. Les six pigeons sont devenus soit avocats d'affaire, soit financiers.
« Je n'ai jamais eu de remords. Les risques, je n'y ai jamais pensé. D'ailleurs, je ne sais pas ce qui pourrait se passer si cette affaire éclate. J'ai fait mes preuves par la suite, je suis à la tête de mon entreprise, j'ai toujours travaillé. Mais quand j'y pense, ça me fait toujours marrer. »

mercredi 22 juin 2011

la corruption et les détournements

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Jusqu’à 40 milliards de dollars de pertes

 par an

Les pays en développement perdent annuellement de 20 à 40 milliards de dollars, soit entre 15 et 30% de l’aide publique au développement, à travers la corruption et les détournements de fonds.


C’est du moins ce que fait ressortir une étude publiée, hier, par la Banque mondiale et l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC), portant sur les dispositifs à mettre en place pour récupérer les fonds détournés, rapporte l’APS. Au cours des 15 dernières années, souligne encore cette nouvelle étude, seulement 5 milliards de dollars ont été récupérés sur le total des fonds détournés. Aussi, la Banque mondiale et l’ONUDC estiment que les récents soulèvements populaires dans des pays du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord ont été une raison de plus pour soulever la question de la capacité des centres financiers à arrêter le flux des ressources financières générées par la corruption et le blanchiment d’argent. 
L’étude réalisée par les deux institutions internationales vise à orienter les décideurs politiques sur les réformes à engager pour permettre la récupération des biens détournés. Elle recommande, à cet effet, la mise en œuvre de nouvelles politiques et procédures opérationnelles, l’introduction de réformes législatives visant à faciliter le gel et la confiscation des avoirs volés et une meilleure mise en œuvre des mesures existantes de lutte contre le blanchiment d’argent. L’étude soutient, par ailleurs, que le recouvrement des avoirs détournés dépend également de la célérité dans la coopération internationale.

mardi 21 juin 2011

Algerie contastaion 2011


algerie contastaion

Vague de mécontentement au sein de la population à Alger,L’attribution de logements met le feu aux poudres

Des dizaines de personnes se sont rassemblées hier devant plusieurs mairies de la capitale pour contester les listes d’attribution de logements. Dès les premières heures de la journée d’hier, des centaines de citoyens se sont regroupés devant le siège de l’APC de Hammamet pour dénoncer
«les irrégularités de la liste des 40 logements distribués, selon les citoyens, à des personnes extra commune». Une liste que le maire a annulée devant la protestation des citoyens. Devant un dispositif de sécurité plutôt permissif, les citoyens dont des mères et pères de famille ont invectivé le maire, l’accusant «d’être à l’origine de la distribution fallacieuse de logements au profit d’indues personnes à la commune, au détriment de familles de la commune».
Parmi les citoyens qui se sont allongés à même le bitume pour bloquer la route, la veuve d’un commissaire de police assassiné durant les années noires du terrorisme ne peut retenir ses larmes. Ses deux enfants et des citoyens tentent de la consoler. «Je ne comprends pas comment la commune peut distribuer 40 logements, alors que la demande est de 100 fois plus ; si au moins les bénéficiaires sont des gens de la commune».
En réalité, révèle un autre citoyen, «seule une personne résidant dans la commune figure sur la liste». Au moment où la tension commence à prendre de l’ampleur, les forces de police invitent les citoyens à accéder à la mairie pour y rencontrer le maire. Une astuce pour vider la chaussée.
A l’intérieur, les commentaires fusent de partout. Le maire, d’obédience FLN, au même titre que les deux premiers vice-présidents sont taxés de «voleurs, tricheurs et autres qualificatifs». Grâce à l’assistance des forces de l’ordre, le P/APC qui s’est cloîtré dans son bureau a fini par accepter de rencontrer les citoyens.
Le maire fait son mea culpa Devant les citoyens, le maire qui en est à son deuxième mandat dira : «J’ai distribué 40 logement sans problème, puis 35 autres, toujours sans problème, mais pour cette liste, je reconnais qu’elle comporte des irrégularités», et, pour calmer les esprits, il ajoute :
«La liste a été annulée». Comme pour exiger la contribution des citoyens, il demande à ces derniers de rédiger des recours pour «justifier le rejet à la commission de wilaya». Une proposition qui déchaîne la foule qui rejette cette solution. Selon des agents de la mairie,
«la commune de Hammamet a bénéficié de projets de construction de 500 logements et seuls quelques-uns ont été attribués aux citoyens de la commune». Des mouvements similaires ont touché d’autres communes d’Alger, telles que El Madania et Bachdjarrah.

dimanche 19 juin 2011



Abdelouahid Bouabdellah
La grève lui a été fatale : Abdelouahid Bouabdellah débarqué de son poste de PDG d’Air Algérie

Il aura tenu 5 jours. Mercredi 15 juin, les avions d'Air Algérie sont cloués au sol suite à un mouvement de grève. Dimanche 19 juin, le directeur de la compagnie est débarqué. Le PDG d’Air Algérie, Abdelouahid Bouabdellah, a été débarqué de son poste dimanche matin, a appris DNA de sources internes à la compagnie algérienne. Bouabdellah, 58 ans, est remplacé à ce poste par le directeur de Tassili Air Airlines, Salah Boutlif. Enfant du système, non-initié au monde du transport aérien, Bouabdellah a dirigé plusieurs entreprises publiques avant d'être nommé à la direction d'Air Algérie en mars 2008.

Des sources syndicales ont confié à DNA qu’une réunion d’urgence se tient dans l’après-midi du dimanche 19 juin au siège du ministère des Transports.
L’ex-PDG semble non seulement payer pour la dernière grève du personnel naviguant qui a paralysé le 15 juin dernier l’aéroport d’Alger pendant une journée mais sans doute pour l'ensemble de sa gestion à la tête de cette compagnie nationale.
Arrivé dans le hall de l'aéroport international, le PDG a tenté ce jour-là de dialoguer avec les grévistes à l'aide d'un mégaphone, mais il a été fortement hué.
Départ avorté en mars 2011
En mars dernier, l’ex-patron d’Air Algérie a déjà claqué la porte avant de se raviser. Devant une quinzaine de cadres de la compagnie, Abdelouahid Bouabdellah avait lancé : « J’en ai marre, je m’en vais… ».
L'homme justifiait ainsi son départ par un complot qui se tramerait contre lui dans les bureaux même du Premier ministre Ahmed Ouyahia.
«Il y a une situation d’instabilité que des lobbies veulent imposer au sein de la compagnie dirigés par un responsable d’une structure dépendant du 1er ministère qui s’est autoproclamé directeur parallèle», a-t-il expliqué à l'époque.
Agé de 58 ans, Abdelouahid Bouabdellah est arrivé à la tête d’Air Algérie en mars 2008 neuf mois après le décès de l’ancien PDG Mohamed Tayeb Benouis.
Bouabdellah un enfant du système
Ancien député du FLN (Front de libération nationale) dont les parents sont originaires d’Oujda, au Maroc, Bouabdellah a fait sa carrière dans le secteur étatique en dirigeant plusieurs grandes entreprises publiques tel que Cosider, compagnie de BTP, la CNEP (Caisse nationale d’épargne et de prévoyance, ou encore l’ANEP (Agence nationale d’édition et de publicité), l’entreprise qui gère la publicité du secteur public.
Plus de trois ans après son arrivée à la tête d’Air Algérie, Abdelouahid Bouabdellah est donc débarqué.
En 2009, Air Algérie a transporté 3,7 millions de voyageurs en 2009 pour un chiffre d’affaires de 58 milliards de DA (804 millions de dollars).
Le limogeage express du PDG serait-il de nature à apaiser le climat tendu au sein de la compagnie nationale au moment même où celle-ci entame la saison estivale connue pour être une période charnière? La réponse dans quelques jours.



Wahid Bouabdallah a confirmé ce dimanche 19 juin son départ de la direction d’Air Algérie (lire notre information du jour). « Je pars avec le sentiment du devoir très bien accompli. Je ne pars avec le sentiment d’avoir été puni, mais plutôt avec celui d’être remercié pour le travail que j’ai fait », a‑t‑il déclaré à TSA  après la cérémonie de passation de consignes avec son successeur Mohamed Salah Boultif. « L’alternance à la tête d’Air Algérie est tout a fait normale », a‑t‑il ajouté. 
L’ex‑PDG de la compagnie aérienne nationale a de bons motifs d’être satisfait du travail qu’il a accompli depuis sa nomination à ce poste en 2008. En cinq ans, Air Algérie s’est nettement redressée, notamment sur le plan financier. La compagnie, qui affichait en 2008 un déficit d’exploitation de 3,9 milliards de dinars, a repris le chemin de la rentabilité, selon son ancien PDG. « Tous les indicateurs sont au vert », affirme Wahid Bouabdallah.

L’ex‑PDG a réussi à assainir les finances de la compagnie aérienne nationale, à moderniser sa flotte et à préparer un nouveau plan d’acquisition d’avions gros porteurs, ainsi qu’à maintenir sa part de marché à l’international au‑dessus de 50 %, malgré une forte concurrence des autres compagnies aériennes, notamment Aigle Azur et Air France. Mais le climat social reste difficile dans la compagnie. Le nouveau PDG, qui occupait jusque‑là le même poste chez Tassili Airlines, devra gérer une situation complexe, faite de revendications salariales et de luttes d’influence entre les différents syndicats de l’entreprise. 


فرنسا والجزائر: فاليعتذر الجميع


يجب على فرنسا الاعتذار، عبارة أصبحنا نسمعها باستمرار وبكثرة يكررها الجميع في الجزائر لكن ما لمغزى من ذلك؟ هل هي وطنية مفقودة أو وطنية مبالغ فيها أو مجرد نفاق؟
الجزائر مستقلة منذ1962 أي مند 49 سنة، وأي حديث عن الاعتذار أو التعويض أو المحاسبة  كان سيكون أكثر مصداقية وقوة لو تم طلبه والإصرار علية مباشرة بعد الاستقلال،  الإصرار بمعنى الإصرار وليس الضغط والأخذ والرد والتنازل المشروط والسكوت عند الطلب، لكن اليوم طلب الاعتذار من فرنسا  لا يمتلك ذلك الزخم الذي يجعله يشكل عقبة أمام مصالح فرنسا في الجزائر وبالتالي يجعلها تعتذر لنا.
فرنسا التي نطلب منها الاعتذار فهي ليست فرنسا التي كانت تستعمرنا يوما ما، وهذه إحدى حسنات التداول على السلطة والديمقراطية، لدى لن يفهم هؤلاء مطلب المسؤولين الجزائريين القدماء قدم هذه البلاد، و إذا فهموه وقبلوا به فسيكون ذلك على طريقتهم الخاصة التي نعرفها جميعا.
أنا لست ضد الاعتذار لكن أنا ضد الاستغلال المخجل له من طرف كل من هب وذب في الجزائر، في حين أنهم هم أيضا مطالبون بالاعتذار لنا نحن الجزائريين، يعتذرون لنا عن نهبهم للبلاد وثرواتها، يعتذرون لنا عن المآسي التي أدخلونا إليها، يعتذرون لنا عن التجهيل المبرمج لنا ولأولادنا وللأجيال القادمة، يعتذرون لنا عن توليهم أمور هذه البلاد وهم غير مؤهلين لقيادة قرية.


samedi 18 juin 2011

الطريق الى تونس عبر الجزائر

منطقة واحدة ولكن
أنا لا اعرف جيدا توجهات الجزائر فيما يخص الإستراتيجية السياحية وما هي أهدافها المستقبلية، لكن انا متأكد أن التونسيين يعرفون و يدركون جيدا وهم في اشد أزمة سياحية عرفوها مند عقود، يدركون أن جيرانهم لا يريدون هؤلاء الناس الغربيين الذين يسمون بالسياح،ولا يريدون أموالهم من العملة الصعبة، لأننا  نملك المال الذي يكفينا لثلاث سنوات كاملة من الاستيراد والاستيراد، ويمكن حتى أن نستورد هؤلاء  السياح إذا أردنا.
تونس التي تعيش من مدا خيل السياحة تعلم أن لا احد يريد البقاء في الجزائر أثناء العطل فما بالك بالقدوم إليها من دول أخرى، لدى فهم واثقون أن أزمتهم السياحية  أزمة ثقة مفقودة فقط سيتم تجاوزها، وسيبدؤون بناءها بالجزائريين طبعا لأنهم أكثر الشعوب استعدادا لمغادرة بلادهم.
أنا لا ألوم تونس على استغلال لا مبالاتنا وغبائنا الاستراتيجي وثقتنا المفرطة في موارد البترول، بل أنا استغرب فقط كيف أن تونس التي تتشابه مع الجزائر في كل شيء المناخ الإقليم الجغرافي العادات المناطق السياحية مع أفضلية الجزائر طبعا لأنها حجمها أضعاف حجم تونس ، أي أن المنطق يقول أن مصادرنا السياحية يجب أن تكون أضعاف مدا خيل تونس التي تقدر 2.5مليار دولار، تصوروا ذلك نحو10مليار دولار خارج المحروقات بتقليد سياسة تونس السياحية فقط، أقول تقليد على أساس انه إذا قلنا فقط للسياح أن الجزائر هي تونس كبيرة، ستتغير المعادلة كليا لكن للأسف من يفعل ذلك ومن يهتم ، أقول أنني أتعجب كيف لها أن تتفوق سياحيا على الجرائر بل تثق أن أزمتها السياحية حلها يكمن في الجزائر الجار الأكبر.

vendredi 17 juin 2011

Qu'at-il dit Ahmed ouyahia

TSA - Tout sur l'Algérie
http://www.tsa-algerie.com
 Ahmed Ouyahia, un Premier ministre déconnecté des réalités du monde

Depuis des semaines le monde a de nouveau les yeux tournés sur la
Ahmed Ouyahia
 Grèce. Ce pays, membre de l’Union européenne, vient de voir sa note de confiance dégradée et a besoin d'un nouveau plan d'aide pour éviter la banqueroute. Le gouvernement, remanié, va devoir adopter de nouvelles mesures d'austérité suscitant la colère des Grecs. Conséquence : les Bourses de la planète ont le blues et les spécialistes craignent une nouvelle crise mondiale. Une situation qui inquiète le monde, chaque pays guettant les répercussions de cette situation sur son économie. Mais ce n’est apparemment pas le cas de nos autorités. 
Certes, l'économie algérienne s'est relativement bien sortie de la précédente crise financière mondiale. Principalement parce qu'elle est déconnecté du système financier international. Mais aussi parce que l’Algérie est devenue un pays en crise permanente. Il est de plus en plus difficile de déceler les effets d’une crise internationale sur notre économie. Le pays reste toutefois très dépendant du pétrole et donc du niveau de ses prix. Or, une nouvelle crise pourrait avoir des conséquences sur les cours du brut et donc sur les finances algériennes. Le pétrole  vient en effet de passer sous les 95 dollars.

Mais nos dirigeants préfèrent, comme Ahmed Ouyahia lors de sa dernière sortie publique à la télévision (dans l'émission Hiwar essaâ), évoquer les augmentations de salaires consenties aux fonctionnaires et aux employés des entreprises publiques ces derniers mois. Et donner son avis – certes en réponse à une question posée par un journaliste – sur le futur sélectionneur de l'équipe nationale de football.

Dans ses trois dernières interventions publiques en trois semaines, deux au titre du secrétaire général du RND et une comme premier ministre, Ahmed Ouyahia a évoqué bien sûr les réformes politiques en cours dans le pays, mais il n’a évoqué à aucun moment les conséquences pour l'Algérie de la situation économique mondiale, pourtant très instable. Le même constat s’applique à la dernière intervention de Karim Djoudi, ministre des Finances. Comme Ouyahia, Djoudi a donné l’impression de ne pas être au courant de l’existence de la crise grecque. Ces deux responsables peuvent expliquer que la Grèce est un petit pays de 11 millions d’habitants. Mais quand on voit l’implication de toute l’Europe, de Barack Obama et du FMI dans ce dossier, on comprend que les choses sont réellement graves et ne se limitent pas à la seule Grèce.

On attend pourtant du Premier ministre d’un pays comme l’Algérie qu'il évoque ces enjeux importants. C'est ce que font les autres premiers ministres dans le monde, qui accordent peu d'interviews et qui utilisent ce temps de parole pour tracer les grandes lignes de la politique du pays. Au lieu de parler de semoule, de football et des écrits de l’agence marocaine MAP. Comme si l'Algérie n'était pas connectée au reste du monde !