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jeudi 7 juillet 2011

algerie: L'indice mondial 2011 de l'innovation et les derniers place

Logo ElWatanL'indice mondial 2011 de l'innovation : l'Algérie se classe dernière parmi 125 pays !

C'est une véritable déconfiture ! L'Algérie vient d'être classée dernière au monde par l'Indice mondial de l'innovation (GII). Notre pays se retrouve tout bonnement à la 125ème place et clôture ainsi ce classement mondial réalisé par l'INSEAD, une des écoles supérieures de commerce les plus grandes et les plus renommées à l'échelle mondiale ! 

L'Algérie, dernier pays au Monde en matière d'innovation ! C'est le terrible constat dressé par l'édition 2011 de l'Indice mondial de l'innovation (GII), publié conjointement par l'INSEAD et ses experts partenaires  : Alcatel-Lucent, Booz & Company, la Confédération des industries indiennes (CII) et l'Organisation mondiale de la propriété intellectuelle. 
Selon le communiqué de presse de l'INSEAD, les experts partenaires du GII "ont participé au projet en apportant leur concours aux recherches et en contribuant à la diffusion des résultats. En outre, pour la première fois en 2011, un comité consultatif composé de neuf praticiens et spécialistes de différents pays, rassemblant des connaissances et des compétences uniques dans le secteur de l'innovation, a été créé pour appuyer les activités de recherche et la diffusion des résultats".
Par ailleurs, le rapport du GII "contient des chapitres analytiques présentant des tendances mondiales récentes en matière d'innovation qui ne peuvent guère être restituées par des indicateurs traditionnels. Ces sections ont été élaborées par les experts partenaires, qui sont tous des acteurs de pointe dans le domaine de l'innovation. Les sujets abordés comprennent les innovations abordables en Inde; un éclairage sur l'innovation en Amérique latine; les villes intelligentes et durables; la portée mondiale de la recherche-développement; et les indicateurs se rapportant à la créativité et aux secteurs concernés par le droit d'auteur", souligne encore le communiqué de presse de l'INSEAD. 
Dans ce contexte, les résultats de l'édition 2011 de l'Indice mondial de l'innovation (GII) ont révélé que la Suisse a pris la tête du classement cette année, gagnant trois places par rapport à l'édition 2010. La Suède et Singapour suivent respectivement aux deuxième et troisième rangs. 
Il est à signaler également que six États européens (dont la Finlande, 5e, le Danemark, 6e, les Pays Bas, 9e, et le Royaume Uni, 10e) se retrouvent parmi les 10 pays les plus innovants au monde. Dans ce top 10, on retrouve aussi deux économies asiatiques (Hong Kong, Chine, 4e) et deux pays nord-américains (les États Unis d’Amérique, 7e, et le Canada, 8e). 
L'Algérie, quant à elle, enregiste les plus mauvais scores au monde ! Elle se retrouve en queue de peloton des 125 pays, répartis sur tous les continents, étudiés par ce rapport mondial. Notre pays est ainsi carrèment dépassé par des pays en guerre à l'image du Soudan et d'autres touchés par une profonde crise politique comme la Côte d'Ivoire ! 
Selon cet indice mondial, des pays à faibles revenus comme le Ghana, le Bénin ou même le Niger font mieux que l'Algérie en matière d'innovation. Enfin, cet Indice mondial de l'Innovation prouve que l'Algérie est dépourvue d'un facteur "clé de la croissance économique".  et en l'absence d'un "environnement favorable à l'innovation", l'Algérie ne pourra jamais booster sa "compétitivité".

L’Algérie est le pays le moins innovant au monde, selon l’Indice mondial de l’innovation 2011

L’INSEAD,
 l’école de commerce internationale (Frane) vient de publier son indicemondial de l’innovation pour l’année 2011. Celui-ci est calculé comme la moyenne des scores obtenus pour les principaux moyens mis en œuvre (qui décrivent l’environnement favorable à l’innovation) et les principaux résultats (qui mesurent les réalisations concrètes en termes d’innovation). Cinq grands domaines constituent le sous-indice des moyens mis en œuvre en matière d’innovation : “institutions”, “capital humain et recherche”, “infrastructure”, “perfectionnement des marchés” et “perfectionnement des entreprises”.
Le sous-indice des résultats en matière d’innovation se compose de deux domaines : “résultats scientifiques” et “résultats créatifs”. L’indice d’efficacité en matière d’innovation, calculé sur la base du rapport entre ces deux sous-indices, évalue comment les économies tirent parti de leurs environnements favorables pour produire des résultats dans le domaine de l’innovation.
Ainsi, un classement mondial est établi englobant 125 pays. La palme d’or revient cette année à la Suisse, qui occupe la première place du classement (4 ème place en 2010 et 7 ème place en 2009), avec un score de 63,82 points.
Le plus mauvais score enregistré appartient à l’Algérie qui n’a obtenu que 19,79 points, et qui dégringole logiquement à la 125 place, dernière du classement, soit un récul de 4 places par rapport à 2010 et de 17 places par rapport au classement de 2009. En d’autres termes, l’Algérie représente le pays le moins performant au monde en matière d’innovation. Elle est classée dernière le Soudan (124 ème), le Yeman (123 ème) et le Niger (123). Sur le plan régional, c’est pire : l’Algérie se trouve dépassée et de loin par la Tunisie (66 ème), l’Egypte (87 ème), ou le Maroc (94 ème).
Fait notable, c’est le Qatar- 36 ème au classsement- (derrière Israel, 14 ème), qui se révèle leader de l’innovation dans le monde arabe.
Le classement de cette année montre que l’innovation est devenue un phénomène mondial, comme le prouve le palmarès des 10 premiers pays comprenant six États européens (dont la Finlande, 5e, le Danemark, 6e, les Pays Bas, 9e, et le Royaume Uni, 10e), deux économies asiatiques (y compris la RAS de Hong Kong, Chine, 4e) et deux pays nord-américains (les États Unis d’Amérique, 7e, et le Canada, 8e).
Comme le souligne le Directeur général de l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI), M. Francis Gurry, “l’innovation est un facteur clé de la croissance économique et de la création d’emplois de meilleure qualité. Elle est également essentielle à la compétitivité des pays, des industries et des entreprises”. “L’innovation et les nombreux avantages qu’elle procure nécessitent un investissement en termes de temps, d’efforts et de ressources humaines et financières”. L’Algérie possède toutes ces ressources, mais semble manquer de l’essentiel : l’ambition.

mercredi 6 juillet 2011

Algerie: le économie de l algerie après d un demi-siècle d indépendance

LiberteUn demi-siècle d’indépendance économique vu par les experts
Quand le gâchis annihile

Un demi-siècle d’indépendance économique vu par les expertsquand le gâchis annihileles avancées

Après d’un demi-siècle d’indépendance, le bilan reste très mitigé. On enregistre d’une part beaucoup d’avancées : un immense effort de formation des ressources humaines, un développement pressionnant d’infrastructures (routes, autoroutes, barrages, voies ferrées, infrastructures aéroportuaires, grosses usines de dessalement de l’eau de mer). L’Algérie a déjà atteint certains objectifs de développement humain du millénaire, devant être réalisés en 2015 (taux de scolarisation, taux d’accès à l’eau potable)… Après la récupération de sa souveraineté sur ses richesses gazières et pétrolières en 1971, elle a reconquis sa souveraineté financière au cours des années 2000 avec le remboursement par anticipation de sa dette extérieure.
D’autre part, l’Algérie enregistre une série d’échecs dans son développement économique et social. Pour la seule décennie 2000, les pouvoirs publics ont dépensé entre 400 à 500 milliards de dollars, sans pour autant glaner des gains très significatifs en termes de croissance économique, de réduction de la dépendance à l’égard des hydrocarbures et des importations de produits stratégiques et sans pour autant relancer l’industrie. Autres contre-performances : le chômage des jeunes reste hyper-important.  La crise du logement est loin d’être résorbée. Et plusieurs millions de salariés perçoivent des salaires de misère. En un mot, la pauvreté est loin d’être éradiquée, en dépit d’une embellie financière sans précédent depuis l’Indépendance.
Ces résultats décevants réalisés en dépit d’un potentiel économique unique dans la région et d’opportunités d’affaires sans équivalent montrent que l’Algérie vit un gros problème de gouvernance. En un mot, elle demeure très mal gérée. Atteinte par le syndrome hollandais, en clair par une logique de rente, ses gouvernants  créent des obstacles à la création d’entreprises et de richesse au lieu de libérer les initiatives et soutenir les entreprises dynamiques.
Dans une telle économie de rente où l’informel domine des pans entiers de l’économie, la corruption n’a jamais autant prospéré qu’au cours de la décennie 2000 favorisée par une situation d’abondance de liquidités et une bureaucratie puissante encouragée par les hautes sphères de l’État.
Dans une telle situation de “dérèglement institutionnel”, nos gouvernants face aux mouvements de colère des jeunes, de différentes corporations de fonctionnaires,  ont préféré calmer le jeu en distribuant l’argent public via des aides très généreuses en faveur de la création d’emplois et sous forme d’augmentations de salaires. Mais ils n’ont pas réglé pour autant les problèmes de fond à l’origine du malaise des Algériens. Pour gagner du temps.
En un mot, on a reporté les véritables décisions de changement à plus tard. De ce fait, le régime en place renvoie à l’image d’un système davantage préoccupé à maintenir les situations de rente, à protéger les lobbies de l’informel, qu’à réunir les conditions d’une montée en puissance économique de l’Algérie. Une tendance qui ne peut conduire tôt ou tard qu’au pourrissement.

Algerie: Les critique de Aït ahmed

Logo ElWatanHocine Aït Ahmed critique la démarche du pouvoir
«Le climat politique est complètement pourri»
Un pouvoir qui a tout fait pour dépolitiser la société ne peut pas œuvrer pour la démocratisation du pays. C’est pourquoi l’Algérie patauge encore, 49 ans après l’indépendance, dans une crise politique sans issue.


Le président du FFS, Hocine Aït Ahmed, le rappelle ; il émet des doutes sur la volonté du régime d’entreprendre de sérieuses réformes qui déboucheront sur une vraie démocratie. «Le régime algérien, rompu à l’intrigue, n’a aucune volonté politique pour procéder à des réformes et aller vers la démocratisation du pays. On en parle (des réformes) à chaque fois qu’on ne sait pas que faire. Quand il y a eu de vraies réformes, ils ont fait une guerre pour les stopper. Je reste sceptique sur les capacités du régime à faire mieux que d’habitude», affirme-t-il dans une interview accordée, lundi dernier, au site La Nation. Pour M. Aït Ahmed, dont le parti a refusé de prendre part aux consultations sur les réformes politiques, le problème ne réside pas dans «les propositions et les déclarations». «Vous croyez que c’est une question de propositions, d’idées novatrices, de programmes ambitieux ? Nous avons fait des propositions, des déclarations, des lettres, des mémorandums…», note-t-il avant d’ajouter : «Il manque la volonté de faire les choses sérieusement. Il y a trop de mensonges, de dribbles, de jeux malsains. Ce pays croule sous les manigances et les coups tordus (…).

Les vrais décideurs ont toujours imposé le savoir-faire de la police politique, sans oublier le rôle et la longue expérience de Bouteflika dans l’art de faire échec par la ruse et la violence à toute possibilité de démocratisation. Quand il n’y a plus de confiance, il faut d’abord restaurer la confiance. On n’imagine pas un dialogue sans ce préalable.» Mais le leader du FFS se montre disposé à contribuer à une sortie de crise si les conditions sont réunies : «Quand il y aura du nouveau, je me prononcerai. Pour l’heure, je n’en vois pas !» A l’occasion de la fête de l’indépendance, Hocine Aït Ahmed se dit émerveillé par les révolutions tunisienne et égyptienne et rappelle aussi une réalité : «Nous avons connu ce type de bonheur quand la liberté nous semblait à portée de main. Nous retrouverons ce sens festif de la lutte quand l’avenir semblera moins angoissant à la jeunesse. Les blessures infligées à ce pays sont trop profondes pour être contenues dans un ordre du jour simpliste. L’indépendance sans la liberté n’est plus vraiment l’indépendance.»


«Le climat sécuritaire est malsain dans tout le pays»


Le premier responsable du FFS appelle, dans la foulée, à la poursuite de la lutte politique : «On ne devient jamais définitivement un militant politique. On doit chaque jour réapprendre à le devenir ou à le rester.» H. Aït Ahmed refuse de polémiquer avec l’ancien président Ahmed Ben Bella qui lui a lancé des flèches dans sa dernière sortie médiatique : «Je laisse les bavardages aux bavards (…). L’histoire, on la fait d’abord, on l’écrit ensuite. Cela fait plusieurs mois que je travaille avec un groupe d’historiens français et algériens, jeunes et moins jeunes, sur ce que je sais et ce à quoi j’ai participé dans l’écriture de la Révolution et de la guerre d’Indépendance. Cela, je le dois à la mémoire de tous les patriotes et compagnons de lutte. De même que je le dois aux jeunes générations.»

A une question sur le climat sécuritaire, le président du FFS fait le lien entre la situation sécuritaire et le climat politique : «Comment voulez-vous avoir un climat sécuritaire sain dans un pays dont le climat politique est complètement pourri ? Le climat sécuritaire est globalement malsain dans l’ensemble du pays, avec quelques particularités locales ici et là.» En Kabylie et dans d’autre région du pays, relève-t-il, on assiste à une véritable entreprise de dépolitisation de la société «accentuée par la généralisation de la corruption et le banditisme» qui gangrène le pays.
M. Aït Ahmed termine son analyse sur une note d’espoir : «En ce 5 juillet, nous n’avons à célébrer que ce que la détermination des Algériens a pu préserver de toutes les entreprises destructrices du régime. Mais cette détermination obstinée (…) sera, malgré tous les obstacles, capable de construire une alternative démocratique à ce régime insoutenable.»

lundi 4 juillet 2011

Algerie:madani mezrag et le retour de fis

Madani Mezrag


Dialogue national, retour des islamistes de l’ex-FIS, affaire Gharbi…

Entretien avec Madani Mezrag, ex-émir national de l’AIS

Dans un entretien accordé à TSA , Madani Mezrag, ancien émir national de l’Armée islamique du salut (AIS) s’exprime notamment sur les consultations politiques menées par la commission Bensalah, les révoltes arabes, la formation d’un nouveau parti islamiste et l’affaire Mohamed Gharbi. 
Pour l’ancien émir de l’ex‑AIS, les consultations politiques ont échoué avant même de commencer. « Ces consultations sont comme un mort‑né. Elles ont échoué avant même de commencer », a‑t‑il dit, déplorant l’exclusion initiale des islamistes de l’ex‑FIS de ces consultations. Pourtant, a‑t‑il argumenté, le FIS dissous a « remporté les premières et dernières élections libres et transparentes organisées en Algérie depuis l’indépendance ». C’était en 1991. L’annulation des résultats de ces élections a plongé le pays dans la violence terroriste qui a fait plus de 200 000 morts. L’ancien patron du bras armé de l’ex‑FIS a indiqué qu’il avait adressé, le 11 février dernier, des propositions de sortie de crise au président de la République.

Madani Mezrag a estimé qu’il n’était pas « judicieux » pour le peuple algérien de monter, sans réfléchir, sans tirer les leçons du passé, dans le train des révoltes qui soufflent sur le monde arabe depuis la fin de l’année 2010. « Si certains peuples arabes viennent de se réveiller de leur longue hibernation, le peuple algérien a commencé à se révolter depuis le milieu des années 80 », a expliqué M. Mezrag. L’ex‑patron de l’AIS préfère une révolte pacifique accompagnée d’un dialogue et d’une consultation avec toutes les forces de la société. « La raison et le devoir nous obligent à réfléchir afin de trouver les bonnes voies pour permettre à notre pays d’entamer une nouvelle ère de fraternité, de justice, d’indépendance et de dignité », a‑t‑il dit.

Madani Mezrag est revenu sur la dissolution de l’AIS en 1997. Il accuse les autorités d’avoir failli à leurs engagements et de n’avoir pas respecté l’accord avec l’ex‑bras armé du FIS dissous. Mais il dément avoir présenté une demande d’agrément pour un nouveau parti politique islamiste. « Nous n’avons pas présenté de demande d’agrément d’un parti politique », a‑t‑il affirmé, accusant le courant éradicateur du régime de contrôler de nombreux postes sensibles et stratégiques de l’État. « Ce courant ne peut durer à la tête de ces postes qu’avec la force », a‑t‑il ajouté.

Madani Mezrag a affirmé qu’il disposait d’un passeport et qu’il voyageait librement, comme de nombreux éléments de l’ex‑AIS  qui continuent de travailler dans le commerce dans des pays arabes et européens.

Enfin, l’ex‑émir de l’AIS s’est exprimé sur l’affaire Mohamed Gharbi. Selon lui, seule la famille du défunt Ali Merad est en mesure d’accepter la libération de Mohamed Gharbi. Ce dernier a été reconnu coupable et condamné pour assassinat d'Ali Merad. Un collectif demande sa libération. « Ni le Président, ni le ministre ne peuvent décider à la place des autres, sous la pression de ceux qui se réclament de la société civile », a averti Mezrag, affirmant qu’il ne restera pas muet si le tueur d'Ali Merad, venait à être libéré sans un arrangement avec la famille du défunt.


Algérie. quelle avenire pour cette paye et sa peuples

                                                                                                                                 04-07-2011
www.lemidi-dz.com/
économie de l algerie de 2031!

Perspectives économiques: L’Algérie de 2031 vue par des spécialiste

L’Algérie n’a pas de plan pour l’avenir ni pour l’économie, ni pour la politique ni pour tout autre domaine, on ne sait pas ce qu’il va advenir de notre pays dans les 30 prochaines années, c’est ce qu’ont estimé hier des spécialistes qui animaient une conférence-débat sur le thème “5 Juillet 2001-5 Juillet 2031 … vision prospective” au Centre des études stratégiques d’Echaâb à Alger.
Décortiquant l’économie algérienne, Bachir Mostefa, professeur d’économie à l’université l’a qualifiée d’économie «mi-keynésienne et rentière». Selon lui «l’économie keynésienne repose sur l’injection des fonds dans une économie industrialisée alors que chez nous il y a injection de fonds dans une économie non industrialisée». «Cet état de faits, a-t-il ajouté, favorise l’inflation». La conférence, a du reste, réfuté le nombre de 400.000 PME-PMI.
«La plupart des patrons ont 2 ou 3 registres de commerce, quand ils sont sous la pression des impôts, ils mettent au placard l’un de leur registre» a-t-il soutenu. Selon lui le nombre réel de PME-PMI se situerait entre une fourchette de 140.000 à 200.000. Le taux de couverture ne dépasse pas 0,8 %, «ce qui très faible» a-t-il dit. Bachir Mostefa tout en plaidant pour des mesures protectionnistes de la production nationale, a tiré la sonnette d’alarme sur le niveau des importations.
«La facture d’importation en 2010 s’est élevée à 40 milliards de dollars dont 6 milliards ont été dépensés pour l’alimentation». Et de déplorer le fait qu’on recoure à l’importation «du raisin, des lentilles, de l’huile, du blé, des oignons, des tomates, amandes, viande et poissons congelées, etc.». «La friperie, a-t-il ajouté, nous a coûtés un million de dollars sans compter les dépenses de la friperie qui nous vient par le biais du marché parallèle (40%).
La tendance aujourd’hui est à la satisfaction tout azimut des besoins internes, ce qui est une erreur» déplore-t-il. Pour lui le secteur public est un «secteur prédateur». Bachir Mostefa soutient qu’il n’y a pas de stratégie industrielle. «On a fait des ateliers pour mettre au point une politique dans ce sens mais aucun ministère ne s’estime compétent pour la mettre en œuvre». Et de plaider pour la création d’un ministère de la Stratégie industrielle.
Le conférencier a accusé même indirectement le gouvernement d’avoir sacrifié la souveraineté. «Il faut que les autorités se rendent compte qu’elles sont souveraines dans leurs décision» a-t-il martelé. Et l’orateur de citer l’exemple de la Malaisie «qui accorde aux investissements étrangers des terrains d’assiette pour leurs projets en contrepartie de l’acceptation de l’exportation des produits malaisiens dans ces pays».
Le conférencier a proposé pour les dix prochaines années «d’interdire l’importation de tous les produits qui se fabriquent en Algérie ainsi que la suppression des taxes qui représentent 70 % des coûts». L’autre étape devrait permettre, selon lui, l’exportation des produits algériens. Bachir Mostefa a critiqué aussi le Cnes (Conseil national économique et social).
«Cette institution doit faire son travail ou disparaître, elle n’a pas à réunir la société civile» juge-t-il. Notons que les autres intervenants, l’avocate Monia Meslem et l’économiste Salim Kelala, ont insisté respectivement, sur la nécessité de renforcer l’indépendance de la justice et sur la nécessité de lancer des études prospectives.

l algerie et les nouveaux difis

L’Algérie doit s’adapter aux exigences du nouveau monde

Le recours aux subventions et aux importations sont une “erreur stratégique”, estiment les experts dont certains
ont présenté l’indépendance de la justice comme le passage obligé pour une économie forte
Quel est l’avenir de l’Algérie, notamment sur les plans économique, politique et socio-judiciaire ? Cette question a été, hier à Alger, au cœur des préoccupations des invités du Centre d’études stratégiques d’Echaab, à savoir la juriste Mounia Mouslim, l’économiste Bachir Mostefa et l’universitaire Salim Kalala. Lors de la conférence, tous les trois ont insisté sur l’importance, voire l’urgence, de l’adaptation de l’Algérie aux exigences du nouveau monde.
Le Dr Mostefa a même fait remarquer que si le XXIe siècle est celui de “l’économie numérique”, “le XXIIe sera le siècle de la pensée économique”. Selon l’analyste et conseiller de certaines chaînes de télévision, l’État ne peut répondre indéfiniment aux demandes multiples par le recours aux subventions et aux importations, surtout lorsque le pays continue de traîner “une économie fragile” dépendante du pétrole et du gaz. L’économiste a d’ailleurs qualifié une telle démarche d’“erreur stratégique”, en déplorant “l’absence de vision lointaine” et celle d’un système permettant au pays une adaptation rapide aux mutations. “L’État doit s’éveiller et protéger l’économie nationale”, a-t-il observé, en plaidant pour “une nouvelle vision de l’économie nationale” reposant sur “une volonté politique forte”. Sinon, a ajouté le conférencier, “nous allons vers une crise” comme celle de 1987. De son côté, Mme Mouslim a défendu l’idée d’indépendance de la justice, assurant que celle-ci est “la force d’une nation”. “Si nous voulons bâtir une économie forte et si nous voulons avoir une société forte, il faut alors aller vers l’indépendance de la justice”, a affirmé la juriste, non sans préciser la nécessaire indépendance du juge vis-à-vis du ministère de tutelle et du président de la République. L’intervenante a reconnu que la situation et la carrière du juge algérien ont certes connu des “améliorations” ces dernières années, mais “cela ne suffit pas, car il n’est pas indépendant”. D’après elle, la construction d’une “Algérie démocratique et développée”, intimement liée à l’indépendance du pouvoir judiciaire, doit d’abord être portée par une volonté politique. Le dernier intervenant, en l’occurrence Salim Kalala, a touché du doigt le problème de la recherche et de la réflexion. Dans ce cadre, il a constaté l’inexistence d’études sur l’avenir du système politique algérien. Pourtant, a poursuivi M. Kalala, aujourd’hui, les spécialistes dans le monde convergent sur l’idée de changement que subira le système politique actuel. Dans son résumé relatif aux études réalisées en Occident, le professeur en sciences politiques a laissé entendre que dans 50 ou 60 ans, “la démocratie directe” s’imposera d’elle-même, par le biais de la technologie. “Les partis politiques vont disparaître s’ils ne s’adaptent pas et nous verrons l’émergence de nouvelles organisations politiques”, a-t-il confié. Toujours selon la vision occidentale, les dangers menaçant l’avenir ne seront pas de l’ordre du terrorisme, mais proviendront de “la menace psychique”, elle-même sujette aux “pressions”. D’où l’intérêt porté par les chercheurs sur, entre autres, le rôle des médias, des partis politiques et des associations. Arrivé à ce stade de la réflexion, l’universitaire a fait savoir que le “Printemps arabe” n’est rien d’autre qu’un “travail (fait) sur l’esprit”.
Que faire pour affronter ces nouvelles menaces ? “Pour s’adapter aux XXIe et XXIIe siècles, il faut approfondir les études, mais la population doit aussi acquérir une culture générale”, a soutenu l’intervenant, en proposant la création d’ateliers de réflexion. Ce dernier a également plaidé pour la consolidation des institutions et formations politiques encore faibles, ainsi que pour la révision des textes sur le rôle des médias, des partis et associations.

dimanche 3 juillet 2011

google:rapport de transparence

google report
Clubic






Google publie son rapport semestriel concernant les demandes de suppressions gouvernementales
Google a mis à jour hier son « rapport de transparence » visant à présenter les requêtes gouvernementales en matière de demande de suppression de contenu ou de renseignement sur les utilisateurs. Le bilan dressé fait part d'une hausse générale des demandes de suppression de résultats.


En avril 2010, Google lançait une carte des requêtes gouvernementales : « Nous croyons qu'une plus grande transparence permettra de réduire la censure » expliquait à l'époque David Drummond, chef des affaires juridiques de la firme. Un peu plus d'un an après, l'idéalisme de l'entreprise se vérifie difficilement, les chiffres ayant globalement augmenté.

La France dans le top 5 des demandeurs d'infos utilisateurs

Le nouveau bilan publié le 27 juin par Google donne des informations concernant les requêtes effectuées entre juillet et décembre 2010, et compare les chiffres avec ceux relevés entre juillet et décembre 2009. Pour la grande majorité des pays listés, le pourcentage de requête a explosé. Le top 5 des pays les plus demandeurs de renseignements sur les utilisateurs se compose des USA (4601), du Brésil (1804), de l'Inde (1699), du Royaume-Uni (1162) et enfin de la France (1021). Pour ce qui est des demandes de suppression de contenu, le Brésil tient le haut du pavé avec 263 requêtes – principalement sur le réseau social Orkut – suivi par la Corée du Sud (139), l'Allemagne (118), la Libye (68) et l'Inde (67).

A noter que chaque demande concernait différentes informations : ainsi, si le Royaume-Uni n'a déposé que 38 requêtes, ce sont au final pas moins de 93 518 éléments qui ont été supprimés des services de Google, principalement des « annonces frauduleuses qui conduisaient à des sites d'escroquerie » dans ce cas précis. La France arrive 10e avec 23 requêtes concernant 116 éléments.

Google indique également de plusieurs pays ont « pour la première fois », soumis un nombre important de requêtes, notamment concernant la suppression de contenu. C'est le cas entre autres de la Croatie, du Danemark ou de la Hongrie. En Israël, les demandes de renseignements concernant les utilisateurs ont augmenté de 80% selon Google.

Un rapport précis et détaillé

Initialement consultable uniquement à l'état de carte, le Transparence Report propose désormais une fiche détaillée par pays qui permet de visualiser les services visés par les requêtes de chaque pays, et les motifs. En France, on constate par exemple que la diffamation est la motivation principale des demandes de suppression. La mappemonde, qui exploite Google Maps, permet quant à elle d'avoir un aperçu rapide des pays les plus demandeurs, ainsi que le pourcentage des requêtes satisfaites.

algerie:Pauvreté et richesse dans un seul endroit



                                                                          03-07-2011

L’Algérie, un pays riche avec les préoccupations d’une nation pauvre
C’est le sujet qui monopolise quasiment les médias et la classe politique depuis une semaine. La réintroduction de l’autorisation d’importer de la friperie, c’est‑à‑dire des vêtements d’occasion, en Algérie a été votée par les députés à l’APN et le conseil de la nation, dans le cadre de la loi de finances complémentaire 2011. Cette mesure a eu l’effet d’un ouragan. Les professionnels du secteur du textile l’ont fortement dénoncée. Ils ont accusé le lobby des importateurs d’être derrière cette décision qui, selon eux, va ruiner les dernières chances du secteur de se relever. La presse et une partie de la classe politique s’est emparée du dossier comme dans d’autres pays on s’empare d’une affaire d’État.

Certes, on comprend qu’une telle mesure soit néfaste pour l’activité du secteur du textile. Les travailleurs du textile ont d’ailleurs manifesté en nombre mercredi dernier à Alger devant l’UGTA. Mais si on est honnête, il faut bien reconnaître que le secteur du textile est à l’agonie depuis de nombreuses années déjà et que les différents plans d’aide ne lui ont jamais permis de se relever. Dès lors, et même si le désarroi des professionnels est compréhensible, pourquoi ce sujet est‑il devenu une véritable affaire d’État ?

D’autant que la LFC 2011 contient d’autres points bien plus importants pour l’économie nationale et révélateurs des errements de la politique économique du gouvernement. C’est le cas par exemple des sommes énormes débloquées dans des mesures sociales d’urgence pour apaiser le climat social, de la faiblesse des mesures mises en place pour diversifier l’économie et sortir de la dépendance des hydrocarbures.

En fait, cet évènement nous ramène une fois de plus à notre condition. L’Algérie, pays riche à milliards grâce au pétrole et au gaz, reste paralysée par des préoccupations de pays pauvre. Un débat sur la friperie est en effet indigne d’un pays qui se targue de posséder 160 milliards de réserves de change. Malgré les discours ambitieux et optimistes de nos dirigeants, la triste réalité nous revient en plein visage. Et les exemples ne manquent pas.

Ainsi, les émeutes du logement ont repris. Pas un jour ne s’est écoulé ces dernières semaines sans une manifestation de citoyens excédés contre les listes d’attribution de logements. De nombreuses personnes vivent encore dans de véritables bidonvilles ; et lorsqu’elles sont enfin relogées, c’est pour se retrouver dans des cités qui manquent des équipements les plus basiques. Les routes d’accès font parfois défaut, comme les accès au gaz ou au téléphone. L’accès au gaz, à l’électricité, à l’eau est d’ailleurs également un problème pour beaucoup. Et le soir l’ENTV n’hésite pas à montrer des citoyens « remerciant » le président Bouteflika de leur avoir donné un « logement ».

Avec l’été, revient aussi l’inquiétude  des délestages d’électricité et des coupures d’eau. Même le besoin le plus élémentaire, se nourrir, reste un problème majeur pour de nombreux Algériens. Les prix flambent, le pouvoir d’achat est en berne. Les Algériens les plus modestes en sont réduits à se demander s’ils peuvent se permettre d’acheter de l’huile ou du sucre. Le ramadhan approche et les angoisses sur la disponibilité de la nourriture reviennent dans un pays incapable de rassurer sa population sur sa dépendance alimentaire.

Alors que grâce à la rente pétrolière, nous devrions avoir réglé depuis longtemps tous ces problèmes les plus fondamentaux, les Algériens se débattent toujours avec ces considérations élémentaires. Pendant ce temps, le gouvernement se gargarise de  l’arrivée prochaine du GPS, du lancement de son premier satellite, alors qu’il reste empêtré dans des préoccupations de pays pauvre.