YAHOO NEWS

Météo

vendredi 8 juillet 2011

Algérie: les menaces de ministre de l’intérieur



Le ministère de l’intérieur veut mettre fin aux abus des chefs de daïra au sujet de l’obligation pour les femmes de retirer le hidjab sur les photos 
« Nous punirons ceux qui vandalisent et brulent les APC et les biens publics »













         Le ministre de l’intérieur a menacé de faire peser les plus lourdes sanctions contre les protestataires des logements sociaux qui commettent des actes violents et vandalisent, et assuré qu’il allait mettre fin aux abus de certains chefs de daïra qui obligent des femmes à retirer le foulard pour les photos d’identité.
Le ministre de l’intérieur et des collectivités locales a indiqué dans une conférence de presse hier que « les autorités n’accepterons par que les protestataires au sujet de la distribution des logements sociaux sèment le trouble, « nous serons intraitables avec ceux qui commettent des actes violents et brulent les APC et les biens publics »a-t-il dit. Le ministre a assuré en marge d’une séance de questions orales à l’APN que « le gouvernement ne peut faire face à ces protestations, en raison du grand nombre des demandeurs de logement qui dépasse le million de demande par rapport au nombre de logement distribués estimé à 75 mille logements au niveau national ». Le ministre s’est d’un autre coté engagé devant les députés à envoyer une notre urgente aux walis et walis déléguées et aux collectivités locales « pour mettre fin aux abus des daira qui oblige les femmes à enlever le foulard pour les phots d’identité (passeport et carte d’identité), déclarant « nous n’avons absolument pas ordonné d’interdire le foulard sur les photos des femmes pour les pièces d’identité, ou de porter atteinte aux libertés individuelles de chaque citoyen », « nous avons distribué un modèle de photos , dans lesquelles les yeux, les sourcils et la bouche doivent être clairement visible conformément aux nouvelles réglementations de l’organisation mondiale de l’aviation civile, nous n’avons pas ordonné le retrait du foulard, et les responsables doivent s’y conformer »a-t-il ajouté.

Algerie:point de vue de Le romancier Tahar Ben Jelloun et l’historien Benjamin Sotra


TAHER BEN JELLOUN ET BENJAMIN SOTRA

Selon Tahar Ben Jelloun, le seul espoir pour l’Algérie “est qu’un jour, un militaire honnête prenne le parti du peuple


Le romancier Tahar Ben Jelloun et l’historien Benjamin Sotra publient des essais sur le printemps 
arabe. Nous avons confronté leurs analyses.
interview Valérie Trierweiler – Paris Match
Paris Match. Lorsque nous évoquons le printemps arabe, faut-il parler de révoltes ou de révolutions ?
Benjamin Stora. J’ai parlé de ­révolution car il y a rupture avec la situation antérieure, avec la peur notamment. C’est cette ouverture vers des promesses de liberté et d’égalité, comme en 1789, qui m’a fait utiliser le mot de révolution. D’ailleurs, les acteurs eux-mêmes ont employé ce mot.
Tahar Ben Jelloun. Pour moi, il s’agit de révoltes, spontanées venues d’exaspérations et de colères. Cela pourrait devenir une révolution le jour où il y aura un leader. Le peuple n’a pas cherché à prendre le pouvoir, il s’agit plus d’une mutinerie.
Vous n’avez pas utilisé le mot “démocratie”, c’est une nouveauté ?
B.S. Cela va de soi ! Mais c’est vrai que la démocratie est une idée neuve.
T.B.J. C’est même devenu une évidence, le peuple a voulu récupérer ses droits de citoyen.
B.S. Toutes les idéologies réfutant la démocratie sont vouées à disparaître. C’est pour cette raison que j’ai évoqué la naissance de l’individu arabe.
T.B.J. Je suis d’accord. Auparavant, le clan et la famille primaient sur l’individu. L’autre nouveauté, c’est la fin de l’islamisme. Leur logiciel était ­périmé, ils n’avaient pas leur place.
Quel a été le rôle des intellectuels ?
T.B.J. Les élites n’ont pas eu de rôle dans ces révoltes, mais les ­écrivains n’ont pas cessé, depuis des années, de décrire la pourriture dans ces pays. Leurs écrits ont fait leur ­chemin et préparé le terrain.
B.S. N’oublions pas que les intellectuels ont payé le prix fort dans les dictatures. Des journalistes, des écrivains, des psys ont été assassinés. Mais soyons honnêtes, certains intellectuels ont accepté ces pouvoirs dictatoriaux.
T.B.J. Oui, il y a eu des compromissions. Intellectuel ne veut pas dire révolutionnaire.
L’action des femmes a-t-elle été ­primordiale ?
B.S. Oui, nous avons vu les femmes dans les mobilisations. Elles avaient déjà été présentes dans les ­batailles démocratiques à plusieurs ­reprises. Elles étaient là, même si leur combat a parfois échoué.
T.B.J. Leur rôle a été capital. ­Certaines étaient même prêtes à perdre leurs fils au nom de la liberté.
Pourquoi ce qui a été possible en ­Tunisie et en Egypte ne l’est-il pas en Algérie ?
T.B.J. L’Algérie est dans la même situation que la Libye ou la Syrie. Le seul espoir pour ce pays est qu’un jour, un militaire honnête prenne le parti du peuple.
B.S. L’Algérie est une société martyrisée et traumatisée. La guerre civile dans les années 90 a fait 100 000 morts.
T.B.J. C’est un pays riche qui ne profite pas de ses richesses. Sa population veut émigrer et cela condamne ce régime. Le jour où la démocratie s’installera, ce sera une grande démocratie.

“IL Y AURA UNE ÉTINCELLE”

Quelle influence le printemps arabe peut-il avoir sur la jeunesse française ?
T.B.J. Je pense qu’il se passera quelque chose dans les banlieues car rien n’a été fait pour gommer les injustices. Ni en termes d’urbanisme, ni en termes d’éducation ou de travail. Tôt ou tard, la révolte gagnera.
B.S. Un jour, il y aura une étincelle. Quand je vois que le maire de Sevran en appelle à l’armée ! Nous ne sommes pourtant pas en Syrie. Les jeunes en ont assez de ne pas se sentir respectés.
T.B.J. Et moi, quand j’entends ­certains intellectuels comme Richard Millet dire qu’ils ne se ­sentent plus chez eux en France, ça me révolte. ­Aujourd’hui, il faut une volonté politique de s’occuper sérieusement de ce ­problème. Nos banlieues sont devenues une véritable bombe à retardement.
Les jeunes issus de l’immigration maghrébine se considèrent-ils proches des jeunes Arabes ?
B.S. Il y a une solidarité qui s’exprime via Internet. Mais la jeune génération née en France se trouve aujourd’hui plus proche des “indignés” espagnols que des Maghrébins.
T.B.J. Ils sont français. Ils n’ont pas envie de se révolter contre le ­pouvoir, mais pour avoir du travail et une vie décente
Source : parismatch.com
Tahar Ben Jelloun :  L’étincelle », éd. Gallimard, 122 pages, 11 euros.« Par le feu », éd. Gallimard, 49 pages, 7,50 euros.
Benjamin Stora : « Le 89 arabe, dialogue avec Edwy Plenel », éd. Stock, 180 pages, 16,50 euros.

Algerie: Le casier judiciaire supprimer de les dossiers d’emploi

Algerie360.com

Le casier judiciaire ne sera plus exigé pour les dossiers d’emploi et les demandes de crédits

Le ministre de la Justice, garde des Sceaux, M. Tayeb Belaiz, a annoncé jeudi à Djelfa, que le casier judiciaire ne sera plus exigé pour les dossiers d’emploi et les demandes de crédits. En marge de la visite d’inspection qu’il effectue au nouvel établissement pénitentiaire d’Ain Ouassara (Djelfa), M. Belaiz a expliqué qu’une instruction ministérielle concernant le casier judiciaire des repris de justice libérés avait été adressée à cet effet aux établissements d’emploi et d’octroi de crédits.
Il a rappelé à l’occasion la signature récemment par le Premier ministre d’une instruction officielle sur le traitement des repris de justice en matière de demande d’emploi et de crédits en les dispensant de présenter le casier judiciaire.
Le ministre a ajouté que l’instruction avait été promulguée à la faveur d’un rapport détaillé présenté par le ministère de la Justice au Gouvernement rappelant que la note concerne en premier lieu le ministère du Travail et de l’Emploi et les banques.
Selon cette instruction, les repris de justice seront traités ”sans discriminations” pour ce qui est des procédures administratives et les dossiers à fournir.
Ainsi, le Premier ministère aurait radié “définitivement”, selon M. Belaiz, le casier judiciaire des dossiers des repris de justice relatifs aux demandes d’emploi ou de crédits afin d’assurer une meilleure réinsertion sociale à cette catégorie.
Le ministre a en outre rappelé que tous les tribunaux assureront la permanence de service de délivrance du casier judiciaire et de la nationalité durant la période des congés d’été et les week-ends.

jeudi 7 juillet 2011

algerie: L'indice mondial 2011 de l'innovation et les derniers place

Logo ElWatanL'indice mondial 2011 de l'innovation : l'Algérie se classe dernière parmi 125 pays !

C'est une véritable déconfiture ! L'Algérie vient d'être classée dernière au monde par l'Indice mondial de l'innovation (GII). Notre pays se retrouve tout bonnement à la 125ème place et clôture ainsi ce classement mondial réalisé par l'INSEAD, une des écoles supérieures de commerce les plus grandes et les plus renommées à l'échelle mondiale ! 

L'Algérie, dernier pays au Monde en matière d'innovation ! C'est le terrible constat dressé par l'édition 2011 de l'Indice mondial de l'innovation (GII), publié conjointement par l'INSEAD et ses experts partenaires  : Alcatel-Lucent, Booz & Company, la Confédération des industries indiennes (CII) et l'Organisation mondiale de la propriété intellectuelle. 
Selon le communiqué de presse de l'INSEAD, les experts partenaires du GII "ont participé au projet en apportant leur concours aux recherches et en contribuant à la diffusion des résultats. En outre, pour la première fois en 2011, un comité consultatif composé de neuf praticiens et spécialistes de différents pays, rassemblant des connaissances et des compétences uniques dans le secteur de l'innovation, a été créé pour appuyer les activités de recherche et la diffusion des résultats".
Par ailleurs, le rapport du GII "contient des chapitres analytiques présentant des tendances mondiales récentes en matière d'innovation qui ne peuvent guère être restituées par des indicateurs traditionnels. Ces sections ont été élaborées par les experts partenaires, qui sont tous des acteurs de pointe dans le domaine de l'innovation. Les sujets abordés comprennent les innovations abordables en Inde; un éclairage sur l'innovation en Amérique latine; les villes intelligentes et durables; la portée mondiale de la recherche-développement; et les indicateurs se rapportant à la créativité et aux secteurs concernés par le droit d'auteur", souligne encore le communiqué de presse de l'INSEAD. 
Dans ce contexte, les résultats de l'édition 2011 de l'Indice mondial de l'innovation (GII) ont révélé que la Suisse a pris la tête du classement cette année, gagnant trois places par rapport à l'édition 2010. La Suède et Singapour suivent respectivement aux deuxième et troisième rangs. 
Il est à signaler également que six États européens (dont la Finlande, 5e, le Danemark, 6e, les Pays Bas, 9e, et le Royaume Uni, 10e) se retrouvent parmi les 10 pays les plus innovants au monde. Dans ce top 10, on retrouve aussi deux économies asiatiques (Hong Kong, Chine, 4e) et deux pays nord-américains (les États Unis d’Amérique, 7e, et le Canada, 8e). 
L'Algérie, quant à elle, enregiste les plus mauvais scores au monde ! Elle se retrouve en queue de peloton des 125 pays, répartis sur tous les continents, étudiés par ce rapport mondial. Notre pays est ainsi carrèment dépassé par des pays en guerre à l'image du Soudan et d'autres touchés par une profonde crise politique comme la Côte d'Ivoire ! 
Selon cet indice mondial, des pays à faibles revenus comme le Ghana, le Bénin ou même le Niger font mieux que l'Algérie en matière d'innovation. Enfin, cet Indice mondial de l'Innovation prouve que l'Algérie est dépourvue d'un facteur "clé de la croissance économique".  et en l'absence d'un "environnement favorable à l'innovation", l'Algérie ne pourra jamais booster sa "compétitivité".

L’Algérie est le pays le moins innovant au monde, selon l’Indice mondial de l’innovation 2011

L’INSEAD,
 l’école de commerce internationale (Frane) vient de publier son indicemondial de l’innovation pour l’année 2011. Celui-ci est calculé comme la moyenne des scores obtenus pour les principaux moyens mis en œuvre (qui décrivent l’environnement favorable à l’innovation) et les principaux résultats (qui mesurent les réalisations concrètes en termes d’innovation). Cinq grands domaines constituent le sous-indice des moyens mis en œuvre en matière d’innovation : “institutions”, “capital humain et recherche”, “infrastructure”, “perfectionnement des marchés” et “perfectionnement des entreprises”.
Le sous-indice des résultats en matière d’innovation se compose de deux domaines : “résultats scientifiques” et “résultats créatifs”. L’indice d’efficacité en matière d’innovation, calculé sur la base du rapport entre ces deux sous-indices, évalue comment les économies tirent parti de leurs environnements favorables pour produire des résultats dans le domaine de l’innovation.
Ainsi, un classement mondial est établi englobant 125 pays. La palme d’or revient cette année à la Suisse, qui occupe la première place du classement (4 ème place en 2010 et 7 ème place en 2009), avec un score de 63,82 points.
Le plus mauvais score enregistré appartient à l’Algérie qui n’a obtenu que 19,79 points, et qui dégringole logiquement à la 125 place, dernière du classement, soit un récul de 4 places par rapport à 2010 et de 17 places par rapport au classement de 2009. En d’autres termes, l’Algérie représente le pays le moins performant au monde en matière d’innovation. Elle est classée dernière le Soudan (124 ème), le Yeman (123 ème) et le Niger (123). Sur le plan régional, c’est pire : l’Algérie se trouve dépassée et de loin par la Tunisie (66 ème), l’Egypte (87 ème), ou le Maroc (94 ème).
Fait notable, c’est le Qatar- 36 ème au classsement- (derrière Israel, 14 ème), qui se révèle leader de l’innovation dans le monde arabe.
Le classement de cette année montre que l’innovation est devenue un phénomène mondial, comme le prouve le palmarès des 10 premiers pays comprenant six États européens (dont la Finlande, 5e, le Danemark, 6e, les Pays Bas, 9e, et le Royaume Uni, 10e), deux économies asiatiques (y compris la RAS de Hong Kong, Chine, 4e) et deux pays nord-américains (les États Unis d’Amérique, 7e, et le Canada, 8e).
Comme le souligne le Directeur général de l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI), M. Francis Gurry, “l’innovation est un facteur clé de la croissance économique et de la création d’emplois de meilleure qualité. Elle est également essentielle à la compétitivité des pays, des industries et des entreprises”. “L’innovation et les nombreux avantages qu’elle procure nécessitent un investissement en termes de temps, d’efforts et de ressources humaines et financières”. L’Algérie possède toutes ces ressources, mais semble manquer de l’essentiel : l’ambition.

mercredi 6 juillet 2011

Algerie: le économie de l algerie après d un demi-siècle d indépendance

LiberteUn demi-siècle d’indépendance économique vu par les experts
Quand le gâchis annihile

Un demi-siècle d’indépendance économique vu par les expertsquand le gâchis annihileles avancées

Après d’un demi-siècle d’indépendance, le bilan reste très mitigé. On enregistre d’une part beaucoup d’avancées : un immense effort de formation des ressources humaines, un développement pressionnant d’infrastructures (routes, autoroutes, barrages, voies ferrées, infrastructures aéroportuaires, grosses usines de dessalement de l’eau de mer). L’Algérie a déjà atteint certains objectifs de développement humain du millénaire, devant être réalisés en 2015 (taux de scolarisation, taux d’accès à l’eau potable)… Après la récupération de sa souveraineté sur ses richesses gazières et pétrolières en 1971, elle a reconquis sa souveraineté financière au cours des années 2000 avec le remboursement par anticipation de sa dette extérieure.
D’autre part, l’Algérie enregistre une série d’échecs dans son développement économique et social. Pour la seule décennie 2000, les pouvoirs publics ont dépensé entre 400 à 500 milliards de dollars, sans pour autant glaner des gains très significatifs en termes de croissance économique, de réduction de la dépendance à l’égard des hydrocarbures et des importations de produits stratégiques et sans pour autant relancer l’industrie. Autres contre-performances : le chômage des jeunes reste hyper-important.  La crise du logement est loin d’être résorbée. Et plusieurs millions de salariés perçoivent des salaires de misère. En un mot, la pauvreté est loin d’être éradiquée, en dépit d’une embellie financière sans précédent depuis l’Indépendance.
Ces résultats décevants réalisés en dépit d’un potentiel économique unique dans la région et d’opportunités d’affaires sans équivalent montrent que l’Algérie vit un gros problème de gouvernance. En un mot, elle demeure très mal gérée. Atteinte par le syndrome hollandais, en clair par une logique de rente, ses gouvernants  créent des obstacles à la création d’entreprises et de richesse au lieu de libérer les initiatives et soutenir les entreprises dynamiques.
Dans une telle économie de rente où l’informel domine des pans entiers de l’économie, la corruption n’a jamais autant prospéré qu’au cours de la décennie 2000 favorisée par une situation d’abondance de liquidités et une bureaucratie puissante encouragée par les hautes sphères de l’État.
Dans une telle situation de “dérèglement institutionnel”, nos gouvernants face aux mouvements de colère des jeunes, de différentes corporations de fonctionnaires,  ont préféré calmer le jeu en distribuant l’argent public via des aides très généreuses en faveur de la création d’emplois et sous forme d’augmentations de salaires. Mais ils n’ont pas réglé pour autant les problèmes de fond à l’origine du malaise des Algériens. Pour gagner du temps.
En un mot, on a reporté les véritables décisions de changement à plus tard. De ce fait, le régime en place renvoie à l’image d’un système davantage préoccupé à maintenir les situations de rente, à protéger les lobbies de l’informel, qu’à réunir les conditions d’une montée en puissance économique de l’Algérie. Une tendance qui ne peut conduire tôt ou tard qu’au pourrissement.